‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 58 sur 117 · Strophes · texte numérisé non relu

Strophes

Goofile

LES POÈMES SATIRIQUES d’aDALBÉRON

donnée par Mabillon dans ses Analecta vetera (t. III, p. 533 ; npva cditio, pp. 366-367), et reproduite par les continuateurs de Bouquet (t. X, pp. 93-94). Or dans ces deux réimpressions, le texte est disposé comme il l’était évidemment dans le manuscrit, où le copiste avait arrangé les choses de manière à prendre le moins de place possible. Les premiers éditeurs ne se sont pas aperçus qu’ils avaient à le transcrire en vers rythmiques, octosyllabiques, conformément à l’intention présumable du chansonnier.

Ch. Lenormant, dans un article sur un poème rythmique relatif à des événements du règne de Childcbert I or ( Biblioth . de VEc . des Ch., t. I er , p. 325-327), a le premier reconnu des couplets de quatre vers octosyllabiques dans le Rythmus satiricus. Mais, ignorant les règles du rythme, il s’est figuré que les fins de vers devaient rimer entre elles, sur le modèle de cette strophe :

Achitophel prosperitas Est Europae captivitas ;

Qui pejor fit quotidie,

Periturus tardissime.

Elle lui semblait d’une rare correction, C’est ce qui l’a amené ù proposer des conjectures et des transpositions de texte plutôt malheureuses et inutiles, par exemple pour les premiers vers :

Orbis magni monarchiam dolus Landrici nititur Per energiae studium sollemniter evertere,

qu'il rétablissait d’après son système :

Monarchiam orbis magni Dolus nititur Landrici Per studium energiae Sollemniter evertere.

Nous sommes de l’avis de Pfister, Etudes sur le règne du roi Robert , p. 50 en note, qui condamne ces conjectures au moins téméraires.

Beaudoin, rééditant dans son travail sur les trois femmes du roi Robert (pp. 218-222) le texte du Rire de Landry , s’est moins appuyé sur la rime que sur la mesure, et a suivi Mabillon, en coupant exactement par hémistiches la prétendue « prose rythmée » du premier éditeur. Le texte donné par Beaudoin se trouve ainsi conforme au texte du manuscrit lu à

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