COMTE D’ANGOULÊME
Il ne nous paraît pas inutile de faire connaître les manuscrits qu’avait rassemblés un Valois, peu après l’invention de l’imprimerie. Cette collection formait la Bibliothèque du comte d’Angoulême. Le catalogue nous en est conservé aux Archives Nationales1 et nous avons eu, malgré la rédaction trop souvent vague et énigmatique de quelques-uns de ses articles, le bonheur de retrouver quarante-cinq des manuscrits qu’il désigne 2.
S’il nous était possible d'établir vraiment que cette Bibliothèque n’était point, pour le comte, un meuble d’apparat, de prouver qu’il demandait à ses livres la nourriture de sa pensée, nous aurions le moyen, à travers ses lectures et ses travaux, de pénétrer jusqu’à lui. Et cette étude d’histoire littéraire aboutirait peut-être à un essai d’étude psychologique.
Les Valois-Angoulême, dans la seconde moitié du xve siècle, avaient, parmi les résidences de leurs domaines, choisi le château de Cognac, pour y fixer leur cour. C’est là que Louise de Savoie donna naissance à François I.
L’aïeul paternel de ce prince, Jean d’Orléans, comte d’Angoulême, y séjournait plus volontiers que partout ailleurs3.
A l'intérieur de ce château, à proximité de sa chambre, dans