Voir Toung Pao, 1903, p. V
I. Archive* des A/j\ ilrangèreê. — Asie. — Mémoires et Documents. — 21 (171'Ms^»,.
Mais on peut dire que le Duc de Richelieu trouva son plus sérieux appui, son plus actif stimulant et ses meilleurs renseignements dans les Chambres de Commerce, en particulier celle de Bordeaux1.
La Chambre de Commerce de Bordeaux avait député à Paris M. Paul Nairac pour y suivre la demande qu'elle avait faite d'un vaisseau de guerre pour une expédition commerciale en Chine. M. Nairac écrivait aux Commissaires de la Chambre de Commerce chargés du rapport sur l'expédition de Chine 2 :
Paris, 23 mars 1816.
A MM. les Commissaires de la Chamhre de commerce de Bordeaux chargés du rapport sur l'expédition de Chine.
« La réponse à faire au Ministre est toute simple, elle consiste ce me semble à lui dire que considérant que celte expédition comme profitable pour le commerce de Bordeaux. la- Chambre m'a chargé de sa direction sous sa surveillance, qu'en conséquence, elle va s'occuper du plan d'association et qu'aussitôt que la souscriplion sera effectuée, elle en instruira S. E. pour obtenir du Roy les deux vaisseaux nécessaires à l'opération.
« Reste maintenant, Messieurs, le Plan d'association qui à la fois doit offrir les conditions et les calculs approximatifs que vous désirez présenter à la Chambre dans votre rapport ei ensuite au commerce pour l'objet de la souscription.
« Le Plan que je vous ai remis & que M. Portai3 a approuvé, me semble remplir les conditions d'usage et offrir loutes les
1. Les Balguerîe étaient à la léte du mouvement d'expansion ; l»' 17 mai 1815, on compte dans la li-t<* des négociants notables approuvée par le Ministère <!<• l'Intérieur : J. J. BaJguerie, Balguerie Junior et Balguerie (maison Sarget).
2. Archives de la Chambre de Commerce de Bordeaux. — Carton 42.— Inde, Chiuu: et <>< i \mi
3. Directeur Supérieur des Colonie-. — Pierre Barthélémy, baron Poktal, né à Albarèdes, près Ifontauban, ::i oct 15 Bordeaux, 11 jan\i«>r 1845 : Ministre «le la Marin.-, 29 déc. 1818 13 déc. 1821.
garanties nécessaires. La seule chose que vous désirez y ajouter, c'est un apperçu de l'opération dans le même sens que le prospectus de Lorient.
« Au reste le commerce de Chine est à la fois le plus connu, le plus solide et le moins sujet aux changemens. Ses bénéfices ont été certains dans tous les tems.
« Je vous citerai à l'apui de mon opinion ce qui fut fait en 1783 lors de l'expédition de mon père; il n'y eût ni plan, ni prospectus offert aux actionnaires, on se borna à une publication de l'expédition, ainsi que j'en ai entretenu M. Porlal ; les souscriptions furent remplies et l'opération eût son cours.
u Je crois devoir vous prévenir confidentiellement que S. M. envoyé une frégate en Chine, ce voyage a certainement un but politique, mais il ne peut qu'être infiniment avantageux à notre opération et lui préparer toutes les chances de succès.
Le 6 avril 18164, M. de Vaublanc^, Ministre de l'Intérieur, donnait les assurances suivantes aux Membres de la Chambre de Commerce :
M essieu as, les observations que vous m'avez adressées, sur la nécessité d'encourager les expéditions destinées pour les mers de l'Inde et de la Chine, m'ayant paru mériter d'être prises en considération, j'ai invité S. E. le Ministre des Finances, à examiner si les dispositions à prendre à cet égard, ne seraient point susceptibles d'être insérées dans la nouvelle loi sur les Douanes.
M. le Comte Corvetto3 me fait connaître, que l'utilité d'accorder des facilités au grand commerce extérieur a été sentie,