‹ Mélanges d'histoire et de littérature religieuseChapitre 78 sur 109 · Cfr. 1, 63; IL, 1: LV, 15: V · texte numérisé non relu

Cfr. 1, 63; IL, 1: LV, 15: V

hommes prèchant ici d’une façon et là d’une autre (cf. F, 10; V, 11). Il veut tenir ses convertis dans un état d’infériorité, les exclure des privilèges de l’alliance ; et ici nous touchons à leurs prédications doctrinales, qui ne vont pas directement contre la décision des Apôtres à Jérusalem, mais qui la tournent et en profitent même. Si on n’'exige plus la circoncision pour être admis dans l’Église, on la présente comme nécessaire pour entrer en pleine participation des promesses données à Abraham et de l'alliance conclue avec lui. La Loi constitue pour les Juifs qui lui demeurent soumis un privilège dont on ne peut jouir qu’en les imitant. Théoriquement, les judaïsants pouvaient insister sur l'éternité de cette alliance faite avec Abraham et sa postérité, alliance dont les conditions sont con/firmées et réglées par la Loi. Supposer que cette Loi est abolie, comme le voulait saint Paul, c’est mettre la contradiction dans le plan de Dieu, c’est donner carrière au péché.

Saint Paul s'applique à démasquer tous ces sophismes; et à travers une réfutation vigoureuse brillent les vérités dans lesquelles 1l découvre l’opposition essentielle qui existe entre les prétentions judaïsantes et l’idée chrétienne : la vertu rédemptrice de la mort du Christ, sa vie en nous par la foi,

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