‹ Mélanges d'histoire littéraireChapitre 5 sur 51 · GRECS BYZANTINS · texte numérisé non relu

GRECS BYZANTINS

même fable, mais son ouvrage a été si souvent interpolé qu'on ne saurait le rapporter à un temps déterminé.

Les fables s'étendent dans Cedrenus, auteur du onzième siècle. Il raconte celles de Neetanèbe et de Candace : il conduit Alexandre du [)alais de cette reine par le Phase, Cadix et les nations britanniques jusqu'à l'Indus, puis à l'Océan et au pays des Braclimanes on Macrobii. Alexandre y fit élever une coloinie. Cedrenus parle des animaux de l'Inde, de dragons de soixante-dix coudées, de scorpions d'une coudée, de fourmis d'une palme, et de l'immense Odontolyrannus qui peut engloutir un éléphant ^

Michel Glycas, écrivain postérieur h Cedrenus ^, a répété les mêmes traditions fabuleuses ^, et J. Tzetzès, à la fin du douzième siècle, cite plusieurs fois Callistliène et particulièrement dans les vers oîi il rappelle l'aventure d'Alexandre chez Candace *.

Telles sont les traces du roman d'Alexandre que l'on trouve dans les historiens byzantins ; elles se rapportent aux traditions d'Alexandrie.

VI. il existe dans un ouvrage grec de date incertaine des débris de fobles pour le moins aussi absurdes et d'une origine absolument différente. Cet ouvrage porte le titre de Révélations ^ et le nom de Methodius ; mais malgré quelques manuscrits qui l'attribuent à l'évêque de Patare et de Tyr, il ne peut appartenir qu'à un écrivain beaucoup plus récent et peut-être

• Georg. Cedreni Compendium historiarum (Paris, 1647, fol.) pp. 130-153.

•^ Il est incertain si Glycas vécut au douzième ou au quinzième siècle. La première opinion est plus probable. (Maries Introd. in ling. grœc. t. II, p. ooi. — Suppl. t. II, p. 68. — G. -F. Walch, in Comment, soc. Gotting. t. V, p. 18. — Morelli, Bibl. ms. gr. et lut. 1. 1, p. 266.)

3 Mich. Glycœ Annales (Paris, 1660, fol.j p. lil.

■» Jo. Tzetzis Chiliad. III, v. 883-889. V. encore Cliil. 1, 323. — Chil. VII, 403 et 418. — V. Geier, Alex. M. Hist. script, p. 2.30, not.

s On le trouve en grec et en latin dans Grinœi Ortliodoxogr. t. I, et en latin dans Maxim. Bibl. Palrum. t. III. Sur les autres éditions V. Fabric. Bibl. grœca, t. VU, p. 269 éd. Maries.

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