Jan Begum qu'il épousa en
2. Le Rouillé, bâtiment de 900 tonneaux, armé de 20 canons, monté par 176 hommes, commandé par Trublet, parti de Lorient pour les Indes, le 8 mars 1753; désarmé le 23 mai 1754.
3. Le Lys était un bâtiment de 1050 tonneaux, armé de 20 canons, monté par 233 hommes, commandé par Béart nu Désert, parli de Lorient pour les Indes le 18 octobre 1752; désarmé le 24 mai lT.M.
Je partis de Pondichéry le 2<» s et arriva l'Isle de France le 2 Xkri 1753. Les cinq plants farenl débarqués en bon état. Je proposai A M Bouvet, successeur par intérim de M! David, de Faire dresser un procès-verbal pour constater l'état des plants que j'avais apportés : ce Gouverneur pensa que le procès-verbal ne conviendrait que dans le cas où il n'\ aurait plus rien à craindre de la publication du secret qui jusque là était entre lui et moi.
Je priai encore Mr Bouvet de vouloir bien disposer de ces plants pour en assurer la conservation, mais
ce Gouverneur ne vit aucune sûreté à les déposer dans les jardins de la Compagnie, qui n'étaient pas
clos, où il n'v avait point d'abrv contre le vent et le soleil, et dont la direction venait d'être confiée
récemment par ordre de la Compagnie à un bomme sans conduite, sans capacité, sans expérience, et dont la mission singulière paraissait être l'ouvrage • 1rs ennemis du projet de l'acquisition des épiceries, Je connoissais par expérience l'incapacité des jardiniers de la Compagnie à l'Isle de France, et le peu
de soin «ju'ils avaient donné à la culture des plants
de toute espèce que j'y avais apportés du Cap et de la Cocbincbine dont la pluspart avaient été enlevés par divers habitans, ou avaient péri Faute de soins, Cette expérience m'avait engagé à Faire un mémoire sur la manière de disposer un jardinier particulier
propre à la culture des plants d'épicerie, suivant la
méthode nécessaire observée par les Hollandais dans leurs isles de Banda. J'avais envoie ce mémoire à la Compagnie, comme je l'ai dit e\ devant, dans la vue d'obtenir des ordres pour la Formation de ce jardin. Ce mémoire avait été In: il avait eu l'approbation de MM. de Buffon et de Jussiru, il n'avait pour objet
que les interests les plus chers de la Nation el de la Compagnie en particulier; il semblait mériter au moins une ligne de réponse, on n'en lit aucune : et lorsque j'arrivai à l'Isle de France avec uns plants de muscadiers, je ne trouvai ni ordres ni disposition pour les recevoir, et pour en assurer la conservation. Je peux assurer que c'est à ce deffaul que la Compagnie doit attribuer la perte qu'elle eu a faite par la suite.
Sensible comme je devais l'être, en bon citoyen, à des marques si peu équivoques de l'abandon de la Compagnie contre la foi de ses engagemens, et contre ses propres intérêts, je fis part de mon chagrin à un ami, qui, touché de la justice de mes plaintes, et affligé de voir le bien public sacrifie depuis trop longtems à des intérêts particuliers, me déclara sans déguisement la cause des contradictions que j'éprouvais, et m'apprit enfin ce que je craignais de savoir.
« Ignorez-vous donc, me dit-il, que M. Duvelaër « est aujourd'hui le tout puissant à la Compagnie « des Indes par la faveur du nouveau Commissaire « dont il a toute la confiance*? Il est devenu l'âme « de ses délibérations, et il employé son crédit à se « venger sans ménagement sur ses rivaux de la con- « sidération qu'ils ont eu à son préjudice prétendu « sous les Commissaires antérieurs. Tout ce qui a « été fait sous les Commissaires précédents est « décidé mal fait; c'est un malheur aujourd'hui « d'avoir eu leur protection, el c'esl un crime « d'avoir été présenté par d'autres que par M. Duve- « laër pour servir la Compagnie; quant a ce qui « regarde votre mission en particulier M. Duvelaër
« s'est mis à la traverse pour empêcher la Compa-
« gnie de tenir ses engagemens avec vous. Le poti- (( voir du Comité secrel qui vous avait envoyé a été « fronde : ce même directeur (jui avait signé dans « la délibération par laquelle on a accepté vos ser- « vices, qui avait applaudi à votre projet, et avait « offert de vous donner des connaissances certaines « pour le faire réussir, dit aujourd'hui que c'est un « projet chimérique. Non content de tenir à votre « sujet les discours les moins mesurés, il a t'ait « écrire des mémoires et des lettres contre vous par « des gens qu'il a suscités sans paroître, pour se « réserver le droit de les appuyer; et vous ries sur- « pris que la Compagnie vous abandonne! vous lui « apporteriez aujourd'hui lotîtes les Molucques avec « leurs épiceries et leurs mines d'or, qu'on ne vou- « drait pas les recevoir de vous. »
Apres avoir entendu un discours si affligeant dont la vérité m'était confirmée par l'abandon que j'éprouvais, par les lettres particulières de mes amis, et par tous les évènemens inouis, dont j'étais témoin aux Indes, lesquels annonçaient tout à la lois le crédit énorme du Sr Duvelaër et le mépris du bien public sacrifié à des passions particulières, mon premier mouvement l'ut de tout abandonner et de repasser eu France. Mon but était d'aller confondre celui qui profitai! de mon absence pour attaquer ma réputation; comme s'il m'avait été possible d'attaquer avec succès un homme puissant et accrédité qui, me connaissant à peine, ne pouvait être qu'un accusateur de mauvaise loi, dont le motif était moins de me nuire personnellement que de faire échouer par ses manœuvres un projet dont il sentait bien tous 1rs avantages; mais dont l«' suc. eut d'un coté couvrit s. -s ennemis d'une gloire qu'il
voulait détourner, et de l'autre eut fait un tort infini au commerce de la Hollande, pour laquelle ce Directeur a toujours conservé les yeux d'un républicain pour sa patrie.
Mon premier mouvement passé, je fis réflexion que ce serait donner gain de cause aux ennemis de mon projet que de l'abandonner, et qu'en repassant en France uniquement pour me justifier de quelques accusations méprisables dont je serais toujours à tems de faire voir la fausseté, c'était sacrifier les intérêts de la patrie à ma satisfaction particulière.
J'avais déjà rempli seul et sans secours la moitié de ma mission, en apportant à l'Isle de France les plants de muscadiers; il ne me restait plus à acquérir que les géroffliers. J'avais à Mindanao, dans le Gouvernement de Sambuangan, un homme à moi sur lequel je devais compter, et qui peut-être avait déjà fait l'acquisition qui me manquait; mon projet exécuté se présenta à mon imagination avec tous les avantages qu'il procurerait à notre Colonie de l'Isle de France, à la Compagnie, à la Nation, sous une forme capable de séduire un cœur patriote. Je repris courage, j'osai espérer que je réussirais à servir avantageusement la Compagnie malgré son abandon, malgré le Sr Duvelaër et son parti. Les fatigues du voiage, les périls de la mer, ceux mêmes que j'avais à craindre de la part des Hollandais que je pouvais soupçonner être avertis de mes desseins, tous ces dangers ne furent plus rien pour moi, dès que je me sentis assez de force pour mépriser les contradictions des Directeurs mêmes de notre Compagnie.
Je demandai à M. Bouvet, Gouverneur de l'Isle de France, un vaisseau, quelque mauvais qu'il tut,
uniquement pour me porter à Manille, où j'espérais trouver les plants qui nous manquaient, et dont le Sr Oscotte, Gouverneur de Sambuangan, avait dû
faire l'acquisition, dans tout le courant de l'année 1753.
.M. Bouvet, après un calcul exact des besoins de sa colonie combiné avec le petit nomhrr de bâtimens qu'il avait dans son port, consentit à m'accorder une mauvaise frégatte de 160 tonneaux, dont il pouvait se passer pour Tannée 1754.
Avant de nf embarquer sur ce vaisseau, je parcourus les différentes habitations de l'Isle de France pour y chercher quelque endroit propre à la culture et à la conservation des plants de muscadiers que j'avais jusque là conservés dans les caisses de Manille, faute d'un lieu de sûreté et d'un terrain disposé à les recevoir. Depuis plus de quatre mois que j'étais arrivé à l'Isle de France, quelques-uns de ces plants avaient beaucoup souffert, et ils demandaient tous à être mis en pleine terre; je les plaçai dans trois différens quartiers de l'Isle de France et dans des endroits qui me parurent les mieux dispo-
s pour leur culture. Je tirai des habitans à qui je les confiai, des reçus qui contenaient la description
des plants que je remisa chaeun d'eux.
Je partis de l'Isle de France le premier de mai Sur
la frégatte, la Colombe, qui était faiblement équipée.
M. Bouvet avait en quelque sorte pris sur lui de
m'accorder ce vaisseau, par zèle pour le bien publie et fondé uniquement sur ma mission dont Tordre
n'était pas révoqué; il ne me l'avait accorde qu'en
tremblant, h sans oser faire les dépenses nécessaires, parce qu'il connaissait les dispositions et le
crédit du parti du Sr Duvelaër dominant dans la
Compagnie et qu'il savait parfaitement qu'on apprendrait pas avec plaisir un armement dont on craindrait le succès.
J'emportai une cargaison de Boôns (sic), de fer, de mauvais fusils de traite et quelques autres marchandises d'Europe qui étaient des rebuts des magazins de l'Isle, parce que M. Bouvet n'avait osé, par les raisons expliquées cy-dessus, me donner des marchandises qui auraient pu devenir nécessaires à la Colonie dans de certaines circonstances, même éloignées.
Avec un vent toujours favorable il me fallut trois mois et demi pour me rendre à Manille. Avec les mêmes vents un vaisseau ordinaire eut fait ce voiage en deux mois, mon bâtiment ne marchait point, faisait beaucoup d'eau, et n'avait aucune bonne qualité. Je ne l'avais pas accepté sans en connaître tous les deffauts, mais on n'avait pas été le maître de m'en donner un meilleur à l'Isle de France.
A mon arrivée à Manille, je trouvai un nouveau Gouverneur général1. La guerre y était allumée entre les Espagnols et les insulaires de Mindanao ; la communication coupée entre Manille et les islrs méridionales de l'Archipel, au point que pendant cinq mois de séjour dans le pays, je ne pus recevoir une seule lettre du Sr Oscotte, gouverneur de Sambuangan, sur les opérations duquel j'avais principalement compté en faisant ce voyage.
Parla même raison l'emploie que j'avais renvoyé de Pondichéri à Manille en 17;>:ï et que j'y trouvai en 54 n'avait pu entretenir aucune correspondance
l. P. M. de Arandia y Santibtbban Bvail été nommé Gouverneur généra] en 1754, à la pince de F.-.i. de Ovando y Sol», marquil cTOvandOj (îouverneur général depuis 1750.
avec le Sr Oscolte ni me donner des nouvelles de ses opérations.
Je me défis avantageusement de ma cargaison, et j'en achetai une autre convenable aux besoins de l'Isle de France, après quoi je ne pensai plus qu'à l'objet principal de ma mission. Je ne recevais aucune nouvelle de Sambuangan, il n'y avait pas même apparence que le Gouverneur du lieu eut pu rien exécuter, puisqu'il était en guerre avec ceux dont il avait compté se servir pour la recherche des plants. Je me déterminai donc à passer à Sambuangan pour voir par moi-même où en étaient les opérations, pour suivre de là mon voyage au travers des isles Molucques et tenter d'acquérir les plants désirés.
Je n'avais pour ce voyage dangereux qu'une mauvaise frégatte, dans laquelle on m'avait donné à l'Isle de France, pour tout équipage, huit matelots blancs et vingt-deux lascars, dont quinze avaient déserté à Manille. Avec un navire si défectueux, si mal armé, quelle ressource dans une entreprise aussi délicate, dans des mers inconnues à nos navigateurs, semées d'isles et d'écueils? Si du moins il m'avait été libre de rendre ma frégatte légère en la mettant sur son lest, j'aurais eu plus d'espérance, mais j'avais affaire à des gens dont il fallait fermer la bouche en cherchant à quelque prix que ce fut à dédomager la Compagnie des frais de mon armement, et pour cela il fallait bouder de marchandise la cale et même l'entrepont du vaisseau, et par là diminuer encore sa inarche.
Si d'une part les contradictions de la Compagnie,
pour laquelle je me sacrifiais, me donnaient beaucoup d'inquiétudes, j'avais encore infiniment plus craindre du côté des Hollandois qui avaient tout lin-
térêt possible do me traverser; j'appréhendais leurs vaisseaux avec d'autant plus de raison (jne j'étais sans ressource pour pouvoir leur échapper et au cas que j'eusse le malheur d'être arrêté par un de leurs garde-côte, je ne pouvais pas même me flatter de la triste espérance d'être un jour réclamé par ma nation. Je connaissais trop la disposition des esprits pour ne pas prévoir que mes malheurs seraient un motif de joye pour ceux même qui auraient du s'intéresser à mon sort, et que loin de penser à me tirer des mauvais pas où mon zèle pour la patrie aurait pu me jetter, on serait assez injuste pour me rendre responsable des événemens après m 'a voir refusé les secours nécessaires pour réussir.
Ces considérations ne me découragèrent pas. Je fis caréner et doubler à neuf ma frégatte qui coulait bas d'eau dans le port même. Je lui fis ajouter une fausse quille pour diminuer sa dérive; je fis augmenter de six pouces le saffran de son gouvernail que le bâtiment ne sentait pas assez. Je recouvrai trois de mes déserteurs et remplaçai les autres par ce que je pus amasser de matelots indiens.
Le vaisseau étant chargé et même bondé de marchandises, je partis de Manille le 22 janvier 175.). .le cottoyai les Isles Philipines jusqu'à Mindanao, et mouillai le 3 de février à l'entrée du port de la Caldeira. Je dépêchai de là une lettre, avec un exprès, à Sambuangan, et sur la réponse du Gouverneur, je me rendis le six dans sa rade.
A Sambuangan, le Gouverneur m'apprit que pour n'être pas revenu à Manille en 17.*>!ï, comme je l'avais promis, j'avais manqué la plus belle occasion du monde de réussir; qu'en janvier lT.Vt il était venu dans sa rade deux embarcations molucquoises avec
seize quintaux de géroffles, dont près de la moitié était des géroffles murs, et environ douze quintaux de aoix muscades, toutes dans leur coque, et quelques-unes avec leur macis : que si je me fus trouvé à Manille, en 1 753, j'aurais traité avec ces gens à Sambuangan même, en janvier ou février 1754; que ces interloppes m'auraient conduit dans les lieux où ils recueillent les épiceries à l'insçu des Hollandois el qu'on aurait fait d'eux ce qu'on aurait voulu en les prenant par l'intérêt.
Si l'on m'avait envoyé en 53 la frégatte, que j'avais demandée à l'Ile de France, ou Ton m'avait accordé à Pondichéri le Botts (?) que j'avais demande à M. Dupleix, je me serais rencontré à Sa m buangan avec ces embarcations molucquoises, en janvier ou février 1754, et j'aurais proffitté de cette occasion si favorable pour réussir.
Le Sr Oscotte avait traité ces Molucquois avec toute l'affabilité possible et leur avait fait promettre4 de revenir en aoust, ou 7bre 1755, non seulement avec des épiceries marchandes, mais avec des plants et des graines fraîches des deux espèces qu'ils s'étaient niLM-rs d'apporter moyennant une récompense convenue; le Sr Oscotte avait acheté leurs épiceries et en avail semé (les unes et des autres au hazard, quoiqu'il les jugea trop vieilles parce que ceux qui les avaienl apportées étaient venus contre mousson et
avaient l'ait de longues relâches d'isle en i>le : aussi
elles ne levèrent pas.
Ce Gouverneur n'avait pu entreprendre aucune opération suivant qu'il en était convenu avec moi,
parce que peu de teins après sou arrivée à Sambuangan en mars 1753, les insulaires de .Mindanao
avaient déclaré la -uerre aux Espagnols et que par
VOYAGES DE PIKRRE POIYIŒ 107
conséquent il n'avait pu traiter avec eux pour la recherche des plants; mais il m'assura que les affaires paroissant disposées à la paix, il lui serait facile de réussir par le moien de ces mêmes insulaires et de ceux d'Yolo. En conséquence je renouvel lai avec lui mes premières conventions.
J'attendis pendant quelques jours des pilotes pratiques qu'on me faisait espérer, mais la violence du courant aiant fait rompre le cable de la frégatte, et perdre une anchre, je craignis un accident semblable, et fis route pour l'isle de Mèao où je comptais trouver des plants de géroffliers. Je remis alors au capitaine une carte et un routier de navigation que j'avais traduit de l'espagnol et qui se trouva fort juste. Le onze février je débouquai le Détroit de Basilan1; je passai le dix neuf dans un second détroit formé par le Pic de Siao et les isles de Bouqui. Le vingt, j'atterrai à Méao.
Je rangeai, le plus près qu'il me fut possible, la côte septentrionale et orientale de l'isle; en doublant la pointe qui est au sud-est, je découvris un grand enfoncement sçitué sous le vent de laditte isle : le vaisseau fut mis au plus près pour donner dans cette anse. On approcha le rivage jusqu'à la distance de deux encablures, sans trouver le fond. 11 aurait fallu suivre tout le demi-cercle de l'enfoncement pour chercher le mouillage; mais connue la nuit approchai! et qu'il paraissait quelques brisans devant le vaisseau, les marins furent d'avis de virer de bord et de courir des bordées toute la nuit pour se relever et se maintenir au vent de l'isle, afin de pouvoir donner
1. Le détroit de Basilan sépare l'île de ce nom, qui appartient h Par chipel de Soulou, de Zamboanga à la pointe de Mjndanao,
le lendewaiû matin à l'endroit <!•' l'enfoncement ou l'on était alors, el chercher de jour le mouillage que je savais être dans la partie du sud de l'isle fort près de terre.
Je ue pus refuser mon consentement à un a\ is qui me parut le plus sage sur une côte inconnue; oa courut loute la nuit des bordées en serrant le vent
autant qu'il était possible; mais la frégate était si mauvaise boulinière que le lendemain au point du jour, elle se trouva à cinq ou six lieues sous le veut de Meao sans qu'il fut possible de se rapprocher de Tisle.
Dans cette circonstance embarrassante je donnai ordre au capitaine de gagner Tisle de Tall'ourv qui lestait sous le vent du vaisseau à la distance de trois ou quatre lieuë : son Ht donc route pour Ta flou r\ eu j'espérais de trouver un mouillage et attendre à l'anchre quelque crise de vent plus favorable pour de là regagner Méao, qui n'en est éloigné que de neuf lieues. Dans la nuit le vaisseau tomba encore sous le vent de cette isle connue il était tombé la veille sous eelui de Méao.
Il est certain qu'avec une bonne frégate telle qu'il
l'aurait fallu pour une semblable expédition ces deux accidents ne me seraient pas arrivés Les officiers du
vaisseau dressèrent un procès-verbal pour attester la vérité des faits que je viens de rapporter. Après avoir inutilement lutté contre le vent et les
courants je poursuivis mon voyage et lis route pour
aller reconnaître la côte orientale de Tisle dr( lélébes. Le 26 février je donnai dans le détroit de Xulla1, qui est 1res dangereux, mal placé sur les cartes