‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 18 sur 115 · Gai. II, 2 sgg · texte numérisé non relu

Gai. II, 2 sgg

3. Dans les paroles qu'il lui adresse à Antioche : êôvix&c xal oOx 'louSalxûÂ; i^9iç. Gai, II, 14. Vivre èÔvtx65Cf c'est avant tout, comme il résulte du y. 12^ manger avec les Gentils, c'est-à-dire, entrer en communion intime avec eux.

4. Les Actes indiquent que non seulement ils se turent, mais aussi s'unirent à l'action de grâces : ^^(rjxaaav xal è56Ça(7av rèv 6eàv... — De même Vulg ; Tacuerunt et glorificaverunt.

étaient disposés à comprendre la portée et la signification du fait, eux, tout en remerciant Dieu de s'être manifesté dans la conversion du centurion Corneille, ne virent là qu'un cas isolé, une exception admirable, non un exemple qui dût servir de règle pour l'avenir, et la question restait pour eux presque entière. Ils comprenaient qu'on pût céder dans des cas particuliers quand la volonté de Dieu se manifestait si éloquemment. Hais, après comme avant, ils ne pouvaient concevoir qu'on allât contre la Loi toujours existante et dont ils ne soupçonnaient même pas le caractère local et temporaire. Certaines paroles de Notre Seigneur, interprétées d'une façon étroite, les confirmaient dans leur sentiment. Ils devaient rappeler qu'il n'était pas venu pour détruire la Loi, mais pour l'accomplir * ; qu'il n'avait été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël : qu'on ne devait pas prendre le pain des enfants et le jeter aux

chiens ^ L'interprétation étroite de ces paroles

leur masquait toutes celles où le Maître indique clairement le caractère universel des temps nouveaux. De plus — et c'était le langage de la prudence humaine et en apparence de la charité — sortir de la voie qu'avait jusque là suivie l'Église

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