Voir Raynal, ibid., p
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charte terminée par ces mots : « Actum publiée apud Montem Glisiacum anno incarnationis dominicæ millesimo quinquagesimo tertio, scilicet eodem anno quo Gausfridus cornes Andegavensium, pugnaturus cum Willelmo comité cum magno exercitu Pictavorum, pavescit, eumdemque Willelmum metu pugnae perterritum sibi in amicitia copulavit » 10n . En 1038, c’est, au contraire, une marche offensive de Guillaume le Hardi, qui vient assiéger Saumur 107 .
Après quoi, Geoffroy Martel aurait encore eu à combattre contre Aimery, vicomte de Thouars. Aucun autre document ne nous renseigne à ce sujet. Tout ce que nous pouvons faire remarquer, c’est que les vicomtes de Thouars se sont rarement entendus avec leurs voisins d’Anjou. Le prédécesseur d’Aimery IV s’allia bien un moment avec Geoffroy Martel contre Guillaume d’Aquitaine, mais c’est une exception dans la vie de ces seigneurs, et, pour Aimery IV, nous le voyons, dès 1063, en tous cas, seconder activement le comte de Poitou 108 .
Notre auteur note ensuite une guerre entre Geoffroy et Hoel, comte de Nantes. Ceci est d'accord avec un texte unique, que nous trouvons répété dans trois chroniques : « MLVII. Civitas Namnetica comiti Goffrido ab Iloel comité reddita est; qui, non bona usus fide, auferre eam illi tentavit; sed vix XL dies retentam turpiter amisit 100 . »
Geoffroy Martel aurait aussi bataillé « cum Rritannorum comitibus qui civitatem tenebant Redonensem ». Ceci ne nous étonne pas du tout, puisque les comtes de Rennes n’ont jamais cessé d’être en lutte avec les comtes d’Anjou, et que Conan le Jeune mourra quelques années plus tard dans une incursion contre Foulque le Réchin 110 . Au surplus, il est probable qu’il est fait ici
106. Cartulaire noir de Saint-Florent de Saumur, fol. 81 r°, dans dom Housseau, II a , n° 545.
107. Chronicon S * Maxentii Pictavensis , dans les Chroniques des Eglises (TAnjou, p. 400 : « MLVIII. Willemus qui et Petrus, cognomento Acer, adunato exercitu, voila vil Castrum Murum, simul et Gaufredum Martellum inclusit in eo ; ubi, inhiando dum aptaret ad bellum exercitum, dolore dysenteriae morbis percussus, reversus est infirmus ; ex qua infirmitate mortuus est, relinquens terrenum regnum. »