‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 6 sur 117 · II. — Les recueils épistolaires de Vabbaye de Saint-Victor · texte numérisé non relu

II. — Les recueils épistolaires de Vabbaye de Saint-Victor

En parcourant les papiers de Duchesne (Bibl. Nat., coll. Duchesne, t. 35), et ceux du Père Picard, ancien bibliothécaire de Saint-Victor (latin 14660), nous avons pu vérifier l’hypothèse émise par nous, que les lettres victorines des mss. latins 14615, 14664 et 14368 ont été copiées sur une partie d’un manuscrit de Saint-Victor, coté JJ. 23 dans le catalogue de Grandrue, et aujourd’hui disparu. D’après ce catalogue (latin 14767, f° 111), le ms. JJ. 23 aurait reçu plus tard la cote 403. Or, cette dernière cote se trouve justement mentionnée à la première page du recueil de copies modernes, latin 14615, f° 289.

D’autre part, la lettre 55 de notre recueil 1 , adressée par Pierre, chapelain du pape Alexandre III, à Ernis, abbé de Saint-Victor, au sujet de son avènement, est reproduite en partie dans le latin 14660, f° 196, avec la mention : ex codice manuscripto JJ. 23. Dans le même ms. (f° 197), il est question d’une lettre d’Alexandre III, adressée à l’abbé de Saint-Victor, et qui se trouvait au f° 219 du JJ. 23 de la bibliothèque victorine. Or,

4. Fascicule VIII de la Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Paris.

6 MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN-AGE

nous savons que le recueil épistolaire du JJ. 23 commençait au f° 161, pour se terminer au f° 232.

Dans le tome 35 de la collection Duchesne, aux f°® 250, 252 et 253, nous avons trouvé la copie de quatre des lettres insérées et publiées dans nos Etudes , sous les n os 2 % 4, 105 et 135. Pour la première de ces lettres, celle de Hugue de Champfleuri à Louis VII, Duchesne indique sa source : « ms. S. V(ictoris), fol. 103 ». Or, c'est également au f° 193 que se réfère le copiste du latin 11615 pour la lettre de Hugue de Champfleuri.

Nous avons comparé les quatre copies de Duchesne à celles que nous avions publiées d’après le latin 14615, généralement fort incorrect. Il n’y a pas de différences pour la lettre de Hugue de ChampHeuri h Louis VII (n° 2). — Celle du pape Adrien IV à Manassé, évêque d’Orléans (n° 4), est moins complète dans Duchesne, qui a omis plusieurs passages. — La lettre de Guillaume Guadradi à Ulger d’Angers (n° 105), telle que Duchesne l’a copiée sur le ms. disparu, offre quelques leçons meilleures, et d’autres moins bonnes (p. 127 de nos Études , dernière ligne, il faut cum fortuna, et non pas non fortuna ; p. 128, ligne 6, impudenter au lieu de impudentes ; sed sapien tia, dans Duchesne, se lit au lieu de sunt et une lacune ; p. 128, ligne 17, il faut intercaler immerito entre quamvis et imposuit ; ligne 20, intima au lieu de interna ; ligne 26, après falsitate , Duchesne a lu juvaretis). — La lettre d’Hélie, évêque d’Orléans, à son clergé (n° 135) peut être corrigée sur certains points avec le texte de Duchesne : (p. 133 de nos études, ligne 22, il faut lire nunc au lieu de /iec, mettre un point après restituendam (ligne 23), écrire Verum au lieu de rerum ; ligne 24, mettre une virgule après poterunt , et écrire vestram au lieu de Vestram ; ligne 30, après domus tuæ , au lieu de Y etc., mettre : et locum habeo gloriæ tuæ.

Achille Luchaire.

Page 1