‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 28 sur 117 · Sackur, t. I or , p. 270 suiv., Abbo von Fleury · texte numérisé non relu

Sackur, t. I or , p. 270 suiv., Abbo von Fleury

5. Apologétique d’Abbon (Migne, Patrol., t. CXLI, coll. 456-472).

6. Ce n’est pas vraisemblable. Mais on peut supposer qu’Abbon, dans ses Canons , « n’était que l’organe plus ou moins autorisé du gouvernement de Hugues Capet (Luchaire, Histoire des institut . monnrch ., t. II, p. 43). Cf. Canons d’Abbon, dans Migne, Patrol ., CXLI, coll. 471-506.)

7. Cf. E. de Certain, Arnoul d'Orléans , dans Bibl. Fc. des Ch., loc cit .

LES POÈMES SATIRIQUES d’àDALRÉRON

Saint-Denis 8 ; si, en 998, le rétablissement d’Arnoul de Reims sur son siège archiépiscopal est un nouvel échec pour le parti des évêques 9 , c’est sans doute que la cabale et les intrigues ont agi. Les calomnies d’Abbon contribuent à la disgrâce des séculiers 10 , et sa diplomatie à la réhabilitation de l’ex-archevêque 11 . Mais il paraît bien vraisemblable que la politique d’exclusion de l’aristocratie épiscopale est la politique personnelle de Robert II, parce qu'il est certain que c’est cette politique personnelle qui appelle au pouvoir le clergé régulier.

La faveur royale fait la fortune des moines. Non pqs seulement que les abbayes de fondation royale se multiplient 12 , que la réforme clunisienne, encouragée, s’étende plus que jamais : Robert II tire les moines de leurs cloîtres et les appelle à la vie publique. Odilon est en relations avec la cour et estimé du roi 13 : les moines, si bien faits pour être sous la main de Robert, deviennent les agents du pouvoir royal, ses intermédiaires auprès du peuple. Ils n'en sont plus seulement à se soucier des intérêts de l'Église; ils se mêlent des affaires de l’État 14 ; tel d’entre eux, comme Abbon de Fleury, devient grand premier rôle, en qualité notamment d’ambassadeur à la cour de Rome t5 .

8. Gerbert, Lettres (éd. Jul. Havet, p. 177) : « Non ergo ut vobis relatum est mea valentia in vos saevit... sed tamen... me paene accusatum canibus palatinis objeci. » Lettres, 190. Cf. Sackur, Die Cluniac ., t. I er , pp. 291-292.

9. Sackur, Die Cluniac ., t. I er , p. 293 suiv. Pfister, Etudes sur la vie et le règne du roi Robert le Pieux , pp. 56-57.

10. Abbon, Epist, 1 (Migne, Patrol. , CXXXIX, col. 426), regarde Arnoul et Gerbert comme responsables de la décadence profonde du clergé gallican. La tâche était alors facile, d’attaquer l’épiscopat, matériellement et moralement déchu à l’époque. Cf. Sackur, Die Cluniac. , t. II, pp. 25-31.

11. Sur la mission d’Abbon de Fleury auprès du pape Grégoire V (998), au cours de laquelle celui-ci, probablement encouragé par Abbon, exige le rétablissement d’Arnoul sur son siège archiépiscopal de Reims, cf. Sackur, loc . cit. y d’après Aimoin de Fleury, Vie d'Abbon, §11.

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