Cf. Inv., notes du n° 85; cf. n° 158, notes
6. Inv., n085, 14, 24, 44,64, 90, 113, 122, 135-6, 142-4. — Le psautier écrit par le comte est au n° 44.
était le fervent des œuvres qui, par la réflexion, l’élevaient jusqu’à Dieu. Les livres saints et les ouvrages de théologie étaient les délices de l’instruction de son esprit1 ; les Méditations sur les psaumes2, sur Y Ave Afaria3, sur la fin de l’homme4, lui apprenaient la vanité des disgrâces delà vie. Et il ne se rebutait guère à transcrire les volumes qui se rencontraient si bien avec les besoins de son cœur. Les sermons de S. Augustin le charmaient par leur grâce naturelle, leur parole brève et d’une simplicité exquise5. Avec S. Anselme de Canterbury, il tentait de mettre la science humaine au service de la science de Dieu 6. Infatigable à suivre dans leurs œuvres S. Bernard7, S. Bonaventure8, Pierre d’Ailly9, Jean Gerson 10, il cherchait, lui aussi, à reposer sa tête sur la poitrine du Christ.
Ce n’est pas que le comte ne fût dévot aux livres de philosophie pure. Il possédait cinq Aristote11, il avait jusqu’à six Boèce12; le de Consolatione était son livre de chevet. Il ne savait point se lasser de le relire, de le copier, de l’analyser, de le commenter13; il sentait, chez l’illustre persécuté, une âme sœur de la sienne.
A dire le vrai, ce qui l’attirait surtout à la philosophie c’était la philosophie morale14. Il lui demandait de l’éclairer sur ses devoirs d’homme et ses devoirs de prince. Ainsi, il étudiait la Somme des vices et des vertus du Dominicain, frère Lorens15, et il était versé dans la Doctrine de Maître Jacques le Grand , Augustin, qui est le Livre des bonnes mœurs 16, Dès l’enfance, il avait fait effort pour
i. Inv., n° 4, 7, 26, 41, 43, 49, 53, 54,60, 68-70, 77, 80, 86, 87, 94, 102, 107-109, lll, 114, 121, 126, 127 à 129, 161.
2 Cf. Inv., 114.