Voir sa notice par R. Lindau dans Ja Biographie Didot
3. En tête de l'exemplaire personnel de Klaproth se trouvait cette note de sa main : « Le présent exemplaire du Muséum sinicum de Bayer a été le premier faible secours que j'ai eu en 1797, époque du commencement de mes études chinoises. » (Xo. 737 du Cal. des livres., de feu M. Klaproth. Paris, 1839, in-8°.)
Clavis sinica de Christian MENTZELi. Mais son père l'envoya cultiver les sciences à Halle d'où il alla en 1802 à Dresde où il reprit ses études chinoises. Dès 1800, il avait entrepris un gigantesque Vocabidarium Characteristico-Sino-Latinum ad Chrestomathiam Sinicam quem Gramaticae meae Sinicae subjunxi Henricus Julhis Klaproth, qui encombre de ses feuilles blanches la Bibliothèque de Berlin2. En 1800, alors à Berlin, il se mit en relation, par une lettre adressée le 8 septembre à Copenhague, avec un capitaine de l'armée danoise démissionnaire, Mourier, qui, avec son beau-père, était allé à Canton en 1770 refaire une fortune qu'il trouva d'ailleurs après quelques longues vicissitudes. 11 rentra en Europe en 1785. Mourier nous dit lui-même : Je n'ai pas appris la langue chinoise à fond, quoique je sois resté assez longtemps en Chine et que je parle aussi un peu le chinois », mais grâce au P. Juan Fernandez da Sylva, il traduisit quelques livres et apprit « à parler assez bien le chinois dans le pur dialecte de Nan King » 3. C'est en 1802 que Klaproth entreprit la publication à Weimar d'un recueil intitulé Asiatisches Magazin qui n'eut que quatre parties formant deux volumes. Deux ans plus tard, il était attaché par le comte Jean Potocki à la mission qui lui était confiée lors de l'ambassade en Chine du comte Golovkin (1805) et il fut nommé par l'Académie des Sciences adjoint pour les langues orientales et la littérature asiatique. Klaproth raconte lui-même