Cf. surtout : II. et
« ... Le mot caché ne change pas.
Dans tous les cœurs, toujours le même, Il y chante ou gémit tout bas ; Et ce mot, c'est le mot suprême !
Aimer, c'est avoir dans les mains Un fil pour toutes les épreuves, Un flambeau pour tous les chemins, Une coupe pour tous les fleuves ? etc. » l\. Ch. du Crépuscule, 22. Nouvelle chanson sur un vieil air. — 23. Autre chanson.
ÉVOLUTION DU SENl l.MI'J.M' DE L AMOUR, DE 182O A l865 ïj"]
jusqu'ici. Et d'abord, cela n'est plus vécu; ce sont jeux et inventions d'artiste. Enfin, dans ces cadres imaginaires, c'est un débordement de sensualité, tantôt vulgaire, tantôt plus raffinée et polissonne, mêlée d'esprit, quelquefois ingénieux, le plus souvent assez facile*.
Que l'on se reporte maintenant aux pièces amoureuses des Contcmpldtions. On y distingue deux groupes: les unes rappellent certaines pièces de la période de i83o à i84o; les autres, au contraire, annoncent les « Chansons ». Les pièces i. 2. 20, 21, 22, 24, 28 (non datées dans l'édition) sont remplies de cette mélancolie et de cette philosophie, qui viennent des circonstances que traverse le poète vers i8/io" : on peut, par conséquent, accepter