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d'une chaîne ininterrompue de passions et de résurrections. Astarte ressuscite Adonis, Ishtar Tammuz, Isis Osiris, Cybèle Attis et Iolaos Hercule ‘. Dionysos assassiné est Conçu une deuxième fois par Sémélé?. Nous voilà déjà loin de l’apothéose dont nous avons parlé au début de ce chapitre. Le dieu ne sort plus du sacrifice que pour y rentrer et réciproquement. Il n’y a plus d'interruption dans sa personnalité. S'il est mis en pièces, comme Osiris et Pélops, on retrouve, on rapproche et l’on ranime ses morceaux. Alors, le but primitif du sacrifice est relégué dans l’ombre; ce n’est plus un sacrifice agraire ni un sacrifice pastoral. Le dieu qui y vient comme victime existe en soi, il a des qualités et des pouvoirs multiples. Il s'ensuit que le sacrifice apparaît comme une répétition et une commé-
- moration du sacrifice originel du dieu. A la légende qui le raconte s'ajoute généralement queique circonstance qui:
en assure la perpétuité. Ainsi, quand un dieu meurt d’une mort plus ou moins naturelle, un oracle prescrit un sacri-
fice expiatoire qui reproduit la mort de ce dieu “. Quand . un dieu est vainqueur d’un autre, il perpétue le souvenir de sa victoire par l'institution d’un culte ?
Il faut remarquer ici que l’abstraction qui, dans le sacri-
4:Cf. Mannhardt, W.F. K., I, p. 358 sq. ; 572 sqq.
®. Proclus, Hymne à Athena dans Lobeck Aglaophamus, p.561 ; Abel, Orphica, p. 235. : x
3. Voir plus haut, p. 108 (Karneia) ; voir plus bas, p. 418. Cf. Usener, Gültliche Synonime in Rhein. Mus., LIN, p. 371.