Elle avait été créée par arrêt du 14 avril
2. Cf. Henri Cordier, Le Consulat de France à Canton an xviu* siècle, 1908, p. 16.
prie d'arrêter sur ce pied le compte de ces dépenses que je vous autorise à recevoir soit du Sr. Vieillard, soit de celui qui le représentera. Les observations que M. Vieillard a faites à ce suj«t par sa lettre du per. Janer. 1785, n° 12, ne m'ont pas paru fondées. Vous aurés en conséquence à retrancher sur le compte qu'il a joint à sa lettre n° 16 dont je vous envoie le du, ainsy que du nu 12, les 7000 n d'appts. qu'il y a portées au delà des 20,500 n à quoi la dépense totale a été fixée. Ainsy il sera resté en ses mains au 31 X1"'. 1784, 32,219' 12s 3 dont 20,500" seront allouées pour l'année 1785 et le surplus sera imputé sur l'année courante.
Vous demanderés à M. de Moracin l de vous remettre 2500 piastres sur les espèces que porte la frégate La Calipso, tant pour solder le compte du Sr. Vieillard que pour laisser environ 1000 piastres à la disposition du nouvel agent.
Vous verres par les lettres de M. Vieillard nos 14 et 15 les mouvements qui ont eu lieu à Canton à l'occasion de l'accident involontaire qui a causé la mort de deux Chinois, et des ordres donnés par l'empereur pour arrêter des prêtres chinois. J'en joins également les dtil. avec celui du n° 19 relatif aux griefs du commerce et aux sommes dues aux négocians français qui font l'objet principal de votre mission. Je vous prie de prendre sur les lieux les notions les plus précises que vous pourrés vous procurer, et de me les transmettre dans vos observations.
Le gouverneur portugais de Macao avoit intimé à tous les François qui n'étoient pas attachés au Consulat de Canton l'ordre de ne plus aller passer l'hyver dans cette isle. Sur les plaintes qui en ont été portées à la Cour de Lisbonne, l'ambassadeur de cette Couronne a déclaré que la Reine de Portugal avoit confirmé la décision provisoire du gouverneur de Goa, lequel avoit prescrit à celui de Macao son subordonné de remettre les choses en leur ancien état. Je suis persuadé quà votre arrivée, vous trouvères cette affaire terminée sur ce pied.
Depuis le xvic siècle, les Portugais étaient établis