‹ Mélanges d'histoire et de géographie orientalesChapitre 68 sur 100 · Il a été l'objet d'un travail de M. Brébion · texte numérisé non relu

Il a été l'objet d'un travail de M. Brébion

uns, mais il est fort difficile dans le pays, d'obtenir pour les Européens de voyager dans l'intérieur du. royaume et hors des routes ordinaires. Ces difficultés pourront apporter beaucoup d'entraves aux succès de ses travaux, qui, sans cela, devraient avoir les plus heureux résultats.

L'envoi que Votre Excellence me fit faire, avant mon départ d'une boîte contenant du virus-vaccin, avait éprouvé en route une humidité qui lui enleva sa propriété variolique. J'ai bien regretté que la précipitation de mon départ de Bordeaux ne m'ait pas permis de recevoir un nouvel envoi dont j'avais fait la demande à Votre Excellence.

Du moins en passant à Batavia ai-je pu m'en procurer un peu et, tout mauvais qu'il fût, on était enfin parvenu à en faire prendre sur quelques sujets. M. Le Fort, médecin du navire le Larosey aidé de M. Diard, a donné tous ses soins à le propager dans les quartiers où se trouvait mouillé ce navire, et j'ai veillé moi-même longtemps à ce que cet heureux antidote ne fut pas négligé dans les parages que j'habite. Après quelques succès assez répétés sur bon nombre de personnes, nous étions réduits à voir manquer absolument le vaccin. Cela provient toujours de la négligence des parents des vaccines ou des vaccinés eux-mêmes, qu'il est impossible de revoir aux jours où il convient d'enlever le virus.

Le capitaine du Larose, nouvellement arrivé de Manille, m'apprend que son chirurgien s'en est procuré, et je vais tâcher de le répandre sur divers points pour mieux assurer sa propagation.

Peut-être ici pouvons-nous espérer de nous procurer ce virus par la voie de Macao. Ces raisons m'ont déterminé à ne point faire de demande à

Votre Excellence pour un envoi que la grande dis- .tance rendrait probablement sans effet.

Permettez-moi, Monseigneur, de terminer en recommandant à votre bienveillance, mes deux jeunes fils que vous avez bien voulu déjà Faire jouir des bienfaits du roi, et d'en solliciter pour eux la continuation auprès de Votre Excellence.

Daignez agréer, etc.

N° 3 bis.

Hué, Cochinchine, le 20 octobre 1821

A Monsieur le Sous-Secrétaire d'État au département des Affaires étrangères, à Paris1.

Monsieur,

J'ai eu l'honneur, avant mon départ de France, de vous informer combien j'ai pris part aux marques de confiance que Sa Majesté, aimant toujours à récompenser le vrai mérite, venait de vous accorder; et combien je me félicitais particulièrement d'être appelé, par mes nouvelles fonctions dans ce pays, à correspondre avec vous sur plusieurs points qui en dépendent.

La comptabilité de l'Agence remise à mes soins, devant spécialement faire partie de la correspondance que j'aurai l'honneur de suivre avec vous, Monsieur, vous me permettrez de recourir à VOS bons avis et d'attendre vos ordres avant de produire au Ministère de l'Etat quelques dépenses ex traordi-

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