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reçu tant de lumières et qui allait à Jérusalem roro &rcoxähvbw, aurait-il éprouvé quelque doute, quelque appréhension sur sa mission !?
Dans ces quelques mots de saint Paul, si brefs, mais si énergiques, nous avons donc, par allusion, ce qui correspond exactement au premier acte du débat à Antioche ?, tel que le racontent les Actes : son œuvre parmi les Gentils était mise en question !
L'historien a suivi les envoyés d’Antioche sur leur route le long de la Phénicie #; à partir de Césarée sans doute, ils traversèrent la Samarie. L'Épitre nous transporte aussitôt à Jérusalem où se passe le second acte que nous pourrions appeler les préliminaires de la réunion générale. C’est sur
1. Les interprètes les plus autorisés l’ont bien vu à la suite des commentateurs grecs, cfr. Theodoret in h. 1. où mepi éautod téflexev AG mepi Tov &wv... et saint Chrysostome paraphrase : {va Gôdéw | ToÙs Tadta Ümontetovrac Or oÙx els xEVOV Toëyw. — Saint Jérôme entend de même le passage, mais avec une nuance bien moins heureuse : «. Non quod Paulus timuerit ne per decem et septem annos falsum in gentibus evangelium praedicasset, sed ut ostenderet praecessoribus suis non se in vacuum currere aut cucurisse, sicut putaverunt ignorantes. » On dirait que, d’après lui, Paul va à Jérusalem pour éclairer les Apôtres.
2. L'Épitre suppose également que la question n'a pas commencé à Jérusalem où l’Apôtre se rend pour éclaircir ces doutes ; il n’est pas dit expressément d'où il partit, mais au v. 11, après le récit de ce qui s’est passé à Jérusalem, Antioche se trouve mentionnée comme l'endroit où Paul devait habituellement résider.
DUACE XV,
ce grave moment que saint Paul, dans l'Épitre, concentre toute son attention; car 1l intéresse davantage ce qu'il veut mettre en lumière devant les Galates : son accord personnel avec les Apôtres; il insiste sur ses relations privées avec eux !, sur les intrigues des judaïsants qui viennent les troubler ?, et surtout sur la manière franche, loyale, dont les Apôtres reconnaissent son apostolat et qu’il oppose d'une façon si visible ? à la conduite cauteleuse des faux frères.
Cependant les Actes n’ont pas complètement passé sous silence ces premiers rapports de saint Paul avec l’Église de Jérusalem et les Apôtres avant la réunion générale #; c'est même alors qu'ils placent la levée de boucliers des judaïsants, et ils nous indiquent — détail topique — que ces fidèles mécontents avaient appartenu au parti pharisien®. C’est bien de là, en effet, qu'on pou-
Gall, 2.
ÆbIbid:3; 5.
3. Rappelons encore les traits les plus saillants; après avoir flétri les procédés des ÿevdadé1pwy par les expressions rapetoéx- TOUS... OÙTIVES TapetG A0 oV xatacxonñoat…., il distingue et oppose la conduite des Apôtres : « Mais de la part de ceux qui sont réputés quelque chose... rien ne me fut imposé, mais au contraire ayant reconnu... ils donnèrent à moi et à Barnabé leur droite en signe d'union (oÿdëvrpooavélevro… deétac Éduxav époi xai Bapv46a xowvwvias, et pour passer de l’un à l’autre le 41% rouvavtiov si expressif).