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À. Ville, Yule and Christmas, p: 81 sq. et passim

“cette ie de sacré ts saleté au ARS avec diverses modifications dont elle est susceptible. En résumé, le tableau qualitatif du temps est formé par un grand nombre de conventions qui établissent entre les YA phénomènes qui s'y passent et le temps lui-même, par abstraction, des relations de cause à effet, lesquelles, en dernière analyse, sont des relations d'identité.

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Mais, en retrouvant la notion desacré à la racine des représentations qualitatives enregistrées par ce tableau, . nous sommes arrivés à une forte présomption que les a 7 tions émotionnelles et logiques, dans lesquelles a pu sedévelopper, en magie et en religion, la notion de temps, sont ) fort différentes de celles où elle semble devoir apparaître | 2 normalement chez des individus. A supposer qu'elle ait 2. surgi toute formée dans chaque homme en particulier, ces à conditions sont telles, qu’elle doit en avoir subi des moditications remarquables. Il faut tenir compte, en effet, de ces états d’agitation collective où nous supposions naguère que s'était formée la notion du sacré. Les modifications profondes, que nos propres émotions apportent à notre : conscience de la durée, nous aident à nous figurer comment les émotions multipliées d’une société ont pu affecter celle de tous ses membres de la même facon, mais avec plus d'intensité et pour plus longtemps. Ces émotions primi- LT tives, exceptionnelles et momentanées, ont laissé derrière 7 L: elles un résidu de croyance, qui renouvelle ou entretient Ne certains de leurs effets, quand la cause en est atténuée. , Elles se perpétuent et continuent à conditionner la pensée

par la force logique des catégories et des concepts. |

À ces divers titres, la notion de sacré entre comme un élément perturbateur dans les jugements où il s'agit de temps. Par là même qu'elle introduit parmi leurs termes

l’idée d’un pouvoir magique qui n’est limité que par lui- . même, elle justifie a priori toutes les anomalies possibles.

D'autre part, les propriétés qu’on lui connaît permettent d'expliquer analytiquemént celles que nous avons dit, au

commencement de ce travail, être les propriétés de la

notion magico-religieuse du temps. Nous avons vu déjà qu’elles cessaient d’être contradictoires si l’on substituait à la notion d'un temps quantitatif celle d'un temps qualitatif, à plus forte raison si la qualité, dont ce temps est essentiellement susceptible, est d’être sacré. S'agitil de l’homogénéité qualitative des parties du temps, il n’est pas seulement absurde de supposer que ces parties, étant distinctes, puissent n’être pas, chacune pour soi, qualitativement homogènes, mais encore il est criminel, sacrilège de troubler cette homogénéité sacrée ; c’est le même crime que d’enfreindre un tabou. Les parties symétriques ne sont plus seulement équivalentes en tant que qualitativement. semblables, mais, en raison de la facilité avec laquelle le sacré se substantialise en s’objectivant, elles sont réellement et substantiellement identiques. Il est naturel qu’une partie d’une durée puisse être prise pour le tout, non plus seulement parce que la qualité, dont le tout est investi, se retrouve tout entière dans les parties, mais parce que, substantiellement, la qualité de cette durée peut en être détachée et fixée sur sa partie. Enfin, les dates critiques interrompent les durées, d'une part, parce que, étant sacrées, elles sont réellement ce qu’elles sont verbalement, c’est-à-dire séparatrices, et, d'autre part, pour la même raison, elles comportent les inhibi-

tions qu'entraînent avec elles toutes les choses sacrées et”

dont les interdictions du sabbat sont le type.

La réponse à la question posée en tête de ce travail est que la magie et la religion ont concilié la contradiction flagrante qu'il y a entre la notion de sacré et la notion de temps, aux exigences desquelles elles étaient également soumises, en attribuant conventionpellement au temps et

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à ses Date moments ou périodes, la qualité. “étre AS

sacrées. Elles ont mis le sacré dans le temps et constitué

ainsi la chaîne ininterrompue d'’éternités, le long de laquelle leurs rites pouvaient se disperser et se FOROtES

en restant immanquablement identiques.

Les expressions dont nous venons de nous servir ne

peuvent être satisfaisantes qu'à la condition de supposer que, en dehors de ce travail collectif qui donne au temps de la magie et de la religion sa valeur qualitative, les indi-

vidus sont pourvus d’une notion de temps qu'ils ont

abstraite chacün pour soi de leur conscience. Mais, parmi -

les expériences subjectives qui les ont instruits, il faut nécessairement compter celles qui se sont produites au milieu de la collectivité exaltée. On sait déjà avec quelle objectivité se dégage, par abstraction, de ces états d’exaltation, sous des formes semi-concrètes ou tout à fait concrètes et personnelles, la représentation subjective, la conscience du pouvoir magique. Tout ce qui, dans les

mêmes conditions, est l’objet de la même attention intense

se prête aux mêmes phénomènes d’abstraction et de généralisation ; on les voit se produire dans la série des asso-

ciations sympathiques, mais à des degrés divers d’élabo-.

ration’. Pour ce qui est du temps, de même que, de la conscience d'efficacités particulières, a surgi la notion

générale du mana, qui est l’ordre des efficacités, de même,

de la perception aiguë des concomitances changeantes, s'est dégagée peut-être la notion générale du temps, qui

est l’ordre des concomitances possibles. Les faits de conscience dont il s’agit sont objectivés, parce qu'ils se passent

à la fois dans la conscience de plusieurs, qui ont con-

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