‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 58 sur 115 · Cfr. Act. IV, 36-37 : IX · texte numérisé non relu

Cfr. Act. IV, 36-37 : IX

il parle le premier; il est nommé le premier dans la lettre officielle *. Cette coïncidence remarquable entre Tordre insolite des noms précisément en ces deux passages et la situation respective de Barnabe et de Paul pour FÉglise de Jérusalem, n'a rien d'intentionnel; ce n'est qu'à la réflexion qu'on la découvre ; chez l'auteur elle est fortuite et il ne la doit qu'à la réalité de l'événement et du document qu'il produit.

Pierre a posé avec ampleur les prémisses ; les missionnaires ont établi les faits ; il restait à conclure. Beaucoup étaient suffisamment éclairés, mais il y avait encore des esprits faibles scandalisés; il y avait des obstinés, et instinctivement leurs yeux se tournaient vers l'homme qui avait par excellence la confiance de l'Église de Jérusalem, vers Jacques, dont le dévouement au culte traditionnel ne pouvait être mis en question. Que pensait-il? qu'allait-il dire? On attendait de tous côtés son avis avec impatience. Nous qui connaissons déjà, grâce à l'épltre de saint Paul, la scène qui a précédé la réunion générale, nous savons d'avance qu'il pensait comme Pierre sur le fond de la question. Hais il est intéressant de voir comment il va concilier ces principes avec son atta-

i. Act. XV, 25.

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