‹ Mélanges d'histoire et de littérature religieuseChapitre 80 sur 109 · Gal. IL, 27-98, cfr. 1 Cor. XIE · texte numérisé non relu

Gal. IL, 27-98, cfr. 1 Cor. XIE

Paul déclare anathème quiconque prêche un enseignement contraire à celui qu'il a donné; il a soin encore, nous l’avons remarqué, de résumer à la fin ce qui fait le fond de sa doctrine, ce qu’il importe de tenir pour avoir paix et miséricorde : « La circoncision n’est rien, n1 l'incirconcision, mais la nouvelle création, » c’est-à-dire, comme il le dit plus haut, « la foi qui agit par la charité. » (Gal. VI, 15; V, 6).

L'Épitre aux Galates est avant tout un écrit de circonstance et de polémique destiné à arrêter la, propagation de l’erreur dans des Églises où elle n'avait que trop pénétré. Saint Paul la signale, la retranche solennellement, flétrit ceux qui la répandent, répond à leurs attaques et donne aux égarés conscience de leur faute dans un langage sévère, mais qui trouve aussi des accents de chaude tendresse.

Cela ne suffit pas au zèle de Paul ; sa sollicitude pour toutes les Églises ne lui laisse aucun repos ; il a recu grâce pour s'adresser spécialement aux Églises des Gentils!. Les évènements de Galatie lui ont montré quel péril les menace. A la lettre de circonstance succède un exposé plus large sur la doctrine de la justification; derrière la question des observances légales, locale et temporaire, 11

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