Ex. XXX, 10. — Ezech. XLV
3. Pourvu qu'il fût propice et déclaré « sacrificiel » (yajñiya) par les:
brahmanes.
4, Sur l'établissement des feux, voir Hillebr. Rié. Lifte., S 59. — Koulikovski, Les trois feux sacrés du Rig-Veda, Rev. de l'Hist. des Rel., XX, p. 151 sqq., ne traite que de la répartition des feux. — Weber, Znd. St. IX, p. 216. — Eggeling, ad Çaé. Br. (S. B. E., XII, 247 sqq.).
5. Les matières avec lesquelles et sur lesquelles il est allumé, préparé, (les sambharas) correspondent toutes à un mythe fort important (T. B.. 1,1, 3et5. cf. Ç. B. 2, 1, 4). Ce sont des choses dans lesquelles paraît résider quelque chose d'igné, de particulièrement vivant. Tellement vivantes même, que la légende voit en certaines d’entre elles les formes primitives du monde. Cette création du feu symbolise la création du monde. N
6. Le feu est toujours allumé par friclion : lors de la position des feux, lors du sacrifice animal, lors du sacrifice du soma. Voy.Schwab, Thierop., S47, p.11 sq: Weber, 1nd'Sf.1,497.m.3; A Kuüuhn, Herabkunft des Feuers und des Gôüttertranks, p. T0 sqq. Autour de cette création du feu-dieu, les brahmanes ont, dès le Rig-Veda, mèlé-des conceptions panthéistiques. Car seul le feu du sacrifice est excellent, seul il est l'Agni complet, contient « les trois corps d'Agni », son essence terrestre (Le feu domestique), atmosphérique (éclair), céleste (soleil; : il contient tout ce qu'il y à d’animé, de chaud, d'igné dans le monde CPR MD
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Le feu est un tueur de démons. Ce n’est même pas assez dire : il est dieu, il est Agni sous sa forme complète ?. De même, d’après certaines légendes bibliques anciennes, le feu du sacrifice n’est autre que la divinité elle-même qui dévore la victime ou, pour parler plus exactement, il est le signe de la consécration qui l’embrase*. Ce qu’a en luide divin le feu du sacrifice hindou se communique donc à la place sacrificielle et la consacre. Cet emplacement consistait en un espace rectangulaire assez vaste, appelé Vihéraÿ.
A Fintérieur de cet espace s’en trouve un autre, appelé vedi, dont le caractère sacré est encore plus marqué; c’est ce qui correspond à l’autel. La vedi occupe donc une situation encore plus centrale que les feux. Ceux-ci, en effet, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres
4. C’est même l’une des épiphètes les plus anciennes d’Agni. Voy. Bergaigne, Rel. Véd., Il, p. 217.