‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur Luchaire (volume 2)Chapitre 17 sur 51 · Luchaire, Etudes sur les actes de Louis VII , p · texte numérisé non relu

Luchaire, Etudes sur les actes de Louis VII , p

2. Gesta Henrici //, Rolls sériés, I, 44 : « In eodem concilio juvenis Rex recepit homagium et fidelitatem a Philippo, comité Flandriæ, et dédit ei pro homagio et fidelilate sua mille libratas reddituum in Anglia per annum, et totam Kantiam cum castello de Dovere et castello Rofensi. — Similiter recepit ipse homagium et fidelitatem a Matthæo, fratre comitis Flandriæ, comité Boloniæ : et concessit ei, pro homagio et fidelitate sua, totam socam de Kirketonia in Lindescia, et comitatum Moretaniæ. Similiter recepit fidelitatem et homagium comitis Theobaldi et concessit ei quingentas libratas reddituum Andegavensium , et caslellum de Ambasio , cum toto jure quod ipse calumniatus fuit in Turonica. »

MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN AGE

La chronique de l'abbé du Mont-Saint- Michel, Robert de

Torigni{.

En trois endroits de sa chronique, Robert de Torigni a parlé du dapiférat des comtes d’Anjou. Sous l’année H 64, il rapporte que le comte de Blois, Thibaud V, épousa une fille de Louis VII et reçut à cette occasion la sénéchaussée de France. Il ajoute que cette charge appartenait de toute antiquité au comte d’Anjou ; que de son temps Raoul de Péronne rendait, à ce titre, le service féodal au comte, qu’il lui faisait hommage et l’honorait comme son suzerain2. — Il atteste que le 6 janvier H 69 (lors de la conférence de Louis VII et de Henri II à Montmirail) Henri le Jeune, fils du roi d’Angleterre, fit hommage au roi de France, son beau-père, du comte d’Anjou et du duché de Bretagne, et que le roi de France lui accorda d’être sénéchal de France, « fonction qui appartient au fief d’Anjou » , ajoute-t-il encore3. — Il affirme que le 2 février H 69, Henri le Jeune se trouvant à Paris, servit le roi de France à table, en qualité de sénéchal, et il fait suivre cette allégation d’un développement où il résume simplement la première partie du mémoire d’Hugue de Clers, celle qui a trait au roi Robert et au comte d’Anjou, Geoffroi Grisegonelle4.

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