XIII . — Luciiairk. — Mélanges (Thistoire
MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN-AGE
Plurima me docuit Neptanabus ille magister. »
Labitur aula tolis a rutilât quo splendida fuluis.
Per partes scindunt uestem quam quisque tenebat h Crede, reuera dehinc, super his nec falsa notaui : 170
Ordinis est igitur haec transformatio regni.
Unusquisque potest aliis coniungere rebus Sese ; quod natura negat, sapientia monstrat.
Spes iuuenum uentura dies qui discere nolunt,
Causa senum sine spe puériles plangere cursus 0 . 175
Omnibus in rebus, si sollers, omniascirem!
Heu ! miser, insipiens, quod me nunc penitet d , urget !
Non rastros noui, nec tristia proelia uidi :
a) Valois : tholis.
b) Attribué à Adalbéron par Valois.
c) Le ms. portait d’abord : currus.
d) Valois : paenitet.
notre messager s’échappe vers la cour brillante du roi, aux coupoles dorées, laissant les morceaux déchirés de sa robe aux moines qui le retenaient.
Roi, crois-le, c’est la vraie réalité; je n’ai rien censuré d’imaginaire, et c’est bien ainsi que l’ordre ecclésiastique s’est transformé dans ton royaume.
Certes, chacun est libre de se consacrer à des études différentes, et ce que la nature refuse, c’est la raison qui le révèle. Mais les jeunes gens qui ne veulent point apprendre s’en remettent au lendemain ; aussi, désormais vieux et sans espoir, ils déplorent le cours inutile de leur jeunesse. Ainsi, si j’avais été prévoyant, je saurais tout en toutes choses : hélas ! malheureux insensé, profond repentir qui m’accable aujourd’hui ! je ne sais pas manier la bêche, je n’ai point vu de funestes combats. Misérable sort que le mien : on méprise ce que je sais, et
Vers 167, Neptanabus. Il n’est question ni de Gerbert, maître du roi Robert dans ses jeunes années, ni d’aucun autre écolâtre du temps. Magister doit s’entendre du magister monachorum (cf. 85, etc.), et c’est Odilon qui est ainsi désigné. Quant au nom, peut-être défiguré, de Neptanabus, et que les commentateurs rapprochent de Nectanebo, roi et astrologue égyptien, il ne faut pas y chercher autre chose qu’un sobriquet d’Odilon.
Vers 168. Aula tolis. Valois croit qu’Adalbéron fait allusion à l’état de délabrement de l’église de Reims, ruinée à l’époque. Nous préférons croire qu’il s’agit d’un palais du roi Robert où le moine réformé, laissant entre les mains de ses frères les morceaux de son nouvel accoutrement, va rejoindre la cour. Pour les commentateurs précédents, les vv. 164-169 sont restés inintelligibles.
Vers 171. Cf. v. 35.
Vers 172-176. Suite de réflexions en harmonie parfaite avec l’idée; ce ne sont pas les gnomae parum cohaerentes qui prétend Valois. Adalbéron expose les regrets que lui cause le temps perdu dans sa jeunesse à ne pas apprendre les choses qui lui seraient nécessaires dans la nouvelle situation qui lui est faite.
LES POÈMES SATIRIQUES d’aüALBÉRON i il
Res mala : quod scio, despiciunt ; quod nescio, quaerunt 3 .
Si sic contigerit, uacuus, sufflabo fauillas ; 180
Aut regis cineres, aut nostras flabo camenas.
REX
Si Musas célébrés, clament : musarde sacerdos.
PRAESUL
Persius indignans promet : tu b lusca sacerdos.
Qui legit, sapit ofïicium musae, sine musis.
Uelle bonum sacris sit c delectare loquelis, 185
a) II y a eu de ce vers trois leçons successives. Le copiste écrit d'abord :
(1) Res mala: quod scio, contemnunt ; quod nescio, cedunt. Dans une leçon
(2) le mot contemnunt est remplacé par defendunt. Valois adopte cette leçon (2). La leçon (3) est celle que nous transcrivons ci-dessus.
b) Le ms. donne : prome tu. Valois lit : promet tum.
c) Valois : sed.
c'est ce que j'ignore qu’on exige. Il en est ainsi? soit: oisif désormais, je vais souffler sur des cendres, chanter les restes du feu roi, ou célébrer les muses de nos foyers.
LE ROI
Si tu célèbres les muses, on t’appellera prêtre musard.
l’évêque
Eh bien! Perse indigné répondra: Et toi, prêtresse borgne. Ceux qui lisent s’initient à l'art des muses sans avoir recours aux muses ellesmêmes. D'ailleurs j'ai la ferme conviction que c’est vouloir le bien que se plaire aux paroles des Saintes Ecritures : aussi, comme je ne les
Vers 181. Regis cineres. Il ne peut être ici question que de Ilugue Capet : sous son règne la tradition était en 'pleine vigueur et Adalbéron était heureux ; de là scs regrets. II est tout à fait inadmissible que le poème d’Adalbéron doive être reporté jusqu’en 1026 après la mort de Ilugue II.
Vers 181. Camenas. Jeu de mots sur Camenas et Caminas. Adalbéron laisse probablement entendre qu’il n’a qu’à souffler sur son propre feu. Voyez le vers suivant.
Vers 182. Jeu de mots sur les mots : muse, muser (cf. ail. musen).
Vers 183. Tu lusca sacerdos. Fin de vers empruntée à Perse, satire V :
IIinc grandes Galli et cum sistro lusca sacerdos.
Nouveau jeu de mots sur « sacerdos ».
Vers 184. Jeu de mots intraduisible sur musae, musis.
MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN-AGE
Instanter capiens *, horum non immemor unquam, [F 0 37 r°] Iustis inueniar similis, hoc iudico semper.
Eligo nosse Deum cunctis proferre b . Quodopto,
Prospéra si tibi sunt, te non pigeât reminisci c ,
Rex regum temet quanto ditauit honore ; 190
Munera concessit pius omnibus his meliora,
Dans intellectum quae sit sapientia uera d ,
Per quem 6 scire potes quae sunt caelestia semper.
Quid sit Hierusalem debes tu scire superna,
Quid lapides, mûri, portae, structura quid ilia, 195
Et quibus ilia manens sit ciuibus aedificata.
Ordine distincto regitur, non milite pauco :
Ast aliis alios praefert discreta potestas.
Singula dissolui, propter fastidia longum.
REX
Scire meum nihil est, semper sit numinis almi ; 200
a) Valois : cupiens.
b) Valois : praeferre.
c) Leçon primitive suivie par Valois : non taedeat hoc reminisci.
d) Le ms portait en première leçon, conservé par Valois : Partem n a nique sui ; quae pars sapientia vera.
e) Le ms portait : quam, conservé par Valois.
néglige point, on me reconnaîtra semblable aux justes : c’est du moins ma croyance, et je me réserve maintenant d’apprendre à tous à connaître Dieu. Ainsi, pour toi, si, et je le souhaite, la fortune t’est prospère, n’aie point de répugnance à te souvenir de la grande gloire dont t'a comblé le roi des rois. Il t’a accordé dans sa miséricorde une faveur plus grande que celles que j’ai rappelées ; il l’a donné l’intelligence de la vraie sagesse, grâce à laquelle tu peux comprendre la nature des choses célestes et éternelles. Aussi dois-tu connaître la Jérusalem céleste, avec ses pierres,, ses murs, ses portes et toute son architecture, savoir pour qui s'est élevée cette cité, et à qui elle est réservée. Ses nombreux habitants sont séparés, pour la mieux gouverner, en classes distinctes, et la Toute-Puissance divine a accordé à une partie d’entre eux la primauté sur les autres. Mais t’exposer tout le détail de cette organisation serait trop long et fastidieux.
LE ROI
La science n’est pas dans ma nature et doit rester un attribut de la
Vers 189-190. Cf. les vers 4-6 et suivants.
Vers 200. Scire meum nihil est. Hémistiche de Perse. Satire III.
Mens humana Deo semper uicina uidetur ;
Non se nosse ualet qui non uult scire super se.
Ilia potens est Hierusalem puto uisio pacis ;
Rex regum régit hanc, dominus dominatur et illi ;
Eius cum partes sibi diuidit, est in idipsum. 205
Porta nitens aliquonon clauditurulla métallo ; (F° 37 v°)
Hic mûri sunt absque pétris, lapides sine mûris;
Uiui sunt lapides, aurum uiuit platearum ;
Splendidius rutilans obrizo a creditur auro.
Ciuibus angelicis, hominum struitur quoque turmis ; 210
Pars quedam b régnât, quedam pars altéra spirat r .
Hoc tantum scio, sed super his maiora requiro.
praesul d
Assiduus lector sibi e plurima nosse perobtatf ;
Torpens et tardus solet inmemor 0 esse priorum.
a) Valois : obryzo.
b) Valois : quaedam.
c) Le ms et Valois donnent : sperat.
d) Valois : praesul.
e) Valois : peroptat.
f) L’ancienne leçon donnait hic au lieu de sibi,
g) Valois : immemor.
Providence divine ; mais comme l’esprit humain semble tenir toujours de près à la divinité, celui-là ne peut se connaître lui-même qui ne veut rien connaître au-dessus de sa nature. Cette puissante Jérusalem dont tu parles, je la considère comme un symbole de la béatitude éternelle. C’est le roi des rois qui la gouverne; le Seigneur règne sur elle, et c’est précisément pour la gouverner qu’il la partage en différents corps organisés. Aucun métal d’aucune sorte ne ferme ses portes éclatantes; ses murs ne sont pas construits en pierre, et ses pierres ne forment pas de murs : ce sont des pierres vivantes, et vivant est l’or qui pave ses rues, et que l’on dit briller plus resplendissant encore que le mieux affiné. Élevée pour la demeure des anges, mais aussi pour celle d’une foule d’hommes, une partie de ses habitants la gouverne; l’autre y vit et y respire. C’est tout ce que j’en sais, mais je voudrais à son sujet de plus amples détails.
l’kvkque
Sans doute un lecteur studieux souhaite d’acquérir le plus de connaissances possible, au lieu que les paresseux et les oisifs oublient géné-
Rex, Augustini libros, dilecte, révolue : 215
Urbs excelsa Dei quae sit dixisse probatur.
REX
Inco — precor, mihi die, praesul, qui sunt ibi —latus, Princi — pares et qui si sunt a et in ordine — patus.
PRAESUL
Quere 6 Dionisium qui dicitur Arcopagita :
Ille duos super his desudat seribere libros. 220
Praesul et ille sacer loquitur Gregorius inde, lob magnae scrutans fidei Moralia regis ;
a) Valois : et si qui sunt.
b) Valois : quaere.
râlement ce qu’ils ont appris autrefois, Roi que j’aime, consulte à ce sujet les livres de saint Augustin ; c’est lui qui a la jyste réputation d’avoir expliqué ce qu’est la sublime cité de Dieu.
LE ROI
Évêque, je te prie, réponds-moi: quels sont ceux qui habitent cette cité ? Ses princes, s’il y en a, sont-ils égaux entre eux, ou quelle en est la hiérarchie ?
l’évêque
Questionne à ce sujet Denys l’aréopagite : il s’est donné la peine d’écrire deux livres sur cette question de la hiérarchie. Lui-même, Grégoire, ce grand et saint pontife, s’en occupe, quand il analyse dans ses Moralia les principes de la foi puissante du bienheureux Job ; il en traite aussi fort clairement dans ses homélies, et c’est lui encore
Vers 215. La cité de Dieu. Cf. particulièrement le livre XXII.
Vers 217 : 219. Pour ces coupes bizarres de mots : inco-latus, princi-patus , cf. v. 120 : Sara-cenorum. Ces tmèses visent évidemment un effet de rythme. Inco laïus , princi-patus . voilà qui fait songer aux couplets du Rythmus satiricus.
Vers 219-220. Adalbéron fait allusion à deux écrits attribués au personnage semi-légendaire connu sous le nom de Denys l’Aréopagite: De caelesti hierarchia , opuscule de 15 chapitres, et De Ecclesiae hierarchia, 7 chapitres, n’ayant aucun rapport avec le traité De divinis nominibus , cité par Valois.
Vers 221. Gregorius. Saint Grégoire le Grand, premier pape de ce nom. 592-
Vers 222-224. Les trois ouvrages de Grégoire cités par Adalbéron se trouvent réunis dans ses œuvres, t. LXXV à LXXIX de la Patrologie latine de Migne, Les
LES POÈMES SATIRIQUES d'aDALBÉRON
Idem sermonem complens explanat aperte ;
Hic et Ezechielis super his in fine patenter,
Hoc apices ipso quos Gallia dante recipit. 225
Uisibus humanis non est prelatio a talis. (F 0 38 r°)
Quae sit dicemus post haec ; intentio nostra Mistica*. Distinctus disponitur ordo supernus,
Cuius ad exemplar terrenus fertur haberi c .
Aecclesiae ueteris populi sub lege ministros, 230
Nomine d quae perfunctorio e sinagoga uocatur ;
Per Moysen Deus instituit quos ordine rexit.
Historiae narrant sacre f qui constituantur.
Aecclesiae ff regnum caelorum dicitur ordo,
a) Valois : praelatio.
A) Valois : mystica.
c) Le ms. a porté d’abord la leçon exponctuée : Terrenus fertur discretus cujus ad instar.
d) Effacé dans le ms. Rétabli par Valois.
e) Valois : synagoga. Le vers est assez défiguré dans le ms.
f) Valois : sacrae.
g) Valois : ecclesiae.
qui, à la fin de son commentaire sur les livres d’Éziechiel, en discute fort longuement. Tous ces écrits, la Gaule les a reçus de lui comme un présent de sa part.
De semblables abstractions échappent aux conceptions des mortels. En voici l’exposé : je te dirai du reste ensuite quel est le sens allégorique attaché à mes paroles.
Or donc, le peuple céleste forme plusieurs corps, et c’est sur le modèle de cette organisation qu’a été disposé le corps des habitants de la terre. Dans la loi de l’ancienne Église de son peuple, Église qui est appelée du nom symbolique de synagogue, Dieu a établi par l’intermédiaire de Moïse des ministres dont il a réglé la hiérarchie. Les histoires sacrées racontent comment ces ministres ont été institués. Eh bien, dans l’ordre de l’Église nouvelle, qui est appelée le royaume des cieux, Dieu a établi lui-même des ministres purs de toute souillure, et c’est une nouvelle loi que l’on y observe sous le règne du Christ. Ce sont
Moralia qui ont eu une très grande vogub au moyen âge sont, sous leur titre vulgaire, les Moralis expositionis in Beaium Job libri XXXV ad Leandrum Hispalensem episcopnm. Adalbéron désigne ensuite sous le nom de sermones les 22 homélies de Grégoire. Le commentaire d’Ezéchiel enfin auquel il fait allusion est intitulé : In Esechielum Prophetam libriII ad Marinianum , episcopnm Ravennae.
Vers 231. Perfnnctorius. Apax eiremenon , qui se retrouve dans le Poème théologique au roi Robert. Guizot commente en développant la périphrase : « nom exprimant la nature et les fonctions de cette Église. »
MÉLANGES ^HISTOIRE DU MOYEN-AGE
In qua disposuit mundos Deus ipse ministros, 235
Et noua lex inibi colitur sub principe Christo*.
Hoc et pontificum fixit censura fldelis :
Qualiter, et quales a quis, ibi constituantur /j .
Aecclesiae status hinc fruitur si pace quieta,
Ipsum legibus necesse est aptare duabus, 240
Uirtutum quas distribuit discretio mater c .
Lex diuina suis partes non diuidit ullas ;
Forma eos omnes aequali conditione,
Quamuis dissimiles pariat natura uel ordo ;
Non minor artificis quam regis natus rf erilis. 245
Hos pia lex omni mundana sorde séquestrât.
Non scindunt terram, nec stantpost terga iuuencum; (F 0 38 v°) Uitibus, arboribus , uix hortis infamulantur.
a) Nous plaçons ici ce vers, comme Valois : sa place n’est pas bien certaine dans le ms. Première leçon : Et noua lex ibi perfruitur quae gratia fertur.
b) Le ms. a porté d’abord : Qualiter et quales, a quis ibi constituantur.
c) Le ms. portait d’abord : Diuinae quas humanae discretio format, (sic) (]) Le ms. portait d'abord : proies (conservé par Valois).
les canons des conciles qui ont déterminé, selon les principes de la foi, comment, par qui, et dans quelles conditions ces ministres doivent être institués.
Or pour que l'Etat jouisse de la paix tranquille de l'Église, il est nécessaire de l’assujettirà deux lois différentes, définies respectivement par la sagesse divine, source de toutes vertus.
L’une est la loi divine : elle ne fait pas de distinction dans les attributs de ses ministres; elle fait de tous des égaux de condition, quelque dissemblables que leur naissance ou leur rang les ait formés; pour elle le fils de Partisan n’est pas inférieur à l’héritier d’un roi. Cette loi clémente les exempte de toute occupation vile et mondaine. Ils ne déchirent point le sein de la terre ; ils ne suivent pas les bœufs qui labourent; à peine s'ils s’occupent de la culture de la vigne, des arbres et des jardins. Ils ne sont ni bouchers, ni aubergistes, pas plus que gardeurs de porcs, conducteurs de boucs ou pasteurs de brebis. Ils ne criblent point le blé, ne grillent point auprès des marmites graisseuses, ne font point trémousser les porcs sur le dos des bœufs ; ils ne font
Vers 236. Censura fidelis pontificum. Ce sont bien les règles conformes à la foi établie par les ministres de Dieu dans les conciles : Canons.
Vers 247. sq. Ce passage est en corrélation évidente avec les vv. 45 sq. où Adalb *ron reproche au roi Robert d’élever à l’épiscopat des gens de rien.
Pastorcs ovium, nautae, quicunque sit illc.
LES POÈMES SATIRIQUES d’âDALBÉRON
Non sunt carnifices, caupones, necne subulci,
Hircorum sectatores, non opiliones ; 250
Nec cribrant cererem, hos non coquit uncta lebeta ;
Terga suum per dorsa boum non serpere cogunt a ;
Non sunt lautores, contemnunt b feruere uestes.
Sed mentes purgare suas et corpora debent ;
Moribus ornât i, custodes sunt aliorum c . 255
Lex aeterna Dei sic mundos precipit d esse ;
Iudicat expertos seruilis conditionis c .
Hos Deus assciuit^ seruos sibi ; iudicat ipse ;
Castos et sobrios de caelis clamitat esse.
Omne genus hominumpreceptoff subdidit illis ; 260
Princeps excipitur nullus, cum dicitur : omne.
Quos iubet ut doceant v sectam seruare fîdelem,
Et mergi doctos sacri sic fonte lauacri ;
a) Non cogit abire : sic leçon primitive.
b) Leçon primitive : contendunt.
c) A la place des deux vers 254-255 figurait le vers unique :
Sed mentes purgare suas debent aliorum.
d) Valois : praecipit.
e) Leçon primitive : seruili conditione.
f) Valois : adsciuit.
g) Valois : praecepto.
point métier de blanchir les vêtements, ni de faire la lessive. Mais ils doivent tenir purs leurs corps et leurs âmes, s'honorer par leurs mœurs et veiller sur celles des autres. C’est ainsi que la loi éternelle de Dieu les veut, exempts de toute souillure: aussi ordonne-t-elle qu'ils soient affranchis de toute condition servile. Dieu les a adoptés : ce sont ses serfs ; il est leur seul juge, et du haut des cieux leur répète de rester chastes et purs ; ses commandements leur subordonnent le genre humain tout entier : tout entier, dit-il ; donc point d'exception pour aucun puissant de la terre. C'est à ces ministres qu’il ordonne d’enseigner à garder la foi orthodoxe, et de plonger ceux qu’ils ont instruits dans les eaux du saint baptême. 11 en a fait des médecins pour appliquer sur les blessures gangrenées de l’âme le cau-
Vers 251. Valois commente ce vers de façon assez intéressante.
« Non cribro pollinem tritici floremve siliginis seu farinam a furfuribus seccrnere, non lebetis ad ignem appositi in quo carnes coquuntur curam ullam agere. » Lebeta, est, dans la mauvaise latinité, un synonyme de lebes.
, Vers 252. Valois : « Sues pedibus colligatos bobus non imponunt vénales in urbem advehendos. »
Vers 253. « linteamina non lavant et vestes lineas lixivio fervefacere dedignantur ; non sunt fullones abluentes, disquamantes et polientes. >*
MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN-AGE
Constituit medicos si uulnera conputruerunt a ,
Per quos sermonum cauteria sunt adhibenda. 265
Corporis ille sui sacramentum b sanguinis atque Iussit quo solus tractaret rite sacerdos :
Maxima commisit, quos se tractare rogauit. (F° 39 r°) Uoce Dei quod promissum non esse negatum Credimus et scimus ; ni quos sua crimina pellunt, 270
In caelis primas debent c conscendere sedes.
Hos decet euigilare, cibis et parcere multis,
Pro populi semperque suis orare ruinis.
Pauca super clero dixi, super ordine pauca d ;
Equales 6 igitur sunt omnes conditione 275
REX
Una domus domini sic lege reuoluitur una ? ?
PRAESUL
Res^ fidei simplex, status est sedin ordine triplex.
a) Valois : cômputruerunt.
b) En suscripiion sur le ms. : pignora.
c) En suscription sur le ms. : moritis (sic).
d) Leçon primitive : Pauca super clericos dixi, sed plura reliqui (sic Valois).
e) Valois : aequales.
f) Ce vers reste attribué à Adalbéron dans Valois sous la forme de la
leçon primitive : Una domus domini lege si clauditur una.
g) Valois : Rex, fidei.
tère de leurs paroles. Il a commandé que ces prêtres fussent seuls à administrer le sacrement du corps et du sang du Seigneur selon les rites consacrés, leur confiant ainsi la sublime mission de l’offrir luimême. Nous avons la conviction et la certitude que rien de ce qu’a promis la parole de Dieu n'est refusé aux fidèles ; eh bien, selon cette parole, à moins d’en être chassés pour leurs crimes, les ministres de l’Eglise doivent atteindre aux premières places dans les cieux.
Aussi leur convient-il de veiller, de s’imposer l’abstention de nourriture, de prier enfin pour leurs propres péchés et ceux de la multitude du peuple. J’ai dit peu de chose du clergé, peu de chose sur son organisation : le point essentiel, c’est que les clercs sont égaux de condition.
LE ROI
La cité de Dieu est donc homogène, et une seule loi la gouverne ?
l’évêque
C’est-à-dire que l’Église ne forme qu’un corps ; mais la constitution
^Goo gle
Les poèmes satiriques d’àdàlbéron
Lex humana duas indicit conditiones :
Nobilis et seruus simili non lege tenentur.
Nam primi duo sunt : alter régit, imperat alter; 280
Quorum precepto a res puplica firma uidetur.
Sunt alii quales constringit nulla potestas,
Crimina si fugiunt quae regum sceptra coercent.
Hi bellatores, tutores aecclesiarum b ;
Defendunt uulgi maiores atque minores 285
Gunctos, et sese parili more tuentur.
Altéra seruorum diuisio conditionum :
c Hoc genus afïlictum nil possidet absque dolore d . (F 0 39 v°) Quis abaci signis numerando retexere possit c Seruorum studium, cursus, tantosque labores ? 290
f Tesaurus^, uestes, cunctis sunt pascua serui;
Nam ualet ingenuus sine seruis uiuere nullus.
a) Valois : praecepto.
b) Valois : ecclesiarum.
c) Ce vers et les deux suivants sont attribués par Valois au roi Robert.
d) Dolore : leçon primitive, labore.
e) Le ms. portait d’abord :
Quis abaci poterit numerando retexere uerbis.
f) Ici reprend dans Valois ce qui est attribué à Adalbéron.
g) Valois : Thésaurus.
de l’État en comprend trois, car l’autre loi, la loi humaine, distingue deux autres classes: nobles et serfs sont en effet de conditions différentes. Parmi les nobles, deux sont au premier rang : l’un est le roi, l'autre l’empereur; et c’est leur autorité qui assure la solidité de l’Etat. Le reste des nobles a le privilège de ne subir la contrainte d’aucun pouvoir, à condition de s’abstenir des crimes réprimés par la justice royale. Ils forment l’ordre guerrier et protecteur de l’Eglise : ce sont les défenseurs de la foule du peuple, des puissants et des humbles, et ils assurent par le même fait le salut de tous et le leur propre.
L’autre classe est celle des serfs: c’est là une race d’hommes malheureuse, et qui ne possède rien qu’au prix de sa peine. Qui pourrait, en opérant au moyen des billes d’une table à calcul, faire la somme de leurs occupations, de leurs fatigues et de leurs travaux ? Finances, garde-robe, approvisionnements, tout cela est fourni à tous par les serfs, si bien qu’aucun homme libre ne saurait vivre sans leur concours. Se présente-t-il une tâche à accomplir ? désire-t-on se mettre en frais ? Il semble alors que rois et prélats soient les propres serfs de leurs serfs. C’est à eux que leurs maîtres doivent leur nour-
Cum labor occurrit, sumptus* et habere perobtant**,
Rex et pontiGces seruis seruire uidentur ;
Pascitur a seruo dominus quem pascere sperat. 295
Seruorum lacrimae, gemitus non terminus ullus c .
Triplex ergo Dei domus est, quae creditur una :
Nunc orant, alii pugnant, aliique laborant.
Quae tria sunt simul et scissuram non patiuntur ;
Unius offitio d sic stant opéra ta duorum ; 300
Alternis uicibus cunctis solamina praebent.
Est igitur simplex talis conexio triplex;
Sic lex praeualuit, tune mundus 6 pace quieuit.
Tabescunt leges, et iam pax defluit omnisf ;
Mutantur mores hominum, mutatur et ordo. 305
Rex, tune iure tenes lancem, tune proregis orbem,
Procliuos noxis cum^ legum stringis habenis.
a) Valois: sumtus.
b) Valois : peroptant.
c) Attribué au roi Robert dans l’édition Valois.
d) Valois : ofïicio.
e) Valois: sic mundus (leçon primirive.)
f ) Valois: et pax jam defluit.
g) Proclivos noxis. Le ms. portait d’abord : Proclivos lubricis...
riture, alors qu'ils s’imaginent les entretenir. Aussi point de fin pour les larmes et les gémissements des hommes de la classe servile.
Ainsi donc la cité de Dieu qui se présente comme un seul corps, est en réalité répartie en trois ordres : l’un prie, l’autre combat, le dernier travaille. Ces trois ordres qui coexistent ne peuvent se démembrer; c’est sur les services rendus par l’un que s’appuie l’efficacité de l’œuvre des deux autres : chacun d’eux contribue successivement à soulager les trois, et pareil assemblage, pour être composé de trois parties, n’en est pas moins un.
C’est par cette constitution que les lois ont pu triompher, et le monde jouir de la paix. Aujourd’hui les lois s’effondrent, le règne de la paix est passé; c’est le bouleversement dans les mœurs des hommes, et dans 1 organisation de l’Etat. Roi, souviens-toi que tu ne tiens à bon droit la balance de la justice et que tu ne gouvernes le monde qu’en retenant par le frein des lois ceux qui glissent sur la pente du crime.
Vers 297, Rapprochez vers 287, et vers 302.
Vers 30 4-305. A rapprocher des vers 56-69 : notamment :
(Res puplica,) Legibus extinctis. dncetur ad ullima mortis V. encore 171 : Ordinis haec igitur est transformatio regni, etc.
Vers 306. /,anr, peut s’entendre du sceptrede Robert, ou de la balance, symbole de la justice royale.
' LES POÈMES SATIRIQUES d'aDALBÉRON
REX
Iam caput ecce tuum candens imitatur olorem ;
Haec natura senectutis dixisse probatur a ; (F 0 40 r°)
Te quoque non sanum* talis natura çoegit. 310
PRAESUL
Altéra me stimulât, senio non déficit ilia.
(rex)
Quot homini dantur naturae, die?
(PRAESUL C )
Puto, binae ; •
Sed tamen his quam multipliées scis esse duabus.
REX
Harum d quae loquitur ? Cuius sunt uerba? Repone.
a) Leçon primitive : Talis te natura senis dixisse probatur.
b) Leçon primitive et Valois : Credere non sanum...
c) Les noms des interlocuteurs ne figurent pas ici dans le manuscrit.
d) Leçon primitive : Ex his.
LE ROI
Je m’aperçois bien que ta tête blanche prend la couleur du plumage du cygne. Probablement tes paroles sont l’effet de ta vieillesse, et c’est ta nature aussi sans doute qui t’oblige à manquer de bon sens.
l'évêque
J’obéis en parlant à une autre nature qui ne cède point à la vieillesse.
LE ROI
Dis-moi donc combien l’homme a reçu de natures.
l’évêque
Mais deux, je pense ; et tu sais cependant quelle est la complexité de ces deux natures. •
le roi
Et quelle est celle qui parle en toi ? De laquelle procèdent tes paroles ? Réponds.
MÉLANGES D*HIST01RE DU MOYEN-AGE
PRAESUL
Gramaticus simplex, nedum dialecticus illex. 315
REX
Nunc fac quod recolas & studiorum pauca priorum b .
PRAESUL
Qui paruummeminit, non obliuiscitur omnis.
REX
Eius quae stimulât senio nescis reminisci ?
a) Leçon primitive : Valde recordaris.
b) Le passage 311-316 est ainsi défiguré par Valois : P. Altéra me stimulât; senio non déficit ilia. — R. Quot naturæ dantur homini die 0 . — P. Puto binœ. — R. Sed tamen his quam multipliées scis esse duabus? Ex his quœ loquitur, cujus sint verba repone. Grammatieus simplex, nedum dialecticus illex ; Valde recordaris studiorum pauca priorum.
l’évkque
Je ne suis qu’un simple lettré et rien moins qu’un subtil dialecticien.
LE ROI
Allons, tache de rattraper quelques bribes de ta science d’autrefois.
Assurément, pour se souvenir de peu de chose, on n'a pas tout oublié.
LE ROI
C'est la vieillesse qui te fait ignorer cette fois la nature qui te pousse à parler ?
Vers 318-350. Inutile de chercher un sens profond dans le développement qui suit. Adalbéron affirme lui-même qu’il n'y a là qu’une simple disgression. On sait qu’il est familier des discussions scolastiques : nous avons dans ce qui suit la métaphysique d’Adalbéron, comme le dialogue avec Foulques nous donne sa logique, et le poème De Summa Fidei , sa théologie.
De même que cètte théologie se rattache aux principes gnostiques de la théologie mystique de Denys l’Aréopagite, de même ce sont des principes gnostiques dérivés du néo-platonisme qui sont la base de la métaphysique ci-dessus exposée.
Adalbéron, somme toute, part de ce principe qu’il existe, en dehors de la nature divine, deux natures distinctes dans les hommes et les choses. Alors que la nature de Dieu est d’être immuable, des deux natures qui s'attachent aux choses
Diqitized b>
PRAESUL
Dicere quæ nollem, rex, infestando perurges.
Spiritus hic resonat ; non me dementia torquet ; 320
Si natura senum cogit, non culpor acute.
Naturae finem non ponunt arte periti :
Artificem quidam dicunt ignem sapientes ;
Est alii (s) a natura Dei praeclara uoluntas.
Nam natura Dei Deus est, hominum non sic. 325
Si uere Deus est, immutabilis idem ;
Immutare suum ; quod et est non desinit esse :
Natura summi Patris. Unumquodque creatum
Sumit naturam cum primum suscipit ortum. (F 0 40 v°)
Corporibus quae iunguntur sensum patiuntur, 330
a) Le ms. porte : est alii ; nous conjecturons avec Valois : est aliis, évidemment exigé par le sens.
l’évêque
Roi, tu me presses par tes instances à parler de ce dont je ne voudrais point discuter; sache du moins que c’est l’inspiration qui fait retentir ma voix ; la folie ne me tourmente point, et si je suis sous l’empire de la vieillesse, ce n’est point de ma part un crime bien grand.
Eh bien donc! les philosophes ne donnent point de définition de la nature; certains sages affirment que le feu en est le principe: pour d’autres la nature est la souveraine volonté de Dieu. Or la nature de Dieu, c’est en effet Dieu même, mais il n’en est pas ainsi de la nature humaine. Si Dieu existe réellement, il est immuable; son essence même est de ne point changer. Dieu ne peut cesser d’être ce qu’il est : c’est là la nature du Souverain Père. Mais toute substance créée, dès qu’elle
créées, l’une s’attache aux corps, et l’autre aux substances incorporelles ; la première est perceptible, la seconde n’est pas atteinte par les sens ; la première est soumise à des transformations, par le fait qu’elle affecte un corps éprouvé par les vicissitudes ; la seconde est immuable et impérissable parce qu’elle est attachée aux substances immatérielles.
De là vient qu’il y a dans le corps de l’homme, où se rejoignent des parties corporelles et des substances incorporelles, deux espèces de natures étrangères l’une à l’autre et contraires. On cite le cas d'une ànesse qui, sous l’effet de la peur, a parlé : prodige, car voici une émotion corporelle, qui est contraire à la nature de l’animal, et qui est causée par un sentiment, une émotion de l’âme. On ne peut faire qu’ attribuer ce miracle à une puissance supérieure, qui en a seule l’intelligence.
Tout cela pour prouver, ne l’oublions pas, qu’ Adalbéron a obéi, en parlant, comme il l’a fait au roi Robert, à une force supérieure indépendante de son état corporel de vieillesse.
Quaedam : sunt aliae quedam a quae non patiuntur,
Et si mutatur corpus, mutatur et ilia.
Cum pereunte périt ; quopermanet ilia manente.
Iungitur haec incorporels, sed et altéra rebus ;
Non pereunt illae quae corpore non sotiantur*. 335
Res hominis natura duplex reddit duplicatas ;
Corpore iunguntur homini, sed séparé ductu.
Altéra iungitur hac, sed et altéra iungitur illac ;
Quicquid c erit contra non haec, non ilia probatur.
Territa naturam uitans effatur asella : 340
Passio nec natura sapit, nec corporis ulla,
Unam quae circa uersatur cognitionem d .
Corporum natura 6 aliam non percipitumquam,
a) Valois : quaedam.
b) Valois : sociantur.
c) Valois : quidquid. ^
d) Ces deux vers remplacent un vers unique qui figure en leçon primitive : Passio quae circa uersatur cognitionem.
e) Leçon primitive : corporis natura.
vient à naître, prend une certaine nature. De ces natures, il en est qui s'attachent au corps, et qui sont sensibles ; il en est d’autres que les sens n’atteignent pas. lin corps se transforme-t-il, sa nature change avec lui ; elle périt s’il meurt, et s’il demeure, demeure également. Au contraire, l’autre espèce de nature, qui s’attache aux substances immatérielles, est impérissable, par le fait que cette nature n’affecte point un corps.
Ainsi la nature humaine est d’essence double : de là dans l’homme deux catégories de substances qui s'unissent au corps de l’homme, mais y restent distinctes ; à l’une s’attache telle nature, à l’autre telle autre, et ni l’une ni l’autre n’admet ce qui est en opposition avec ellemême. Voilà une ânesse effrayée: elle se dérobe à sa nature et se met à parler. Ce n’est là ni une émotion corporelle, ni un effet de la nature de son corps ; c’est une émotion qui dépend de sa faculté de connaître. Or par la nature de son corps, cette ânesse ne perçoit que des émotions corporelles; et voilà, dit-on, qu’elle perçoit des émotions qu’elle n’a jamais connues. La conception de faits semblables appartient à une
Vers 340. C’est l’Ânesse de Balaam. Un exemple analogue revient fréquemment dans les textes du temps. Sans parler de la mule envoyée à Adalbéron par Foulques d’Amiens, le même paradigme sc retrouve dans une lettre de Guillaume d’Aquitaine. Cf. Hist. de Fr X, 484.
LES POÈMES SATIRIQUES d’aDALBÉRON
Sed quam non nouit cognosci fertur ab ilia.
Intellectibili sensu sunt haec capienda ; 345
Sunt intellectus per quem noscuntur u traque.
Dico necessarium quod quaelibet exigit harum a : Argumenta necessario dicuntur et ista.
REX
Cuncta necessariis argumentantur ab istis ?
PRAESUL
Malleus alter adest, qui causa probabilis, hic est. 350 Inueni quod disposui ; non immemor horum Eloquorinpresens b 9 et quod pronuncio 0 , uerum. (F 0 41 r°)
REX
Quod non est uerum, non est fas dicere uerum ;
Fabula non similat uerum, nec dicitur esse.
a) Leçon primitive et Valois: et altéra postulat harum.
b) Valois : praesens.
c) Valois: pronuntio.
intelligence supérieure, et ils sont du domaine de cet entendement qui al'intelligence de Tune et l’autre espèces d’émotions. Mais quant à ce qu'exige l’une ou l'autre de ces deux natures, c'est en vertu de la loi du nécessaire, et ce raisonnement est dit argumentation a necessario.
LE ROI
Toute argumentation se fait-elle, comme tu dis, a necessario ?
l’évêque
Non, autre clé du raisonnement, ce sont les motifs de probabilité. J’ai du reste appris ce que je viens de t’exposer; c’est en en tenant compte que je parle actuellement, et ce que j'ai dit est la vérité.
LE ROI
Mais tu n’as pas le droit d’affirmer vrai ce qui ne l'est pas. Une fiction comme la tienne ne ressemble point à la vérité, et ne passe point pour (elle.
Vers 345. Vers qui se retrouve au v. 114 du Poème théologique au roi Robert . Les points de contact sont nombreux du reste,de cette partie du Carmen ad Rotberium regem avec le De Summa Fidei.
Vers 354. Le roi Robert fait allusion â l'invraisemblance de l’aventure imaginaire d’Odilon et des Clunisiens.