Act, XV
3. Act. XV, 28-29. ëSoÇsv yàp TtJ) 7cve\j{iaTt Tto àyiti) xal i?iiJLÏv {iY]6èv TtXèov siitTÎ6ea6ai 0(i7v ^âpo; tcXiqv toutuv tûv èTcàvaYxsç, àTcéxsaBai eISodXoOutcov xal a?(J!.aTo; xal TCvixTâv xai Tcopveîoç, et tov ôiaTYjpoOvTeç êauToO; eO npà^ETe. "EppoMxOe.
sur les interprétations dont elle est susceptible et qui peuvent donner lieu à de nouvelles difficultés. La décision, dans sa teneur, renferme une partie négative et une partie positive. Les Gentils convertis ne seront pas soumis à la Loi ; telle est la partie négative dans la forme * ; mais au fond c'est la liberté des Gentils vis-à-vis des observances qui est admise et reconnue 2; c'est le point capital, défi-
1. Act, XV, 28 ...(jLY]$Èv irXéov sTitTtBeaOai û^Tv ^àpo;... conforme aux paroles de Pierre [ihid. 10) : xi icsipàÇeTe xèv 0eôv êmOeîvai Çuyàv... Jacques aussi a reconnu que les observances seraient pour les Gentils un embarras et une vexation {ihid, 19) : xp(v(â> (ii^ icapsvo^Xeîv...
2. Quelles que soient les conséquences que comporte celle di^cisîon, on doit se garder de la présenter sous une forme trop générale et de dire qu'à la réunion de Jérusalem on proclama la liberté de tous les chrétiens vis-à-Tis de la Loi, comme le font d'excellents auteurs dans les Introductions du N. T. par exemple, pour ne citer qu'un des plus récents, Kaulen, Einleitung... § 521, 1887. Si on avait formulé la décision d'une façon si tranchée, la suite de l'affaire, les hésitations de Pierre à Antioclie, plus tard le langage de Jacques {Act. XXI), comme le silence de Paul sur cette décision dans sa controverse avec les judaîsants, s'expliqueraient bien difficilement. Cette manière de présenter la décision donne large prise aux objections soulevées contre son existence ; heureusement elle est inexacte. Les Apôtres et les anciens disent simplement aux Gentils .' « Il a paru bon de ne vous imposer d'autre charge, si~ non... i> Seule la liberté des Gentils est directement accordée, et encore sous la forme la plus mitigée, comme une tolérance. Elle passe, c'est l'essentiel. Mais sous cette forme la décision laisse place aux discussions ultérieures. On n'arrivera, d'une façon générale, à l'aflirmation totale et explicite de l'affranchissement de tous les chrétiens, Juifs et Gentils, graduellement et sons la pression des circonstances. Mais le premier pas, et le plus décisif, est fait l'on tient les principes (discours de Pierre) dans lesquels cet affranchissement est implicitement contenu.
nitif, sur lequel on ne reviendra pas. Pierre a réclamé et justifié cette concession; Jacques Ta accordée; Je décret la consacre. Elle impliqpe l'approbation de l'apostolat de saint Paul ^ et de l'évangile des incirconcis 2; elle confirme la conduite de saint Paul refusant la circoncision de Tite ^.
La question ne paraissait tranchée que d'une façon toute pratique ; mais ne pas obliger certains convertis à observer la Loi, c'était reconnaître que Ton pouvait être sauvé sans la Loi; ici l'exception, une fois admise, devenait la règle. On ne décidait rien, il est vrai, pour les Juifs, mais la conséquence inévitable du fait admis devait être tirée tôt ou tard au grand jour; on ne pourrait contenir la force d'expansion du principe affirmé par Pierre et dans la suite si souvent proclamé et mis en lumière par saint Paul : « On est justifié par la foi et la grâce de Jésus. » Bien que la décision négative de Jérusalem ne présente pas ce principe, cependant c'est sur lui qu'elle repose; c'est par lui qu'elle aura à jamais durée et vigueur, à la différence de la partie positive qui disparaîtra en partie avec les circonstances locales qui l'ont fait naître.
Cette dernière *, en effet, renferme quatre pres-