‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 49 sur 117 · Strophe 14, v. 27. Pfister, p. 51, en note · texte numérisé non relu

Strophe 14, v. 27. Pfister, p. 51, en note

LES POÈMES SATIRIQUES T> ADÀLBÉROtf

autres que Hugues Capet et Robert II ; quant à Henri, c’est Henri duc de Bourgogne, suzerain de Landry, dont celui-ci enlève la femme en Gasoogne, ainsi s’expliquerait le vers :

Uxor petit Vasconîam m .

Et quant aux événements du Rythmus satiricus , ils se passeraient en 996.

Le fâcheux, c’est que dans ces conditions le texte en question devient absolument incohérent et inintelligible. Pfister déclare lui-même qu’il renonce à tirer autre chose du Rythmus satiricus ; nous l’en défions en effet, dans l’hypothèse où il s’est placé. Au lieu qu’il est facile, en tenant compte de ses observations et en y ajoutant de nouveaux indices, de corriger l’hypothèse, évidemment chancelante, des précédents commentateurs.

Si l’on rapproche ces mots: Rex Hugo, Rex Rotbertus , des expressions que l’on relève ailleurs : Regum palatia 127 , Reges salu tat m , on constate que les événements se passent au moment où il y a deux rois, Hugues et Robert. Ou bien nous sommes en 996, ce qui est invraisemblable, ou bien en 1017 ou dans les années suivantes, postérieurement au couronnement de Hugues IL Cette dernière hypothèse admise, y a-t-il des indications qui concordent avec ces données? On trouve mention dans la chanson de Landry d'une promesse faite par Berthe à Landry de lui céder la ville de Provins, si elle réussit à rentrer dans les bonnes grâces du roi. Or Provins appartient jusqu'en 1019, à Étienne de. Vermandois, comte de Champagne, cousin au cinquième degré du comte Eudes de Blois, fils de Berthe, et par alliance cousin germain de Berthe 129 . En 1019 s’ouvre la succession de Champagne, clôturée en 1023 au profit d’Eudes de Blois, qui devint comte de Champagne, et en particulier seigneur de Provins 130 . Si donc Berthe peut promettre Provins à Landry, ce n’est qu’à partir de 1019, et si d’autre part, comme nous l’apprenons, la promesse n’est pas tenue 131 , c’est qu’Eudes de Champagne ayant mis la main en 1023 sur Provins,

126. Strophe 15, v. 29. Pfister, p. 51 en note; pv 254 et note 7.

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