‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 84 sur 115 · Cor, vu, 13 sqq · texte numérisé non relu

Cor, vu, 13 sqq

2. On Ta fait plus tard, et comme ab iralo, dans le monde ébionite; mais chez un contemporain de saint Paul, s'adressant à des contemporains, pareille négation d'un fait manifeste ne peut se supposer sans indication positive; qu'un siècle plus tard, dans le milieu fermé de sectaires, ait circulé l'histoire que saint Ëpipbane avait lue dans les a Ascensions de Jacques » àvà6a6(ioi 'laxuêov, apocryphe ayant cours parmi les Judaïsants, cela se conçoit. Paul, d'origine païenne, venu à Jérusalem, se serait épris de la fiUe du grand-prétre, et pour l'accepter aurait accepté le joug de la Loi et la circoncision. La ruine de ses espérances l'aurait transformé en ennemi acharné des observances mosaïques. (Saint Épiph. Haer, XXX, 16). — Si saint Paul met en avant sa nationalité a Hébreu né d'Hébreux » {Phil. III, 5; Il Cor, XI, 22), ce n'est pas qu'on la conteste — il ne cherche pas à la prouver — mais c'est que, ses adversaires se prévalant de cette qualité, il déclare ne pas leur être inférieur.

présenté gardant jusqu'à la fin les observances légales; le portrait qu'en a tracé Hégésippe au IP siècle ^ est connu de tous ; quels que soient les traits légendaires qui l'altèrent, le souvenir de sa fidélité à la Loi et au culte mosaïque demeure ineffaçable. Mais cela prouve simplement que sa mission est autre que celle de saint Paul, qu'il est placé dans une situation différente, où, du reste, ses dispositions et ses préférences personnelles peuvent l'avoir retenu et sur laquelle nous éclaire si bien le conseil donné par lui et les Anciens à saint Paul (Âct. XXI, 20 sqq.) ; mais cette conduite ne suppose pas par elle-même, nous l'avons dit, uiie opposition radicale et de doctrine entre saint Jacques et l'Apôtre des Gentils. La loi mosaïque, cette règle de vie qu'il aime à garder dans la pratique, l'estime-t-il une condition nécessaire du salut en Jésus-Christ? Déjà le témoignage de saint Paul dans l'Épltre aux Galates et le discours de Jacques dans les Actes nous permettent de répondre négativement. Mais, à l'enconlre des inductions que nous en avons tirées, son Épttre jette-telle quelque lumière sur ce sujet? On l'a pensé et on y a vu un manifeste du parti judalsant. — Parmi les écrits du Nouveau Testament, elle forme, il est vrai, un morceau à part, comme TApoca-*

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