Citée par la Gallia christiana , IX
LES POÈMES SATIRIQUES d’àDALBÉRON
qu’il a pu le connaître autrefois à Laon ou en Lorraine* 9 ? Fulbert parle de lui comme d’un esprit éclairé : « Virtute mugis praedito qu&m praedicato praesulicui Deus bene suadendi copiant dédit 91 . Ne trouve-t-on pas la preuve, dans cette lettre adressée à Foulques d’Amiens, et où il cause dialectique, qu’il est dans une certaine mesure une personnalité littéraire et un homme de science? On reconnaît en lui un partisan de Gerbert, un lecteur de Boèce et de Capella. Le roi Robert estime assez son talent et sa science théologique, pour lui faire mettre en vers les mystères de la foi 92 . On entrevoit, derrière l’ancien traître et le prélat révolté, un bel-esprit, et peut-être même un continuateur des traditions de l’école de Reims.
Gomme personnage officiel, il signe des actes, et assiste à des cérémonies solennelles. A le voir souscrire des diplômes royaux pendant toute la durée du règne, on n’a l’idée que d’un fidèle collaborateur du pouvoir central, associé aux donations du prince. Il souscrit par exemple les confirmations de l’immunité accordée à l’abbaye de Saint-Denis, en 1008 a3 , les privilèges accordés à l’abbaye de Saint-Bénigne de Dijon en 1015 94 , la fondation du monastère de Preuilly en Berry, en 1017 95 , la fondation d’une abbaye à Nesle au diocèse de Noyon en 1026, les donations concédées à l’abbaye de Jumièges, en 1027 97 . Il assiste en 1008 au concile de Chelles, comme tout évêque empressé de remplir ses devoirs ecclésiastiques 98 . On le retrouve en 1017, assistant au couronnement de Hugue, fils du roi, associé à la couronne, à Compiègne", et à Reims en 1027, il est présent au sacre de Henri I er , second fils de Robert 10 °.
89. Pfistbr, De Fulberti Car no ternis vita , p. 88. Fulbert., Epist. 4 (Migne CXLI).