‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 3)Chapitre 29 sur 93 · CORRESPONDANCE. CIX · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE. CIX

tous ceux (le vos compatriotes qui m'ont aulrcfois honoré de leur bienveillance.

VeuiJJez agréer, Monsieur, Fassurance de ma haute considération et de mes sentiments les plus empressés.

A.-\V. SCHLEGEL

Ici $*anrètent les lettres de Schicgel que nous avons retrouvées ; nous ignorons si sa correspondance avec Favre fut encore bien active : nous ne le croyons pas ; nous joignons à ces lettres les billets suivants, sans date, que nous avons recueillis dans les papiers de Favre. — Ed.

Mercredi.

Monsieur,

• .\zagoth et Zazamanch (prononcez Zazamanque) sont cités comme les pays ou endroits dont on tirait les étoflcs de soie. Il n'y a aucune autre indication

La note de Bredow, dont je parlais hier, se trouve p. 107 de son^ginhard. Il est aussi dans cette erreur assez généralement répandue que les poêles des anciens Germains s'appelaient Bardes. Les historiens les plus solides ont démontré que ce nom n'était en usage que chez les nations gauloises. Cette inexactitude me rend méfiant contre le reste de ses assertions. J'ai aussi une fort petite idée de son Hegewisch d'après ce que j'en connais.

Madame de Staël n'a pas encore consenti à vouloir rendre votre Pluie Jphus.

Je vous renvoie, Monsieur , avec beaucoup de remerciements , le volume des Mémoires de V Académie^ celui de Plutarque et Eginhard.

Tout à vous,

SCHL.

Votre réponse, Monsieur, à mes observations d'hier, a terriblement altéré mon opinion sur le talent de M. Senebier, comme bibliothécaire, talent dont

ex CORRESPONDANCE.

rexaditiHlc philolugiqiio eonsliliie une pailie essentielle. Peut-on faire impnnier sous ses yeux de cette façon-là ? Dans voire copie il y a en effet Paphia^ mais dans l'imprimé j'ai cru lire Paphiœ. En tout cas le vers est mal ponctué. Tant mieux pour votre bibliothèque, si le manuscrit de YAtnyris peut être considéré romnie autogr.iphe ; il en mérite aussi d'autant plus la publiration.

Je suis vraiment confus de ce que vous me communiquez tant de renseignements utiles, dont je saurai tirer bon parti. Au bout du compte, c'est vrai ce que dit Simonde ^Sismondi), que ce n'est pas moi, mais vous qui faites ces recherches.

Je connaissais déjà en général le passage de Hundt. Le dernier éditeur des Nibelungen suppose avec vraisemblance que le manuscrit qu'il dit avoir donné à un duc de Bavière est le même qui est actuellement à Munich , et que j'ai eu pendant une année entre mes mains. Mais, dans ce cas-là, il faut convenir qu'il en a furieusement défiguré le sujet.

Je crois que je trouverai dans les auteurs que vous me citez et surtout dans Pezins tout ce qu'on peut savoir sur saint Piligrinus.

Mais un des points de l'histoire les plus obscurs, ce sont les faits de ce margrave d'Autriche, Rudiger de Pechiarn. Le baron de llormayr, l'un de nos plus savants historiens, dont le nom vous sera connu par les gazettes et par le rôle qu'il a joué dans le ïyrol , m'avait promis de faire des recherches là-dessus et de m en communiquer le résultat. Jusqu'ici il n'a pas réalisé sa promesse, et je crains bien qu'il n'aura (sic) rien découvert. Hundt et Hausitzius me paraissent avoir puisé dans Luzius, <]ui est confus et ne cite pas ses sources. Simonde vient de retrouver le volume de Mascovius qui traite de celte époque, et où je trouverai peut-être des éclaircissements.

Quoique j'aie encore plusieurs questions in petlo , j'en fais trêve aujourd'hui, pour ne pas trop abuser de votre complaisance. Je vous renveiTai prochainement des livres et j'en demanderai d'autres.

Tout à vous,

Schi.ei;el.

Vous nj'avez communiqué , Monsieur, comme d'ordinaire des choses infiniment intéressantes et utiles. Je vais copier vos notes et vous les renvoyer. Le poëme ancien* dont je m'occupe est même, sous le point de vue historique, plus curieux que vous n'imaginez peut-être. C'est un mélange de

i Les Njebolungcn. — Éd.

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