POÈME D’ADALBÉRON AU ROI ROBERT
l’évêque
Roi Robert, c'est moi, l’évêque Adalbéron, qui t’écris ceci, au temps de ma vieillesse. Le corps des clercs de l’église de Laon, celte jeunesse en sa fleur et ces vieillards mûris par l’âge, te salue de tout cœur. Retrace sur les pages de ton souvenir le détail des grandes choses que Dieu t’a accordées et des présents dont il t’a comblé : examine, en appréciant ce que tu mérites réellement, si vraiment tu en étais digne. Vois plutôt : tes ancêtres portent depuis longtemps le titre de roi et
Vers 1. Scribo. Cf. Poème théologique au roi Robert, v. 1.
Vers 2. Rappr. du v. 308 : lam caput ecce tuum candens imitatur olorcm.
— 2-3. Ibid. v. 2 : Lauduntis tam parva domus tua régna salutat.
— — Senes, juvenes... Adalbéron fait la distinction des majores et minores clerici étv seniores et juniores. Déjà on trouve ces expressions dans Fortunat (xi, î), qui dit, en parlant de saint Germain, évôquc de Paris : Régit hinc juvenes, subrigit indc senes.
Vers 7. Des ancêtres paternels de Robert, trois ont porté le titre de roi, Eudes, Robert I er , Hugue Capet. Quant au titre de induperator , il se rapporte à la parenté de Robert (arrière-petit-fils, par sa grand'mère maternelle, de Henri I* r l’Oiseleur) avec les empereurs d’Allemagne : Hugue Capet et Robert II sont respectivement cousins germains de Otton II et Otton III.