Mëm. cité, p. 440 et suiT
L'IMPÉRATRICE PAUSTINË. 189
Terreur par sa confiance exagérée dans les textes des historiens. Ces textes sont, pour Tépoque qui nous occupe, tout à fait incomplets et défectueux; ils ne disent pas, il est vrai, que, après avoir appris le soulèvement d'Âvidius, Marc-Aurèle vint en Italie; ils le font partir directement pour rOrient; mais il est parfaitement admissible que Maro-Aurèle soit d'abord venu à Rome* ou du moins aux environs*. Sans cela même, on ne comprend pas comment Faustine se joint à lui pour le voyage d'Orient.
Nous croyons donc que les quatre pièces conservées par Vulcatius Gallicanus sont authentiques. M. Borgbesi, du reste, fut ramené par des réflexions ultérieures à porter sur ces pièces un arrêt moins sévère. Dans ses Fastes cansulaires*, il semble leur accx)rder une pleine valeur. Mais, si les lettres citées par Vulcatius sont authentiques, le principal reproche qu'on adresse à la mémoire de réponse de Harc-Aurèle est victorieusement réfuté.
Les allégations relatives à l'empoisonnement de Vérus^ sont si peu consistantes que nous ne nous arrêterons pas à les combattre. Et d'abord Vérus n'a pas été empoisonné; il est mort de la façon la plus naturelle, d'une apoplexie, k Altino. Selon les uns, Faustine aurait procuré sa mort pour cacher ses intrigues avec lui ; selon d'autres,