‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 2)Chapitre 42 sur 91 · JEAN-MARIUS PI11LELFB · texte numérisé non relu

JEAN-MARIUS PI11LELFB

la réponse de Philelfe a CrivelH étant de Tannée qui suivit la mort de Pie II, il se peut que, lorsque Crivelli écrivit, Philelfe n'eût point encore reçu cette punition, et il ajoute que, si les cardinauK ne rompirent pas toute correspondance avec Philelfe, il le dut k une réparation qu'il fit k la mémoire de ce pape, à la sollicitation du cardinal de Pavie, et que cette palinodie ^ quoique faible, les satisfit en partie *.

Marins, après cette aventure, dut se hâter de quitter Milan, et chercha un asile à Vérone, qui alors appartenait aux Vénitiens. Cette ville, au treizième siècle, avait perdu sa liberté, et avait éprouvé la terrible domination du féroce Eccelino da Romano, qui s'était fait nommer son podestat. Elle fut ensuite soumise aux Délia Scala et aux Visconû. Au commencement du quinzième siècle, François de Carrare, seigneur de Padoue, aidé de son gendre Nicolas III, marquis de Ferrare, l'enleva au duc de Milan, mais l'année suivante vit la ruine de la maison de Carrare, et après une guerre obstinée les Vénitiens s'emparèrent de Vérone et de Padoue. La première de ces villes avait eu la gloire d'être la patrie adoptive et l'asile du Dante ^ ; chassé en 1302 de Florence, il y vécut plusieurs années sous la protection des seigneurs Délia Scala, parmi lesquels Cane le Grand se distingua par la magnificence avec laquelle il recevait tous les personnages illustres chassés de leur patrie '^. Le Dante quitta Vérone, mais sa famille y demeura jusqu'à son extinction, arrivée au seizième siècle ; elle y jouit d'une grande considération, et Marins Philelfe trouva un protecteur dans Pierre Aligero, quatrième descendant ' du grand poète et père de Dante, troi-

1 Rosmini, t. II, p. 148. — Vid. Jacob. Picolomini, card. Papiensis opéra, p. 143.

s Saxius, HUt, Lit. Mediol. p. 232.

s IHaffei, Veron. IlL art. Dante.

* Sag. Gazata, cité par Miiratori,' prœfat. ad Cron. Itegg. t. XVIII, Script, rer. Ital. pag. 2.

* Dante Alighieri — Pietro — Dante II — Lconardo — Pietro II, etc. Voy. Maffei, Veron. IlL p. 53.

sièmc (lu nom, poète lui-même de quelque réputation *. Les deui Philelfes admiraient le génie du Dante et avaient toujours repoussé les attaques de ses détracteurs ^. Marins expliqua publiquement à Vérone, en 1467, la Divine Comédie et compta parmi ses auditeurs Pierre Âligero, dont il vanle le caractère et le crédit '. L'imprimerie n'avait point encore multiplié les exemplaires de ce prodigieux poème '^. Florence, pour en faire jouir ses concitoyens et rendre hommage au grand homme

I Maffei, Verùn, ilL p. 50-53.

s On a à Florence un discours manuscrit de Fr. Philelfe fkit en 4431 (Rosmini, 1. 1, 56); c'est par erreur que Mehus dit 1451. Rosmini a publié ce discours, 1. 1, p. 124. (Giuguené, t. Itl, p.330, not.) On y lit à la fin : ■ Fece questa orazione qnando aveva gia esposto sette canti di Dante, e fù composta contraâ suoi emuli, i quali dicevano esser Dante poeta da'calzolai, e da'fornai, etc. • ( Hehns, VU. Ambros. p. 176.)

s Marins, dans sa Vie du Dante ^ parle en ces termes de Pierre Aligero : « Optimus vir est et civis integerrîmus, quique in urbe Verona maxima et apud cives et apud universam Venetorum rempublicam et auctoritate valet et gratia, quo ego sum usus quam familiarissimè, audivitque a me nonnuUas Dantis atavi sui partes, quas anno superiore sum interpretatus Yeronse, et mirifice est Ulius lectione delectatus. » (Mehus, Vit. Ambros, Camald. p. 57. — Pelli, Memor. per la vit. di Dante, p. 35, not 3, t. IV, part. ii. Oper. Dantie, éd. Zatt», Venet. 1758, in-4'>.)

* Le premier livre imprimé en Italie est le Lactance que Conrad Sweynheym et Arnold Pannartz imprimèrent en 1465, le 29 octobre, au monastère de Subiaco. D'après leur propre témoignage, ils avaient imprimé auparavant trois cents exemplaires du Donaitupro puerulis. (Voy. Audi£fredi, Catal. Rom. edit. SûBC. XV, p. 1-4. — Quirini, De optim. script, edit. p. 233.) J.-Ant. Saxius s'est efforcé de prouver, sans y réussir, que ces mêmes ouvriers, passant par Milan, y avaient imprime dans la même année les auteurs de VBistoire Auguste, édition que Saumaise atteste avoir vue, mais dont aucun exemplaire n'existe maintenant (Saxius, Hist. Litt. MedioL p. 89 et seq. 116, 456, 559), et qui est d'autant plus douteuse qu'il n'est plus question de livres imprimés à Milan avant 1469, et que François Philelfe, qui habitait cette ville, ne parle deTimprimerie dans ses lettres qu'en l'an 1470. (Fr. Philelf. Ep. p. 229, 221, 224, 225. — Lancelot, Acad. des Inscript, t. X, p. 732.) Sans doute Saumaise s'est trompé et a voulu parler de l'édition de Vllistaire Auguste de Milan, 1475. {Joum, Littér. de La Haye, t. XV, p. 473, 474. -^ Supplément à l'Histoire de l'Imprimerie, de Marchand, p. 41.) L'année 1472 produisit les premières éditions du Dante àasiA trois villes différentes, Foligno, Jesi et Mantoue. (Audiffredi, Specim. éd. liai. Sœc. XV, p. 3, 4. — Panzcr, Ann. Typogr. 1. 1, p. 378; 1. 11, p. 3; t. I, p. 438.)

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qu^elle avait banni, établit, dès Tan 1373, pour l'explication de son poème une chaire publique. Boccace, qui depuis longtemps avait écrit la vie du Dante \ comme un monument de son enthousiasme pour le poète, et qui avait alors vainement cherché à faire rougir les Florentins de leur ingratitude envers le plus illustre de leurs concitoyens, occupa le premier cette chaire*. Cet exemple fût suivi par d'autres villes d'Italie, et l'intelligence du Dante devint une partie des études et produisit de nombreux et longs commentaires.

Marius Philelfe, d'après les documents que Pierre Aligero lui communiqua, composa, en 1468, une vie du Dante, qu'il adressa à son descendant ; celui-ci l'envoya à Pierre de Médicis et à Thomas Soderini, en y joignant une épitre dédicatoire, datée du 28 décembre ^, et cet écrit est encore conservé à Florence ^. Pour flatter son protecteur de Vérone, Marius Philelfe, dans cette vie du Dante, a fait jouer à ce poète un grand rôle dans l'Etat de Florence, rôle qui parait peu conforme à la vérité historique ^ Cet ouvrage , qui a servi k Yellutello dans la composition de sa vie du Dante, publiée à Venise en 1544, n'a jamais été imprimé ; mais l'abbé Mehus en a publié plusieurs fragments dans sa préface à la Vie du Dante par Manetti ®,

< Firenie 1S76, in-Bo. — Prose di Dante e del BoccacHo^ Firenie, Tartini e F^wichi, 40, 1723.

« Tiraboschi, Sfor. t. V, p. 397.

' Nagnificig clarissimisque viris Petro de Medicis et Thomœ Soderîno Equiti, Florentinis optimatibns et patriciis. (J. Benven. PeUi , Memor. per la vit. di Dante, p. 6. — Mehus, Vit.Ambros, p. 57.)

^ Joann. Marii Pliilelphi, arttum et utriusque juris Doctoris, Equitis Aorati et PœtiB Lanreati, ad generosum civem Veronensem Petrum Aligerum, Dantis et saocessomm yita, genua et mores. (Biblioth. Laurent. Med. Plut. LXV, n» 50. — Montfaucon, BihL hihliothec, p. 369 D,) •— La vie de Dante, par Marius Philelfe a été publiée avec des notes par Morenî, Florence 1828, in-8o. Voy. la liste des ouvrages de Marius Philelfe. — Éd.

» Pelli, Hem. § 9, p. 67. — Tiraboschi, Stor. t. V, p. 18, 385. — Sismondi, Hitt. des Rép. italiennes, t. IV, p. 186, 187.

« Spécimen Hist. Literar. Fhrentinœ, Florent. 1747, 8*».

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et Joseph Beovenuti Pelli en a fait usage dans ses mémoires sur ce poète*.

Marias, pendant son séjour à Vérone, composa plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels on peut citer un éloge de cette ville en trois livres et en vers latins hexamètres, qui était en manuscrit dans la bibliothèque Saîbante sous le titre de Ferona*^ et qui se trouve aussi dans la bibliothèque impériale de Paris ". n parait que cette ville était alors livrée à la culture des lettres : la première impulsion avait été donnée sans doute par Guarino, puis continuée par ses nombreux élèves ; d'ailleurs, sous le gouvernement des Vénitiens, l'activité des esprits dut se porter vers les études, et François Philelfe avait déjà, dix-huit ans auparavant, rendu témoignage des bonnes dispositions de ses habitants '^. Vérone, au temps de Marins Philelfe, avait pourévéque Hermolaûs Barbaro % neveu du célèbre François Barbare et élève de Guarino ; il chérissait les lettres et recherchait avec passion les manuscrits ^. Plusieurs fenunes y brillèrent par leur instruction et leurs talents littéraires ; la plus remarquable avait été Isotta Nogarola \ qui mourut peu

*■ Ces mémoires se trouvent dans le t. IV, part, ii, de rédition des Œuvrer du Danie, par Zatta, Venise 1758, in-4°.

> Ma£Pei, Veron lU. lib. IIl, p. 108. — Le même, ibid. p. 11, col. 108, cite les ▼ers suivants de V Élégie de la BibHothèq%M Saîbante :

m Snrgimus et rediisse juvat, Veronaque tectis Insignita suis placet : hic requiescere mens est, Donec gratns erit popnlus mihi, nec labor esse Incipiet vanus : délectant pnemia, landes. • . •• 3 Parmi les pièces du no 8315, Marii Philelphi earmen de laudilnu agri Verùnensit.

A Fr. Philelf. Epist, p. 52 v» : « Et Veronam et universam Veronensem nobilitatem maximi facio , delectorque ejus consuetudine plnrimum. Sunt enim nature Veronenses tui omnes perhumani atque libérales et ad bonarum artium studia accommodati, ut nnlli hominum generî cédant. •

s Fr. Philelf. Êpist. p. 217 r». -^ U fut envoyé en ambassade à Charles VII. s Mazzuchelli, Scritt. liai. t. II, i, p. 264, not. 10. — Tireboschi, Stor. t. VI, II, p. 136.

"> Louis Foscarini écrivit aussi de Laudibu» isottœ Nogarolœ. (Voy. degli Agostini, Scritt, Viniz, t. I, p. 105.} — Éloge d'Isotta et de sa sœur Ginevre

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après l'arrivée de Marius Philelfe k Vérone \ Sa famille était illustre et sa grande réputation engagea Marius, non-seulement à lui adresser quelques pièces de vers à sa louange pendant sa vie *j mais encore k composer après sa mort, sur sa vie, un poème en vers latins, qui se trouvait en manuscrit à Venise ', et dans la bibliothèque de Maflei ^.

Parmi les auditeurs de Marius à Vérone, on peut citer Louis Merchenti, que l'on a comparé à Lucain, et que Guarino de Vérone a loué. Il dédia à son professeur un poème intitulé Benacti5, dans lequel il célèbre la victoire qu'Etienne Contareni, général des Vénitiens, remporta sur le lac de Garde, en 1440, contre les troupes du duc de Milan. Dans l'épitre dédicatoire, dans des vers qui précèdent le poème, et au commencement du poème, Merchenti donne à Marius les titres de divin, d'illustre, de très-grand poète, et le nomme la gloire de l'Italie ".

Vers la fin de l'année 1468, l'empereur Frédéric m fit un voyage en Italie : il prétendait accomplir un vœu ; mais son véritable but était de prendre des mesures avec le pape Paul II

Nogarola Gambarra. (Voy. MittarelH, Cat. Mt. S, Mich. prope Muriûnum, col. 8i2, 813.) — Sur Angela, Isotta, Ginevra et Laura Nogarola, voy. Tiraboschi, t. VI, p. 875, not. — Tomasînî, Hl, VU. p. ^AOSA^,— Remarques sur les deux Isotta (Nogarola et de Rimini), dans les Mémoires de d'Artigny, Paris 1749. — L'époque de la mort d^lsotta a été controversée : Maffei et Bettinelli ont ayancé qu'elle mourut en 1446, mais c'est une erreur: elle mourut en 1466. (Voy. Philipp. Bergom. — Tomasini, lUustr, Vitœ^ p. 342. — Degli Âgostini, 1. 1, p. 58, 234.)

« Maffei, Yeron. iU. t. Il, p. 95-97. — Tiraboschi , Stor, t. VI, p. 874.— Rosmini, Vit. di GtMrino^ t. II, p. 67 etseq.

« Publiées dans les Memorie per servire alla storia leterar. t. VI, part, vi, p. 17, et t. VII, part, i, p. 23. — Ce fut Clara Lanza Vegia qui invita par ses vers Marius à célébrer Isotta. (Mittarelli, Bibl, Muran. p. 648.)

» P. Mittarelli, Bibl. Hs, 5. MUh. p. 894. —Tiraboschi, Stor. t. I\, p. 127.

^ De pudicissimœ IsoUœ Nogarolœ vita et moribus et doctrina. — Voy. Maffei, Veron, III. t. II, p. 96.

^ Le titre de ce poëme est : Benacus Ludovici Merchenti, Veronensis^ ad Marium Philelphum. Il est précédé d*une lettre à un fils d'Etienne Ck>ntareni, à la fin de laquelle on lit : « Tibi prœterea, vir clarissime, non erit molestum, si ptins ad summum poetam (Marins Philelfe) illam institui. Illustris enim viri

pour la croisade contre les Turcs, et plus encore pour la guerre contre Georges Podiébrad , qui , après la mort de Ladislas le Posthume, avait été élu roi de Bohême par les États de ce royaume. Quelques électeurs avaient même formé le projet de porter Podiébrad sur le trône impérial, mais l'alliance du pape avec Frédéric empêcha l'exécution de ce projet. Le roi de Bohême favorisait les hussites, et le pape, d'accord avec l'empereur, n'ayant pu armer l'Allemagne contre ce prince, engagea Matthias Corvin, son gendre, à l'attaquer, et cette guerre tacha d'ingratitude la mémoire du grand Huniade.

Telles étaient les pensées qui occupaient Frédéric lorsqu'il vint en Italie. Ce faible et avare empereur' se rappelait la magnifique réception et les présents considérables que lui avaient faits les princes d'Italie, lorsqu'en 1452 il était venu à Rome pour épouser Léonore de Portugal et se faire couronner empereur, et il ne craignit pas de renouveler un voyage qui lui avait été si avantageux*. La générosité des villes et des seigneurs d'Italie ne se démentit point dans cette occasion, et Borso, duc de Modëne et marquis de Ferrare, accueillit l'em-

auctoritas non minorem anctoritatem fuit allatara. ** On lit ensuite les qoatre vers suivants adressés à Marins Philelfe :

« Accipe nunc nostrum, placide nnnc accipe carmen,

Gentibus Italiœ jam gloria magna, Philelphe,

Si quîcquam cecini, doctas quod mnlceat aures,

LfBtor et astringor mentis tibi, maxime vates. •

Le poëme commence par les vers suivants :

« Carmina divini venientia fonte Philelphi

Ad cantus, altosque modos dulcedine summa,

Incendere animos

(Voy. MaflFei, Veron. lU. p. 104. — Gtomai. de' Leter, d'ital. 4712, t. XI, p. 292-294. - Zeno, Dus. Vos$, t. I, p. 127.)

1 Ghandenier, dans une lettre écrite à Louis XI lorsqu^il n'était encore que dauphin , représente Frédéric sous des couleurs peu avantageuses : « L'empereur, dit-il, est un homme faible et irrésolu, incapable de penser et d'agir, dissimulé sans être prudent, et odieux par son avarice, etc . . . » (P. Barre, Hist, d'Allemagne, t. VII, p. 632.)

* Fr. Barbari, Epiêt. 4%1, Ludovico Gard. Aquileiensi, p. 163 (vi kal. Nov. 1431) : « Prseterea Fridericus Rex Romanorum cnm magnis Germanomm copiis.

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pereur avec une rare magnificence V Frédéric se souvenait encore de lui avoir vendu bien cher autrefois le titre de duc, et connaissant à quel point la vanité des Italiens pouvait être utile k ses finances, il se mit k distribuer avec profusion des titres bien moins élevés, et dont son chancelier faisait chèrement payer les diplômes. C'est ainsi que cet empereur créa une foule de chevaliers, de comtes palatins, de docteurs, de notaires et même de poètes lauréats. Ces titres, distribués sans aucun égard au mérite, enflèrent l'orgueil d'un grand nombre de personnages auparavant confondus dans la foule ; ils s'imaginèrent avoir un rang à soutenir; le luxe augmenta avec la vanité, et un historien moderne a signalé les diplômes de Frédéric comme une des causes de la décadence et de la dépopulation de l'Italie '. Quelques-uns de ces brevets, et sans doute ceux qui se payaient le plus cher, accordaient la faculté de transmettre les titres que Ton recevait, d'autres autorisaient a légitimer les bâtards, d'autres enfin, plus ridicules, donnaient la puissance de réhabiliter les gens dégradés et de faire une réputation nouvelle à un faussaire ou à un iniîme'. Telle fut l'invention par laquelle

ut aiont, Romam ituras est, non ut pacandœ Italiœ causam qnœrat, sed ut non desit fortunœ se offerenti, anrum coronarium sibi oblatnm accepturns est, ut ftcilius et honestius possit imperare. . . > (Voy. sur ce voj'age de 1452 Struvius, Corpus HUU Germanie, 1. 1, p. 857-862.)

* On peut voir les détails de ce voyage de Frédéric dans Od. Raynald. Annal, et Ang. Patrit. dans Muratori, Script. Rer. Italie, t. XXIII, p. 203 et seq. — Cf. Jacob. Piccolomini, Comment, lib. VII, init. Récit réimprimé dans Freher, Script. Rer, Germon, t. Il, p. 284, éd. nov.

< Denina, Rivol d'Italie^ liv. XVIH, chap. v, p. 323 et suiv. de la traduction française.

» Diario Ferrares, p. 217, 218, dans Muratori, Seript. t. XXIV : Il

mercori, che fu il primo giorno di Febraio ed il quel giorno el fece molti Cavalieri, Conti, Dottori e Notari, fra li quali da le dignitadi, avengache fnsseno da 80 te ne scriverd alcuni qui . . . Messer Angustino de Rimino Oottore Ferrarese, ▼alente Cavaliero e Conte e che possa fare Dottori ... El magnifico Messer Theofilo Calcagnino. . . di anni circa 28, il quale è ricco mediante di Dncati 60000 e mgnore di tre castelli, Conte e che possa legittimare bastardi di ogni ragione, fare Notari, fàre nno Notaro falsario et infamis, de bnona fama, e redurre in primo stato E fece molti altri Cavalieri e Conti , Dottori e

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