‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 3)Chapitre 7 sur 93 · L1II · texte numérisé non relu

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tion , dont le prix devait éloigner la foule des acheteurs. Vivement frappé de l'intérêt que promettait cette reproduction, Favre voulut immédiatement y concourir, et il pria M. ïischendorf de le compter comme double souscripteur à un livre qui ne rentrait que de bien loin dans le cercle de ses études ^

Ses heures de travail écoulées, Favre appartenait dès lors tout entier à sa famille, dont il était l'honneur et la joie, et à ses amis qu'il réunissait fréquemment sous le toit hospitalier de La Grange. Ces hommes étaient ceux qui illustraient alors le nom genevois, et dont l'action individuelle ou collective ne fut pas sans éclat au dehors, ni sans influence sur le mouvement général des affaires publiques. On y voyait surtout — nous ne citons que ceux que la mort nous a ravis — Etienne Dumont, l'ami de Mirabeau et le traducteur de Bentham, qui faisait revivre par sa parole et par ses écrits ces premières années de la révolution française et ces fameuses luttes de la tribune et de la presse auxquelles il avait pris une grande part; — sir Francis d'Ivernois qui, sous l'Empire, avait porté en Angleterre son activité de statisticien et son indépendance de publiciste, et qui cherchait à populariser sur le continent, en suivant les traces de De Lolme , les doctrines constitutionnelles de son pays d'adoption; — de Candolle, que son génie scientifique élevait au-dessus de ses amis, et qui les égalait par son aptitude politique et son dévouement aux intérêts intellectuels et moraux de son pays; — J.-J. Rigaud, qui exerça

* M. Tischendorf se souvenait sans doute de cet acte de libéralité lorsqu'il écrÎTait dana la préfiice de son édition du Nouveau Testament : « Ex helvetico ittnere nomina carissima habeo De Wettii in quo par est humanitas érudition! , Muelleri professons, virique liberalissimi apud Genevenses, clari G. Favre- Bertrand. » (Edit. de 1842 et de 1849.)

une influence aussi grande que légitime sur la direction des aflfaires de Genève et de la Suisse , et dont la capacité administrative semblait appeler un plus vaste théâtre; — Rossi, le proscrit italien que Genève avait accueilli et adopté avec la plus vive sympathie , et qui, sans doute , au milieu de sa brillante carrière et jusqu'à son heure fatale, regretta plus d'une fois les amis dont il fut si longtemps entouré; — Simonde de Sismondi, dont l'intimité avec Favre datait, comme nous l'avons vu, des plus mauvais jours de la Révolution et de la prison du bastion de Hollande;— Pictet-Diodati , l'ancien représentant de Genève à Paris sous le régime impérial, et qui, dans les premières années de la Restauration , était devenu le chef de l'opposition libérale dans la petite république; — Lullin-de Châteauvieux, que ses Voyages agronomiques m Italie, et surtout le Manuscrit venu de Sainte^Hélène et les Lettres de St-James avaient rendu célèbre comme excellent observateur et publiciste original; — de Bonstetten, cet aimable vieillard, philosophe à la fois et archéologue plein d'esprit et d'humour; — Marc-Auguste Pictet et Pictet de Rochemont, l'un professeur habile, l'autre diplomate heureux et prudent, auxquels Ib, Bibliothèque Britannique etlù, Bibliothèque Unim-selle àxœent leur grand et légitime succès; — Boissier, dont l'Académie de Genève gardera longtemps le souvenir, et que ses travaux littéraires et archéologiques rapprochaient entre tous de Favre; — le baron Maurice, auquel ses découvertes dans les sciences mathématiques avaient ouvert les portes de l'Institut de France, — et tant d'autres encore, moins connus au dehors de l'intimité genevoise, mais que leurs goûts sérieux ou leur vie, mêlée aux discussions de la législature et du gouvernement, unissaient à Favre comme ceux dont nous venons de rappeler rapidement les noms.

Ëst-il nécessaire d'ajouter que sa maison était également ouverte aux savants et aux étrangers qui s'honoraient de lui être présentés et qui remportaient chez eux l'impression salutaire de cette vie consacrée au travail au sein de l'opulence et à l'accomplissement des devoirs du citoyen?

D est cependant un nom que nous n'avons pas encore cité et qu'il nous est impossible de passer sous silence. On sait quelle part Genève, avec toute l'Europe libérale, prit à l'aflOranchissement des Grecs. Depuis lors, les circonstances ont bien changé ; mais quel que soit le déplacement qui se soit fait depuis trente ans dans nos appréciations, on ne peut nier la grandeur et la spontanéité entraînante de ce mouvement qui faisait secouer à l'Europe le joug de la diplomatie, pour défendre la cause d'un peuple chrétien. A Genève, l'élan était donné par M. Eynard, dont le nom restera indissolublement lié à ces nobles efforts qui ont fondé la nationalité hellénique. Favre, qui vivait depuis tant d'années au milieu des souvenirs de l'antiquité , et qui était en même temps un défenseur convaincu des idées libérales , s'était uni de cœur et d'activité à M. Eynard , et ce fut dans son salon que se fonda la première société continentale pour l'afiranchissement des Grecs. Genève entendit son appel, car il y avait pour elle, dans cet appui donné à un peuple opprimé, quelque chose de plus qu'une simple protestation. Ces Hellènes, qui revendiquaient leur liberté, rappelaient aux Suisses leurs héros luttant contre la maison d'Autriche, et à Genève sa glorieuse résistance à l'ambition des ducs de Savoie. Gapo d'Istria vint à son tour appuyer le grand mouvement à la tète duquel était M. Eynard. Pendant que M. Eynard agissait à Londres et à Paris, et que Capo d'Istria mettait à son service ses relations diplomati-

qucs , Favre , dans un cercle d'activité plus restreint , mais encore fort utile , organisait à Genève les comités de secours , et il en était nommé le président. 11 serait aujourd'hui quelque peu téméraire de prophétiser le sort réservé à la Grèce: sans doute, ce jeune royaume n'a pas tenu toutes les brillantes espérances que ses amis avaient pu concevoir, et si l'excellence d'une cause se juge à ses succès immédiats, celle des philhellènes de 1823 n'est pas encore gagnée. Mais laissons à l'avenir son œuvre : nous dirons seulement que Favre fut un des auxiliaires les plus dévoués de M. Eynard, et qu'il avait trouvé dans Capo d'istria une conformité de goûts littéraires et de vues politiques qui ne tarda pas à resserrer en une amitié véritable cette liaison formée pour venir en aide à un peuple opprimé.

Telle était la société qui, pendant plus de vingt ans, à dater des premières années de la Restauration , eut un de ses centres de réunion à La Grange. C'était au milieu de ces hommes que Favre s'était fait une place émincnte qu'il devait, non à sa fortuno et à sa position sociale, mais au vrai libéralisme de son caractère, à sa vaste instruction , à l'élévation et à la noblesse de ses sentiments.

Cette vie, nous aimons à le répéter, n'arrêtait d'ailleurs en rien ses travaux. Sa bibUothèque et son cabinet conservaient pour lui tout leur attrait, et nous savons déjà que ce fut alors qu'il se mit à rédiger les résultats de quelquesunes de ses recherches, avec l'intention évidente de les livrer à l'impression. Nous laissons de côté une foule de notes, d'extraits, de mémoires ébauchés, qu'il est inutile d'énumérer. Nous ne nous arrêterons avec quelques détails que sur les dissertations qu'il avait à peu près terminées et que nous publions aujourd'hui.

Nous avons vu qu'en 1817, à l'époque où l'abbé Angelo

Mai faisait paraître ses fragments inédits sui- Alexandre, Favre était déjà tout prêt à les soumettre à l'examen d'une critique éclairée.

Sa correspondance avec G. Schlegel et ses articles insérés dans la Bibliotfièque Universelle, sur le Valérius et Y Itinéraire d'Alexandre, prouvent que cette étude datait pour lui d'une vingtaine d'années , mais ce ne fut que vers 1830 qu'il reprit ses recherches pour les coordonner et les résumer. Pendant cet intervalle , on le voit réunir patiemment les matériaux de son édifice. Les détails s'ajoutent aux détails, les notes aux notes, les citations aux citations, et lorsque le moment de la mise en œuvre est arrivé, la main hésite au milieu de cette abondance, et elle laisse finalement l'érudition étendre un peu trop loin ses prérogatives. Mais, cette réserve faite, nous croyons que le lecteur instruit sera firappé, comme nous, de l'immense savoir que révèle cette Histoire fabuleuse d'Alexandre, et que, tout en y désirant un ordre plus méthodique et une déduction plus serrée, il rendra justice à la sûreté de la critique et à l'intelligence du point de vue dans un sujet fort difficile et jusqu'alors inexploré. D s'agissait, en effet, de suivre, à partir de la mort du conquérant macédonien, toutes les vicissitudes qu'avait subies son histoire jusqu'au moment où l'imagination des peuples du moyen âge, excitée par le merveilleux oriental , Tavait transformée en un incroyable roman , qui laisse à peine entrevoir quelques traces d'Arrien et de Quinte -Curce. Quant aux détails de cette histoire fabuleuse, ils étaient disséminés dans une multitude d'auteurs, appartenant aux nations les plus diverses, et dont quelques-uns étaient absolument inconnus. En outre, Favre n'avait aucun fil conducteur qui le guidât dans ses investigations, aucune tentative qui eût précédé la sienne pour lui

montrer du moins la route à suivre et les écueils à éviter. Il avait donc à créer sa méthode, tandis que ses recherches s'étendaient peu à peu dans un grand nombre de bibliothèques , comme le montrent quelques témoignages intéressants que nous avons conservés.

Ajoutons aussi que Tune des sources les plus importantes de ce travail, le roman grec désigné sous le nom de Psmdo-CaUisihèm , était encore inédit, et que Favre ne le connut dans son entier que les dernières années de sa vie. n le lut avec intérêt, ainsi que les savantes introductions et les notes de son habile éditeur, M. C. Millier *, et il eu profita pour faire à son manuscrit quelques additions que nous avons respectées. Il aurait même désiré refondre sa dissertation : a Mais à quatre-vingts ans, nous disait-il, ce n'est plus l'histoire fabuleuse d'Alexandre qui doit faire l'objet de mes préoccupations. Heureuse distraction de mon âge mûr, je l'abandonne pour songer à des intérêts d'un ordre bien plus relevé et bien autrement importants pour moi.» U avait souri cependant au néant de sa « modeste gloire, » lorsque, dans l'introduction de M. Mttl- 1er, il avait trouvé son nom métamorphosé en celui d'uu docte allemand et prenant la forme de Friedlànder. Mais l'histoire fabuleuse d'Alexandre l'avait préparé à des transformations trop extraordinaires, pour qu'il s'arrêtât à cette petite infortune. Nous espérons cependant que les critiques, en profitant des recherches dont l'ensemble leur est aujourd'hui livré , se rappelleront désormais le savant auquel ils les doivent, et qu'ils ne l'oublieront pas dans un hommage qui ne sera que mérité. '

t Pteudo-CalUtthène à la suite de l'édition d'Arrien pabliée par M. Diibner. (Paris, Didot, 1846.) • Noos tenons oependant à rappeler ici Topimou de Letronne que nous avons

UEssai sur }a littérature sacrée et profane des Goths n'offrait pas les mêmes difficultés qae VHistoire fabuleuse (T Alexandre y mais il exigeait également (ce que notre auteur était loin de redouter) des lectures considérables et des recherches préparatoires fort minutieuses. Nous avons dit que le problème de l'origine des runes qui se présente an début de cette étude avait été traité par Favre à l'occasion des débats qu'avait suscités l'inscription du lion de Venise *. n revint alors à ses notes de l'an 1805. U examina surtout avec attention les questions que soulève la traduction de la Bible par Ulphilas (les récentes découvertes

«ma mentionnée (page xx). Qae l'on nons permette d'y joindre celle d'an antre membre de l'Institat, H. Berger de Xivrey, dans les Notices et Extraits des Manuscrits de la Bibliothèque royale^ tome XHI, pag. 162 et suivantes où ce savant distingné s'occnpe avec détail da Psendo-Callisthène et des mannscrits de ce roman.

Après avoir rappelé l'opinion de Sainte-Croix qai réclamait un examen attentif des versions latines da Pseudo-Callisthène, M. Berger de Xivrey continue ainsi (page 166):

• C'est oe que fit, dès 181 S, Tantenr d'an savant article qai parât dans la BibUothègue Universelle de Genève^, à l'occasion du Julius Valerins, publié la même année par M. l'abbé Mai, d'après un manuscrit de la bibliothèque Àmbrosienne. Cet article m*était indiqué par M. Letronue, qui avait examiné aossi dans ]e Journal des 5a«anf« la publication de M. Mai; mais je n'ai pu me procurer le recuefl littéraire de Genève que récemment à la bibliothèque de l'Institut Les diverses questions qui se rattachent au Psendo-Callisthène y sont traitées avec une émdition et des dévdoppements décourageants pour an concurrent. Pourtant une comparaison attentive me fit jager que mon travail pouvait offirir encore quelque intérêt, surtout en y mettant à profit cet excellent article, que je citerai toujours comme je le dois, l'ayant mis souvent à contribution depuis que j'en ai en connaissance. Toutefois je crois devoir igouter que la présente notice était fûte et avait été communiquée à plusieurs savants avant que l'article dont il s'agit me fût connu. Quant à son auteur, dont le nom n'est indiqué dans la BibUothègue Universelle de Genève que par un F., M. Li^ard a eu la bonté de m'apprendre que c'est M. Favre.» — Le tome XIII des Notices et Extraits porte la date de 1838 : la dissertation de Favre que nous publions pour la première fois est de 1830.

*■ Voyes page xx.

d'A. Mai et du comte Castiglione venaient de les remettre en honneur auprès des savants), et il publia les résultats les plus importants de ces recherches dans le numéro de mai 1821 de la Bibliothèque Universelle de Genève. Cet article, qui fut accueilli avec une distinction marquée par les juges les plus compétents, ne satisfaisait pas cependant sou auteur. Complété dans les années qui suivirent, c'est maintenant une fort intéressante dissertation qui résume, avec des détails nouveaux, l'histoire de l'introduction et du développement du christianisme chez ces peuples Scandinaves que l'émigration et les hasards de la guerre avaient jetés sur les rives du Danube.

Ij Essai sur la Littérature sacrée des Goths est suivi d'une dissertation sur leur Littérature profane. Notre auteur y avait trouvé un de ces sujets qu'il affectionnait tout particulièrement. Nous voulons parler de ces traditions sur lesquelles repose le célèbre poëme des Niebelungen, traditions dont il fait remonter l'origine aux tribus sorties de la Scandinavie. A l'époque où Favre commença ses premières investigations, le poëme des Niebelungen, aujourd'hui si souvent édité, traduit, commenté, était encore une lettre morte dans l'histoire des littératures, et c'est à ce point de vue qu'il faut se placer pour juger l'essai du savant genevois. Néanmoins, et malgré des publications postérieures fort remarquables, les recherches de Favre sur les nombreuses traditions qui s'entre-croisent dans l'œuvre des rapsodes germains, sur leurs rapports avec l'histoire ou les fables de diverse nature qu'elles renferment, leur liaison ou leui'S contradictions, peuvent être encore utilement consultées par ceux qui ne se contentent pas de juger en courant ces monuments poétiques de peuples aujourd'hui disparus, mais qui veulent pénétrer dans le mystérieux travail de leur

composition. Les résultats auxquels G. Favre est arrivé sont loin, nous le reconnaissons, d'avoir épuisé ce sujet, mais il nous parait l'avoir abordé par son côté le plus curieux peut-être et le plus obscur, et c'était déjà beaucoup à cette époque d'avoir su l'éclairer des lumières d'une saine et intelligente critique.

Bien qu'elles ne fussent que très-imparfaitement connues, ces diverses publications avaient excité l'attention et la sympathie des savants étrangers, et leurs encouragements et leurs félicitations venaient chercher 6. Favre dans sa retraite. Les lettres que nous avons retrouvées de Guillaume Schl^l, d'Angelo Mai et d'Inghirami témoigneront pour TAUemagne et l'Italie; les relations de Favre avec la France furent encore plus nombreuses: il nous suffira de citer quelques noms.

Nous avons déjà parlé de A.-L. Millin et de Sylvestre de Sacy. Favre était également en rapport de science et d'amitié avec Raynouard qui trouva en lui un excellent collaborateur à sa grande publication des Poésies des Troubadours. Raynouard reçut en particulier de G. Favre toutes les copies ou collations des manuscrits vaudois, et surtout de la Nobla Leyçonj que possède la bibliothèque publique de Genève.

A côté des noms de Millin et de Raynouard nous devons placer celui d'un autre membre de l'Institut, M. Félix Lajard, le célèbre auteur des Recherches sur le culte de Miihra et sur le culte de Vénus. A plusieurs reprises la correspondance de M. Lajard et de Favre fut assez active, et leurs sympathies scientifiques se fortifièrent de relations plus intimes dues à la parenté qui unit M. Lajard à une famille genevoise *. Des extraits de cette correspondance

* La famille Hooltoa à laquelle est alliée la famille Favre.

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auraient trouvé leur place légitime à côté de celle de Schlegel et d'A. Mai. Mais M. Lajard est encore une des gloires de l'Académie des Inscriptions : ses lettres ne peuvent donc sortir d'une famille qui les conserve comme un précieux et touchant souvenir de Taffection qui unissait deux hommes également distingués \ Qu'il nous suffise de dire (est-il même nécessaire de le remarquer?) que Favre et M. Lajard ne s'épargnaient pas les bons offices dans leurs travaux, et qu'ils se consultaient l'un l'autre avec une confiance qui ne fiit jamais trompée. Favre recevait les observations que lui adressait M. Lajard, et celui-ci lui écrivait, par exemple, en lui envoyant la seconde livraison de ses Recherches sur le culte de Vénus (4 décembre 1837): « Votre sufirage sera toujours un de ceux que j'ambition- « nerai le plus d'obtenir, de même que vos observations et « vos critiques seront toujours reçues par moi avec toute « la déférence qui est due à votre vaste et profond savoir (( et avec toute la reconnaissance d'un auteur qui ne peut « se méprendre sur les sentiments qui auront dicté vos con- « seils et vos avis. »

Ces travaux divers que nous venons d'indiquer, et bien d'autres encore que Favre a laissés incomplets , étaient le résultat d'une ardeur peu commune pour l'étude qui prenait sa source dans le désir d'étendre sans cesse le champ déjà si vaste de' ses connaissances et dans le devoir qui lui commandait d'employer utilement ses loisirs. Il est à re-

* Nous notons ici que les relations de G. Favre et de M. Lajard ont enrichi notre Musée d'histoire naturelle d'une fort belle collection de papillons qu'avait rapportée un officier qui avait fîdt le tour du monde sur la Coquille, Cette collection , signalée par Lajard à son ami , renfermait 650 papillons environ de Java, d'Amboine, du Bengale, de la Nouvelle-Hollande, de la Chine, du Brésil et du cap de Bonne-Espérance. Achetée par G. Favre, elle fut donnée par lui au Musée.

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