f 15 déc. 1818 dans Hou-Pé
garnison anglaise de débarquer à Macao. Le Sénat de cette ville s'opposa à cette demande : son attitude fut approuvée par la lettre du gouverneur et capitaine général de l'Inde, Francisco Antonio da Veiga Cabral, en date du 14 avril 1803 i. Il est probable que les Anglais auraient passé outre4, si la nouvelle de la signature du traité d'Amiens n'avait été apportée d'une manière opportune par une frégate espagnole expédiée de Manille.
L'article 3 du traité de paix conclu à Amiens le 27 mars 1802 entre la République Française, le Roi d'Espagne et la République Ratave d'une part, et le Roi du Royaume Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, d'autre part, stipulait que :
« S. M. B. restitue à la République Française et à ses alliés, savoir : à S. M. C. et à la République Batave, toutes les possessions et colonies qui leur appartenaient respectivement, et qui onl été occupées ou conquises par les forces britanniques dans le cours de la guerre, à l'exception de l'île de la Trinité et des possessions hollandaises dans l'île de Ceylan ».
Félix Renouard de Sainte-Croix, ancien officier de cavalerie, petit-fils du Comte d'AGAY2, Intendant de Picardie, profita de cette paix pour chercher aventure dans l'Extrême-Orient.
Il partit de Brest le 4 mars 1803 sur la frégate la Sémillante qui faisait partie de l'escadre du contreamiral Linois ; il écrivait de Brest, le 28 février 1803 :
1. H. Cordier, Hist. générale do Lavis se et Rambaud, X. pp. 971-2.
2. François-Marie Bruno, comte d'Agay, né en 172*2, à Besançon, jurisconsulte français, mort à Paris le 5 déc. 1805.
« Me voilà prêt à partir avec la Hotte qui 86 rend dans l'Inde, et je ne vous ai pas encore parlé de sa composition el du but qu'elle se propose.
« Le but du gouvernement français est de prendre de nouveau possession de ses anciens établissements au Bengale, sur les côtes de Coromandel et de Malabar, que lui assure le traité d'Amiens*.
et II a nommé à cet effet le général de Caen, capitaine général en chef de cesélablissemens à l'est du Gap de Bonne- Espérance ; il est chargé de la reprise de possession, M. Léger, préfet colonial dans ce pays, est à la tête de l'administration. Il était intendant dans l'Inde avant la Révolution, et connaît très-bien les ressources que l'on peut tirer de ce pays.
« M. de Caen conduit avec lui un état-major considérable, des chefs militaires et civils, des chefs de loges pour les petits établissemens, des chefs d'administration, des commis, des garde-magasins et des médecins pour la formation des hôpitaux, et des troupes.
« L'expédition est composée du Maringo, vaisseau de 74, des frégates V Attalante, de 44, de la Belle-Poule, de 44, de la Sémillante, de .%, du brick le Bélier, de 20 * ; des batimens de transport, la Côte d'Or, de 800 tonneaux, la Marie Française, de 350; le contre-amiral Linois en a le commandement.
« Les forces de terre de l'expédition embarquée consistent en 600 hommes de la 109e de ligne, 600 hommes de la 18e légère, 100 guides pour le général de Caen. \'M) hommes d'artillerie légère, 75 hommes d'artillerie de terre, en tout 1525 hommes. Il s'y trouve, en outre, un nombre d'officiers suffisant pour composer une demi-brigade de 30OO cipayes, aux ordres du colonel Mainville, qui avait déjà commandé ce corps avant la prise de ce pays. L'expédition parait a — sagement composée "2. 8
On sait que le général Decaeis arrivé devant Pondichéry, la guerre devenant imminente entre la France