Mannh.. W. F. K.. I, p. 28 sqq
k. PI. De Iside el Osiride, 15.47: Mannh.. W. F. K.. II. 52: Rohde. Psyche, p. 393; Dieterich. Nekyia, p. 497 sqq. ete.
9. Wiedemann, Æg. Zeitsch., ASS, p. 89. CT. Morgan-W icdemana. Rech. 04 ET. D 215. 104. Frazer, Gold. Bough, IL, p. 9. £
En somme. la victime sacrifiée ressemblait aux morts | dont l’âme résidait, à la fois, dans l’autre monde et dans le cadavre. Aussi ses restes étaient-ils entourés d’un religieux respect! : on ieur rendait des honneurs. Le meurtre laissait ainsi derrière lui une matière sacrée, et c’est elle qui, comme nous allons le voir maintenant, servait à développer les effets utiles du sacrifice. On la soumettait pour cela à une duuble série d'opérations. Ce qui survivait de l'animal était ou attribué tout entier au monde sacré, ou attribué tout entier au monde profane, ou partagé entre l’un et l'autre.
L'attribution au monde sacré, divinités protectrices ou démons malfaisants, se réalisait par différents procédés. L'un d’eux consistait à mettre matériellement en contact certaines parties du corps de l’animal et l’autel du dieu ou quelques objets qui lui étaient spécialement consacrés. Dans le hattât hébraïque du jour de Kippour, tel qu'il est décrit dans les premiers versets du chapitre IV du Lévitique ?, le sacrificateur trempe son doigt dans le sang qui Jui est présenté : il fait aspersion sept fois devant Iahwe, c'est-à-dire sur le voile, et met un peu de sang sur les cornes de l'autel des parfums, dans l'intérieur du sanctuaire ’. Le reste était versé au pied de l'autel de L'old qui était à l'entrée Dans le hattät ordinaire le prètre mettait le sang sur les cornes de l’autel de l’oid*. Le sang des victimes de l’olé et des shelamim était simplement versé au pied de l’autel*. Ailleurs, on en barbouillait la pierre
1. Hérod. IIE, 94. Voir les faits connus, dans Frazer, Gold. Bough, L, p. 112 sqq. |
9. Lév. IN, 5, 7; 46-49 ; XVII, 11. On s'appuie souvent sur ce dernier passage pour dire que la vertu expiatoire du sacrifice appartient au sang. Mais ce texte signifie simplement que le sang mis sur l'autel représente la vie de la victime consacrée.
3. Ex. XXX. 49: Lév. XVI. 46. Voir surtout Talm. J. Yoma. Misch., V. 4, G.
LL IN, 25,0 NIIT,- 145; IX. 9, XVI; 16; Ezéch. XLIII. 20.
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l’eau? ; ou bien après avoir été recueilli dans une coupe, il était versé à la mer ?. — Quand la victime avait été dépouillée, on pouvait revêtir de sa peau l’idole *. Ce rite était particulièrement observé dans les cérémonies où l’on sacrifiait un animal sacré quelle que fût, d’ailleurs, la forme donnée à l’idole. — En tout cas, on présentait la victime tuée comme on l'avait présentée avant la consécrationf. Dans l’old, les aides, après avoir coupé la victime en morceaux, les apportaient avec la tête au prêtre officiant qui les mettait sur l’autel”. Dans les shelamim, les parties présentées recevaient des noms significatifs teroumé, ofirande élevée, tenouphà, offrande tournée®.
L’incinération était un autre moyen. Dans tous les sacrifices hébreux, de même que le sang était entièrement attribué par voie d’aspersion ou d’eflusion ?, la graisse et les viscères étaient brülés'au feu de l’autel!’. Les portions
1. L'usage de peindre en rouge certaines idole pro cieeé sans doute de ces onctions primitives. Voir Frazer, Paus.. t. I, p. 20 sqq.; Hérod. [V, 62; Sprenger, Das Leben und die Lehre des Mohammad, t. TL.
p.457: Miss Kingsley. Travels in West Africa. p. 451; Marillier, Rev. Ilist. des Relig.. 1898, I. p. 222, ete. f
2. Stengel, op. cit., p. 121.— Michel, Recueil d'inscriptions grecques. T14, 37 (Mykonos). Cf. Rev. Mart.'J. Hall, Through my speclacles in Uganda. Lond. 1898. p. 96, 97 (Bagandas).