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lui suggérer son érulition en une multitude de sujets divers, et même, s'il le fallait, de nouvelles recherches dont l'étendue ne le rebutait jamais. On verra, par les lettres de Guillaume Schlegel, quelle devait être son inépuisable complaisance. Bien plus, si quelques volumes ne suffisaient pas, sa bibliothèque elle-même était libéralement ouverte aux travailleurs sérieux. Es y restaient aussi longtemps qu'ils le désiraient, et c'est ainsi qu'un savant danois, M. de Brôndstedt, y vécut, pour ainsi dire, quelques semaines avant d'entreprendre ses grandes excursions archéologiques. Favi-e se faisait en même temps un devoir de répondre avec une complaisance infatigable à toutes les questions qu'on lui adressait, et tel était l'ordre qu'il avait introduit dans ses livres et dans sa mémoire, qu'il pouvait presque toujours satisfaire aux nombreux renseignements qu'on réclamait de son savoir. Son action s'étendait encore plus loin. Tous ceux qui se sont occupés de recherches érudites savent quelles difficultés on éprouve souvent à faire passer ces recherches et leurs résultats dans le domaine de la publicité. Favre était d'abord l'homme des encouragements et des bons conseils; puis, le moment venu, le souscripteur actif et généreux. Quelques pages feuilletées au hasard dans le catalogue de sa bibliothèque le prouveraient bientôt. Nous n'en citerons qu'un exemple.
Peu d'années avant sa mort, il reçut la visite du célèbre Tischendorf , dont les travaux sur le texte de l'Ancien et du Nouveau Testament, et les voyages en Orient à la recherche d'anciens manuscrits sont si connus des interprètes de nos Livres sacrés. M. Tischendorf entretenait le savant genevois de son désir de publier en fac-similé le Codex Clarotnonianns^ qui remonte au sixième siècle, mais il parlait aussi des frais auxquels le c(mdanmait cette belle publica-