‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 3)Chapitre 36 sur 93 · CORRESPONDANCE . CXXV II · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE . CXXV II

que d^anDoncor que le maiioscrit appartient à la Bibliothèque de Genève, et comment j'en ai eu commimication?

9* Si, dans la suite, de nouvelles circonstances rendaient nécessaire de voir le manosGrit original, croyez-vous que la direction de la Bibliothèque ou votre goaTcmement accordât, sur la demande du gouvernement français, de renvoyer pour très-peu de temps à Paris? et à qui faudrait-il s'adresser ?

Depuis que j'ai comparé le poëme de la Nobla Leyçon, imprimé par Morland avec la copie que je tiens de vous, je puis me convaincre que cet imprimé fourmille de fautes ou que le manuscrit a été mal copié, de sorte que le présent que vous m'avez fiût devient encore plus précieux et plus utile que si l'ouvrage n'avait jamais été publié.

D y a même dans l'imprimé des mots laissés en blanc, soit que le copiste n'ait pu ou su lire les passages, soit que le manuscrit soit effacé.

Soos tous les rapports, il me parait que le manuscrit 207 de Genève est le ploa ancien et le plus exact; et pour citer un des motifs de mon opinion, je Toos dirai que souvent l'imprimé anglais, au lieu de gum, avec, que porte votre manoscrit, met au, le même que a5, qui, par le changement très-ordinaire du 5 en 9 a produit Vavec français.

Ce mot au est répété trop souvent pour croire que ce soit une erreur du copiste, et alors on peut croire que le manuscrit de Cambridge a été feit dans un temps où l'on disait parmi les Vaudois Vab des troubadours, et ensuite au an lien de l'ancien mot cum.

Je termine ma lettre en vous offirant de cœur et d'esprit l'hommage de ma reconnaissance et de mon dévouement

Raynouard.

Poisy-leê'Paris, le %0 avril 4816, Monsieur,

J'ai reçu successivement vos deux lettres du 23 et du 28 mars, contenant le Desprecei dd Mort et les fragments du Naoél Sermon. Je vous aurais plus tôt adressé mes justes remerciements, si je n'avais cru devoir attendre les rcp<Mise8 qui devaient me parvenir de Cambridge, où j'avais écrit pour constater l'existence des manuscrits vaudois déposés par Samuel Morland.

D'après la vérification qui vient d'être faite dans la Bibliothèque de l'Université, ces manuscrits ne s'y trouvent plus, il parait même qu'ils manquent depuis plusieurs années.

Cette circonstance, qui rend plus précieux le manuscrit de la Bibliothèque de Genève, et tout ce que vous m'en avez communiqué, augmente encore ma

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