‹ Mélanges d'histoire littéraireChapitre 68 sur 85 · ESQUISSE · texte numérisé non relu

ESQUISSE

astre céleste plus pâle de la scène l'ombre s'efface

plus faible

Tombre terrestre qui le suit

du matin plus faible de l'horizon se ploiif^e

L'ordre des deux strophes suivantes est interverti dans le ms. où la str. 3 vient avant la str. 2.

Str. 3. F. 3i.

l'astre de notre vie

inégales lueurs

et de ce naufrage funeste

notre étoile pâlie

mourantes

et près de ce terme

Str. 2. — Le reste du f" est occupé par plusieurs essais successils pour le commencement de la str. 2.

F. 02. — Encore quatre essais au crayon pour le commencement de cette strophe. Lamartine essaie plusieurs rimes:

i 1 6 ÉTUDE SUR LES MAXUSCniTS DE LAMARTI^E

i''^ ESQUISSE. — retour — jour.

2* — ombrage — retour — ouvrage — your.

3* ■ — ombrage — vallon — ouvrage — sillon.

4* (en marge). — — aiguillon ■ — domestique — sillon.

édition: — inclinée — vallon — journée —sillon.

Au bas de ce feuillet, la strophe entière sans ratures, avec, pour variantes :

les sueurs du matin la course

la laisser seule en son chemin qui l'abandonne

Str. 4. F. 33.

clore dans un même tombeau. endormir au même...

Sur ce même feuillet de brèves esquisses non biirées pour la strophe suivante, qui se continuent au f° 34- Les quatre premiers vers comme dans l'édition. Tout le reste de la strophe (6 vers au lieu de 3) est occupé par la comparaison de l'aigle :

« Jamais dévorant l'étendue... Jamais d'une teinte plus belle

l'aigle qui plane sur la nue l'autre en riant colora-t-elle

d'un œil que rien ne peut ternir le front rayonnant du matin?

brillant d'une invincible audace Jamais d'un œil perçant d'audace

embrassa-t-il autant d'espace l'aigle embrassa-t-il plus d'espace

que nous en ouvrait l'avenir ? » que nous en ouvrait le destin ?

Dans le ms. c'est la str. i8 qui vient immédiatement à la suite, tout le développement intermédiaire disparait.

Lem., p. 17. Str. 18. F. 36.

iiCeneslplusletempsdercpandre Ce n'est plus le temps de sourire

notre âme en désirs supcrfUis à ces roses de peu de jours

de craindre, d'espérer, d'attendre de mêler aux sons do la lyre

desjoursqui nercuiendront plus. » les tendres soupirs des amours.

Les 6 vers suivants sont comme dans l'édition, saul : dans ces fonds sur ces fonds

vents d'automne vents du ciel

à qui la nuit à qui le temps

]in petite écriture, Lamartine reprend diverses versions pour le premier vers et les écrit ii la suite, sans doute pour juger de l'enet:

Ce n'est plus le temps de répandre... d'espérer... de sourire.

Li» se termine le fragment.

Ms. III. F. I. — Dans le même ms., au f" i, nous trouvons un brouillon des str. i, 3 et 18 moins raturé que ceux que nous venons d'étudier et qui donne un texte plus poussé. En titre, au haut du (°,

A M. Ay de Virieu. Majoresc/ue caduni... Str. I.

le char céleste qui décline l'astre du matin

plus faible au bout de sa carrière En avançant dans sa carrière il rejette à peine en arrière plus faible il rejette en arrière

et des bords d'où partit l'Aurore et de l'horizon qu'il colore

Str. 3.

Sur le couchant de notre vie sur le midi

de notre existence abrégée de notre rapide existence

l'ombre de la mort prolongée l'ombre de la mort qui s'avance

Str. 18. Lem., p. 17. — Ensuite une esquisse de la str. 18, encore très éloignée du texte original, et qui sera profondément bouleversée.

Ce n'est plus le temps (inachevé) de semer de nos mains tardives tant d'espérances fugitives vains jouets des vents ou du sort à qui l'heure qui nous dévore ne laisse pas le temps d'éclore entre la naissance et la mort

Ce n'est plus le temps de sourire à ces roses de peu de jours de mêler aux sens de la lyre les tendres soupirs des amours de semer sur des fonds stériles ces vœux, ces projets inutiles par les vents du ciel emportés à qui le temps qui nous dévore ne donne pas l'heure d'éclore pendant nos rapides étés.

Str. 5. F. 18 \°. — Nous retrouvons plus loin un autre fragment de cette pièce qui commence à la str. 5 \^cf. p. 7, étude du f 33, ms. 111).

Jamais l'aigle aux champs de l'au rore du sommet qui le oit éclore volant pour ne plus revenir de son œil cnpammé d'audace embrasse-t-il autant d'espace que nous en ouvrait l'avenir?

I 1 8 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

Str. 6. — Au bas du f" i8 v° trois esquisses successives pour la str. 6 écrites à la suite dans cet ordre :

1. eu Vciin sur les bords de la roule oii Vespoir entraînait nos pas...

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