Voir S. Lévi, Doctr., p. 112, sqq
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L À | .. s “4 prêtre, l'autel et le poteau. A la périphérie, chez le laïque | + dans l'intérêt duquel le sacrifice a lieu, la religiosité est
faible, minima. Elle va croissant à mesure que l’espace dans lequel elle se développe, va lui-même se resserrant. Toute la vie du milieu sacrificiel s'organise ainsi et se cuncentre autour d’un même foyer ; tout converge vers la victime qui va maintenant apparaître. Tout est prêt pour la recevoir. On l’amène. |
Parfois, elle était sacrée du fait même de sa naissance :
l'espèce à laquelle elle appartenait était unie à la divinité
par desliens spéciaux. Ayant ainsi un caractère divin con-
TE génital, elle n'avait pas besoin de l'acquérir spécialement cd
pour la circonstance Mais, le plus généralement, des rires 10
5: appropriés étaient nécessaires pour la mettre dans, l’état
ÿ religieux qu'exigeait le rôle auquel elle était destinée. Dans
Li certains cas, \où elle avait été désignée longtemps à
we l'avance, ces cérémonies avaient eu lieu avant qu’elle ne
fût amenée sur le lieu du sacrifice *. Souvent ‘aussi, elle
__. n’avait encore rien de sacré à ce moment. Elle était seule-
ment tenue de remplir certaines conditions qui la ren-
L daient apte à recevoir la consécration. Elle devait être
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1. Ces cas comprennent ceux où les victimes sont des êtres totémiques ou d'anciens totems. Mais il n’est pas logiquement nécessaire que des * animaux sacrés aient eu toujours ce caractère (voir Marillier, Rev. de | l'Hist. des Relig., 4898, 1, p. 230-231: Frazer, Gold. B., IL, p. 135-138) comme Ÿ. le soutient, par exemple, M. Jevons (Inérod. tothe Hist. of. Relig., p. 55). NE Cette théorie est en partie celle de Rob. Sith, Kinship, p. 308 sqd. et Rel. Sem., p. 357, sqq. — La vérité est que, d'une facon ou d’une äutre, il ÿ a une relation définie entre le dicu et sa victime et que celle-ci arrive souvent au sacrifice déjà consacrée. Ex. Stengel, op. cit., p.107 sqq. — Marquardt,' op. cit. p.172. — Bull. Corr. Hell. 1889, p. 169, Schol. Apoll. Rhod., I, 549 (sacrifice de colombes).— Ramsay, Cities and Bishoprics of Phrygia, I, p. 138. — Paus. IIL 44, 9 et Frazer, ad Loc. — Plut. Qu. Rom., 111.— Ath. VIII, p. 346 d. (sacrifice du poisson à Hiérapolis), ete. — Dans d’autres cas, le dieu refusait certaines victimes. Ex. Paus. X,32, 8. — Hérod. IV, 63; Paus. IF, 10-4. — Jahwe n’admit jamais que les quatre espèces d'animaux purs : ovines, bovines, caprines, et les “x < colombes.
2. C'est encore un cas très-général : ainsi le cheval de l’açvamedha était soigné, adoré, pendant de longs mois (voy. Hillebr., Nationalopfer in All-Indien in Festgr. Bôhtlingk, p. 40 sqq.) ; de même la meriah des | Khonds, l'ours des Aïnos, etc., tous cas bien connus. 5
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sans défaut, sans maladie, sans infirmité ‘. Elle devait avoir telle couleur ?, tel âge, tel sexe, suivant les effets que l’on devait produire’. Mais pour faire passer à l’acte ses virtualités, pour l’élever au degré requis de religiosité, il fallait la soumettre à tout un ensemble de cérémonies
Dans certains pays, on la parait*, on la peignait, on la blanchissait, comme le bos cretatus des sacrifices romains. On lui dorait les cornes , on lui mettait une couronne, on la décorait de bandelettes f. Ces ornements lui communiquaient un caractère religieux. Parfois même, le cos-
- tume qu’on lui mettait la rapprochait du dieu qui présidait au sacrifice : tel était l’objet des déguisements
employés dans les sacrifices agraires dont nous n’avons plus que des survivances . La demi-consécration qu'on lui conférait ainsi pouvait, d’ailleurs, être obtenue d’une autre façon. Au Mexique, à Rhodes”, on enivrait la vic-
time. Cette ivresse était un signe de possession. L'esprit
divin envahissait déjà la victime.
1. Ceci est une prescription védique, aussi bien que biblique, peut-être générale. Voir, en ce qui concerne le sacrifice animal hindou, Schwab,
op. Cit., p. XVI, ; Zimmer, Allindisches Lebén, p.131; Käty. cr. su., 6,3, 22
et paddh. à Ap. cr. sû., VU, 12. 1 et comm. 7”. S. 5, 1; 4. En ce qui concerne les victimes du temple, voir Ex. XII, 5 Lév. XXII, 19 sqq. ; Deut. X, 21; XVII. 1 ; Malachie, L, 6-14, etc. — Cf. Stengel, op. cit., p. 107.
2. Ainsi le cheval de l’açgvamedha devait être rouge (il portait le nom de Rohita, rouge, et était un symbole du soleil; voir Henry, Les Hymnes Rohita de l'Afharva-Veda, Paris, 1889). Sur les victimes rouges, voir Fest. p. 45: Diod. I, 88; Cf. Frazer, Gold. Bough, IL, 59. — Sur les vaches noires, pour produire la pluie, voir plus bas, p.105. — In Grèce (Stengel. op. cil., p. 134, n. 1), les victimes destinées aux dieux célestes étaient générälement claires; celles qu’on offrait aux dieux chthoniens étaient toujours noires. :