‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 77 sur 197 · Rob. Smith, op. cit., p · texte numérisé non relu

Rob. Smith, op. cit., p

5. Dans l’Inde védique, une série d’expiations étaient prescrites au cas où, depuis son entrée dans le champ du sacrifice, l’animal faisait des signes sinistres (7. B., 3, 7,8, 1, 2: v. commentaire; voir Schwab, Thier., p. 76, n° 46), au cas où, préparé pour l’asphyxie, l'animal pousse un cri, ou touche son ventre avec son pied, Ap. çr. si, VII, 17, 2,3;

cf. T. S., 3.1, 5,2. Voir, pour d’autres faits, Weber, Omina et Portenta, .

p. 377 syq.

6. On connaît le principe biblique qui exigeait que tout sang fût consacré à Dieu, même celui des bêtes tuées à la chasse : Lév. XVIL, 10 ; XIX. 25: Deut. XII. 46, 23, 25: XV, 23. — Cf. en Grèce, Od. l, 455; E 427. — Stengel. op. cil., p. 404. — Hôfler, Corr. Blatt. d. D. Gesell. f. Anthrop., 1896, p. 5. Même précaution à l'égard du lait, Hôfler, tb.

7. En Judée, le sang recueilli dans des vases était remis au prétre officiant (Lév. 1,5; IX, 42) et celui-ci en faisait l’usage rituel. — En Grèce, dans quelques sacrifices, le sang était recueilli dans une coupe, so4ytov ou coaxyEt0v : Poll. X, 65. — Xén. Anab. IT, 2, 9.

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s'arrangeait de manière à n’en pas répandre une seule

goutte! Cependant, il arrivait aussi que ces précautions fussent regardées comme indifférentes. A Methydrion, en Arcadie, le rite commandait de déchirer la victime .en morceaux *. On pouvait même avoir intérêt à prolonger son agonie”. La mort lente, comme la mort brusque, pouvaient diminuer la responsabilité du sacrificateur ;. pour les raisons que nous avons dites, les rituels étaient ingénieux à lui trouver des circonstances atténuantes. Les rites étaient plus simples lorsque, au lieu d’un animal, on ne sacrifiait que de la farine ou des gâteaux. L'oblation était jetée tout entière ou en partie dans le feu.

Par cette destruction, l’acte essentiel du sacrifice était. accompli. La victime était séparée définitivement du monde profane ; elle était consacrée, elle était sacrifiée, dans le sens étymologique du mot, et les diverses léngues appelaient sanctification l'acte qui la mettait dans cet état. Elle changeait de nature, comme Démophon, comme Achille, comme le fils du roi de Byblos, quand Déméter, Thétis et Isis consumaient dans le feu leur humanité‘. Sa mort était celle du phénix * : elle renaissait sacrée. — Mais le phénomène qui se passait à ce moment avait une autre face. Si, d’une part, l'esprit était dégagé, s’il était passé complètement « derrière le voile », dans le monde des dieux, d'un autre, côté, le corps de la bête restait visible et tangible; et lui aussi, par le fait de la consécration, était

.rempli d’une force sacrée qui l'excluait du monde profane

1. Rob. Smith, R. Semn.. p. HT. — Sacrifice scythe. Hérod. IV, 60. Chez certaines tribus de l’Altaï on brise l’épine dorsale de la victime. Kondakoff-Reinach. Antiquités dé la Russie Méridionale, p. 181.

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