‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 73 sur 115 · et 11 Cor. passim — Rom. XV et cf. Act. XXIV · texte numérisé non relu

et 11 Cor. passim — Rom. XV et cf. Act. XXIV

2. Cette considération est non avenue pour ceux qui rejettent Fauthenticilé de la/i' Pétri; nous croyons devoir la signaler, bien que nous ne puissions entreprendre ici la défense de celte Épftre.

contemporain des Apôtres*, nous les montrent unis dans une même vénération auprès des Églises. Ce n'est qu'à la fin du second siècle, au début du troisième, que des hérétiques, rejetons des judaïsants du premier siècle, ennemis comme tels des doctrines si bien défendues par saint Paul et continuant ainsi les procédés de leurs aînés, ont voulu dans leurs écrits les représenter comme opposé aux autres Apôtres, et c'est ce témoignage tardif, isolé, intéressé, qu'on ferait prévaloir contre le témoignage unanime des grandes Églises !

Il est bon de dire un mot d'un troisième personnage qui ne figure pas, il est vrai, au premier plan dans le récit de saint Paul, mais qui s'y trouve mentionné et d'une façon dont on s'est servi contre sa mémoire. « Avant que certains ne fussent venus d'auprès de Jacques, il (Pierre) mangeait avec les Gentils : -jupo tou y«P èX0stv Tiviç iizb 'laxtoSou, [ke^k tûv è6vûv auvi^cÔcev (Gai. II, 12). On traduit : « Avant que ne fussent venus des émissaires de Jacques -^ » et on conclut que les judaï-

1. Ep, ad Cor, n" 5. — L'Ëpîtrc de saint Ignace d'Antioche aux Romains (n° 4), écrite au début du ii'' siècle, sous Trajan, ne le montre pas moins.

2. C'est par méprise qu'Origène (c. CeU, II, 1) fait intervenir directement Jacques : ... xal èvx^ npô; TaXaTac de ètckitoX^ llaOXoc l^^^aive 6ti néxpoç Iti fo6ou(ievo; toO; 'loudatouc icau(Tâ(ievoç toO (ietà Tûv èôvcSv auvEffÔieiv èXOovTo; 'laxwêou Ttpô; aÙTOv. — La méprise

sants qui intimident Pierre sont des envoyés de Jacques, qu'ils agissent à son instigation et que Jacques au moins, sinon Pierre, apparaît comme un adversaire déclaré de Paul.

L'attitude de saint Jacques par rapport aux observances légales, mérite d'être étudiée ; mais, puisqu'on l'oppose à celle de saint Paul, il vaut mieux, avant d'entreprendre cette étude, se faire une idée exacte de la conduite personnelle de ce dernier, qui sert de terme de comparaison et qui est d'ailleurs mieux éclairée par les documents; nous verrous plus facilement ensuite en quoi diffèrent les deux personnages et à quoi tient cette différence. Cependant, ne laissons pas en arrière un texte qui se rattache si étroitement au récit de l'incident d'Antioche et examinons-en la vraie portée. Non seulement on en force la traduction, mais encore on tire une conclusion qu'il ne renferme pas.

On force la traduction : sXôsTv «Tub 'laxwScj ne signifie pas nécessairement : venir envoyé par Jacques. Rien dans le contexte ne ramène à ce sens particulier. La traduction naturelle « venir d'auprès de Jacques » n'implique pas que ces

vient de la leçon dëfeclneuse, quoique très ancienne : oie Ss Y)X6ev (au lieu de Sre 6è ^XOov. Gai. 11, 12) ; on la trouve dans le Valicanus, le SinaUicus, le Claromontanus grec et latin, — Origène par une faute manifeste, a supposé pour ^XBev le sujet 'làxtuêoc*

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