‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 3)Chapitre 35 sur 93 · CORRESPONDANCE . CXX V · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE . CXX V

mé. Malhcnrcnscment, Mgr Baldi est très-sensible à la critique, et celle qu'on vient de foire de son livre lui a causé un coup d'apoplexie dont il est cependant rerenu. Nos antiquaires ne font rien ou peu de chose. La fouille de la duchesse do Devonshire continue encore, grâce aux éboulements qui ont eu lieu à la soile des ploies, et qui nous ont obligés à recommencer par trois fois nos travaux Si vous nous Eûtes l'honneur de venir nous voir, Monsieur, vous aurez le plaisir de vous promener sur une partie de l'ancien forum, découverte par votre serviteur.

Veuillez me mettre aux pieds de l'aimable M'"'' Favre, et agréez en même temps l'expression de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsieur,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Akerblad.

Part*, le iH janvier 184 6.

Monsieur,

Pai l'honneur de vous faire hommage d'un exemplaire de la nouvelle édition de ma tragédie des TempUers, ainsi que du volume qui contient celle des ÉSUxtB de BioiSj et la notice historique sur le duc de Guise.

Je voudrais trouver des occasions plus importantes de vous témoigner ma reconnaissance pour l'obligeance avec laquelle vous m'avez fourni des matériaux prédeuxy qui me sont devenus très-utiles pour l'ouvrage que j'achève en ce moment sur la langue romane prindUve, ouvrage qui présentera la grammaire de cette langue du X* au XIV" siècle, et qui indiquera son influence sur les langues française, espagnole, portugaise et italienne, lesquelles n'en ont été que la continuation, avec des modifications différentes.

La Nobla Leyçon étant d'une date aussi ancienne que le plus ancien troubadour connu, donnera heu à des rapprochements qui offriront de l'intérêt; la copie très-soignée que je tiens de vous, a l'avantage d'avoir été faite sur un manuscrit autre que celui qui a fourni les fragments imprimés par M. Léger, dans son histoire des Vaudois.

Plusieurs moti& me font désirer vivement d'obtenir la copie des autres poëmea. Indépendamment de l'utihté générale que j'en retirerais, soit pour la syntaxe, soit pour le dictionnaire, il me serait surtout important déjuger des formes des différentes poésies des Vaudois, et d'en comparer les règles avec celles qui furent adoptées par les troubadours, et ensuite par les poètes français et ceux des autres nations de l'Europe latine.

CXXVI COIIRESPONDANCE.

Je reviens donc à la proposition que je vous avais soumise, et qui, par Fcffct de vos soins obligeants, est restée sans réponse.

Puisqu'il n'est pas permis de me confier le manuscrit, ne serait-il pas possible de trouver, moyennant une juste rétribution, un copiste capable d'en faire une copie exacte? Si vous vouliez bien la coUationner, ce soin de votre part me rassurerait, et je n'hésiterais pas de me servir de cette copie avec confiance, et de la citer comme autorité.

Je ne regretterai point le montant de la dépense , et, au premier avis, je la ferai acquitter à Genève.

Vous pardonnerez, Monsieiur, mon importuuité, puisque vous eu appréciez le motif.

Quel que soit le succès de ma demande, je conserverai toujours un vif seutimont d'estime et de reconnaissance pour vos bons offices.

Veuillez en agréer l'assurance sincère,

Raynouard.

Passy -les- Paris, le 40 mars i8i€.

Monsieur,

Je m'empresse de vous accuser la réception de votre lettre du 1*' mars contenant un fi-agment considérable du poème de la Barca:iQ vous prie d'agréer mes remerciements.

La manière obligeante dont vous voulez bien me procurer une copie soignée de fragments considérables des poésies vaudoises, et suppléer, par vos propres soins, à l'impossibilité de trouver un copiste, me dédommage agréablement; j'accepte avec reconnaissance vos offices, et comme le Despreczi de la Mort n'a que 115 vers, si vous avez la complaisance de le copier en entier, vous aurez foit pour mon ouvrage plus que je n'aurais osé prétendre.

Quant aux autres poëmes, en prenant les premiers et les derniers vers de chacun, je vous prie de choisir ensuite ceux qui vous paraîtront offi:ir un sens plus complet, oflûir des idées plus nettes ou plus remarquables, et qui mériteront d'être cités dans mon ou\Tage.

Permettez-moi les questions suivantes :

1» Vous m'avez dit, dans votre notice intéressante sur les manuscrits vaudois de la Bibliothèque de Genève, que le maimscrit n" 207 était, au jugement de M. Senebier, du XII" siècle.

Quelle est votre propre opinion?

2' En faisant usage de ces poésies des Vaudois, serait-ce une indiscrétion

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