‹ Mélanges d'histoire littéraireChapitre 67 sur 85 · XI · texte numérisé non relu

XI

Lanson.

Il4 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

ilTUDE DES TEXTES CONTENUS DANS LES MSS.

(L'ordre suivi pour les mss est l'ordre chronologique indiqué plus haut. — L'ordre suivi pour les pièces est celui de l'édition Lemerre dont le texte est adopté pour les citations.)

Le Passé', — Edit. Lemerre, I, p. ii fédit. princeps VI).

.ys. III, f° 28-3G, f° I, f" i8 v°-23 V.

Ms. I, f° 1-7, f° 20-22 v°-.

Lamartine a porté longtemps cette pièce dans son esprit, l'essayant, l'abandonnant et la reprenant à plusieurs reprises depuis 1821 où il en parle pour la première fois (lettre CCLVI à \irieu, d'Aix le 3o août 182 1) jusqu'en 1828 où il en parle comme d'une chose terminée (lettre CCXC à Virieu, 3 janvier i823).

Nous en trouvons la plus ancienne esquisse au f° 29 du ms. III sous ce titre : « Psaume i4 à M. Ai/inon de Virieu. Odula: Majoresque cadunt altis de ... »

I. Ce travail était terminé depuis quelques mois déjà lorsque parut, dans \a. Revue d'Uisloire Littéraire de la France (janvier-mars igo-'i) l'étude si complète et si pénétrante de M. Masson intitulée : La composition d'une « Méditation » de Lamartine : le Passé. M. Masson, dans cette étude, a pu tirer des indications que les manuscrits nous fournissent tout le parti qu'elles comportent et il a montre excellemment comment l'on pouvait parvenir à étudier Lamartine de très près en combinant les Manuscrits et cette Correspondance si riche, si vivante que n'étudiera jamais assez celui q\ii voudra connaître l'âme sincère du poète. Je ne pou\ais me pro[)oscr dans ce travail de mettre en \alcur, comme la fait M. Masson pour « le I\issé » tous les enseignements que nous donnent les Manuscrits. La lAclic eût été considériihle, car je me pr-nnets d'espérer que ^L Masson est un peu pessimisle lorscpi'il semble dire que les Manuscrits ne peuvent fournir l)oa\icou[) d'indiciilions sinon aussi intéressantes que celles qu'il a signalées pour le l'ussé, du moins vraiment utiles. La seule utilité de mon travail pourrait être d'aider ceux (|ui voudront étudier, avec le mémo soin et le même succès que M. Masson, d'autres pièces impoiiantes des « Méditations ') ou des « Harmonies ».

a. Dans tout le cours du travail, le texte en itali(pie sera celui du ms. ; le texte en caractères ordinaires, celui de l'édition.

Str. I. l/s. II, F. 29. — Cette première page est très intéressante, elle nous permet de saisir le tout premier travail du poète. Voici comment la comparaison du début est indiquée :

Arrêtons-nous sur la colline

à Vheure où le flambeau des Jours

laisse... vois-tu...

Il ne s'arrête pas à compléter, mais se jette tout de suite au second terme :

Ainsi le flambeau de la vie

jetant d'inégales lueurs

sur

brille à peine à travers nos pleurs ;

ne tournons plus notre paupière

vers ce berceau de la lumière

qui fuit nos

mais — (iilis) — des yeux de Came

vers cette pure et chaste flamme.

Tout le feuillet est barré d'un trait transversal et la strophe est reprise au feuillet suivant, deux fois, avec des variantes.

Str. I. F. 3o.

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