‹ Mélanges d'histoire littéraireChapitre 70 sur 85 · Km Italie il donne souvonl celle besogne à Antoir · texte numérisé non relu

Km Italie il donne souvonl celle besogne à Antoir

3. Il a accompagné M. de Narbonne dans l'ambassade do Uio de Janeiro.

12 4 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

ce corps que la tombe réclame

ce cœur de désirs épuisé

cesl un vêtement que notre âme

rejette après l'avoir usé !

mais sous ces lambeaux, eune j encore

au feu divin qui la dévore

à sa jeunesse, à ses transports

je sens que mon âme immortelle

au moment oii son corps chancelle

pourrait user un autre corps !

En niiirge de cette strophe sont jetées trois notes brèves : « Partons... faisons comme Vhirondelle... Prions... » que MM. Glachant citent comme des « cris notés pour de futurs mouvements poétiques. » Mais ce n'est point par hasard que ces notes se trouvent à cette place. C'est une habitude fréquente du poète que de jeter ainsi quelques indications pour la suite de la pièce quand il s'arrête au milieu du développement. Les « cris » que Lamartine a notés ici ne sont pas autre chose et il n'est pas difficile de distinguer qu'ils se rapportent aux strophes qui termineront la pièce.

« Partons. » — Cf. str. 20... Viens, où réternité réside

on retrouve jusqu'au passé là sont nos rêves...

Ainsi (juand les vents de lautomne ont balayé l'ombre des bois l'hirondelle agile abandonne le faite du palais des rois

le roi dont la sainte tristesse...

sa harpe à l'ombre de la tombe soupirait comme la colombe...

et son cœur qu'une lampe éclaire résonnait comme un sanctuaire où retentit l'hymne éternel.

Str. 18. F. 9. — Après un f" occupé par un fragment des Préludes, au f" 9 : « .suite de /'ode à Viricii » et, à l'encro, (( ce n'est plus le temps de suspendre », le vers seulement. L'édition donne sourire.

Str. 19. F. 17. — Cette note au crayon : « TjCvons les yeux vers le ciel », première indication de la str. 19. « Levons les yeux vers la colline ».

« Faisons comme V hirondelle — Cf. str. 21 .

« Prions. » — Cf. str. 22.

F. 20. — Enfin, du f° 20 au f" 22 nous trouvons les quatre dernières strophes de la pièce dans l'ordre inverse de celui de l'édition. Mais Lamartine les a assurément écrites dans leur ordre logique. Du reste, après la str. 22, au f" 20, il a lui-même Indiqué la fin par un double trait. Donc, nous renverserons l'ordre de la pagination pour suivre l'ordre donné aux strophes dans l'édition.

Str. 19. F. 22 v". — Esquisse assez difficile à lire, mais intéressante.

Levons les yeux vers la colline où brille Vaslre du matin

Raturé: en marge :

où luit V étoile du matin contemplons la splendeur divine qui na ni zénith ni déclin.

Ce vers est biffé et repris à la suite.

qui se lève dans le lointain ; cette clarté pure et féconde aux yeux de l'àme éclaire un monde que la mort viendra nous ouvrir.

Lamartine biffe la fin du vers et écrit foi en surcharge sur « mort ». Puis, toujours à la suite, il essaie des vers qu'il laisse inachevés, et qu'il biffe sans s'y arrêter.

avant l'heure

où sensible à notre

la Mort viendra nous l'ouvrir

prenons les ailes de la Mort !

Enfin, il reprend en marge les quatre derniers vers.

où la foi monte sans effort quittant la terre qui nous quitte d'un saint...

Ami, pour y voler plus vile prenons les ailes de la Mort.

Str. 20. F. 22. — Deux esquisses pour les quatre premiers vers de la str. 20, — Première esquisse :

En vain sur ce désert aride En vain dans ce désert aride

ton court bonheur s'est effacé sous nos pas tout s'est effacé

le passé n'est rien qu'un mot vide viens, où rélernilé réside

au sein du... on retrouve jusqu'au passé.

I2G ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

Les deux derniers vers sont biffés et remplacés à la suite :

où l'éternité réside

on retrouve jusqu'au passé

La deuxième esquisse de ces quatre vers donne un texte conforme h celui de l'édition.

Str. 20. F. 21 v°. — Reprise de la strophe, en entier, à l'encre:

et de l'amour les douces larmes et nos adieux trempés de larmes

ces soupirs que l'on croit perdus ces vœux et ces soupirs perdus

Str. 21. F. 21.

balayent ont balayé

une autre terre un autre ciel

Str. 22. F. 20. — La dernière strophe. Le vers 7 est inachevé.

Sapho. — Édit. Lemerre, III, p. 28 ; édit. princeps, II.

Mss. I, f° 28. — Mss. II, p 33 s>\

Ms. I. F. 28. — Le titre seulement : « Saplio ou l'Amour. Méditation 5®. »

Ms. II. F. 33. — « Sapho. Méditation 7* », puis les quatre premiers vers, à l'encre, sans une rature, conformes au texte de l'édition. Lamartine a probablement ajouté ce court prologue h cette pièce de jeunesse au mouient où il voulut la faire figurer dans son volume.

Le poète mourant. — Edit. Lemerre, Y, p. 4i ; édit. princeps, XIII.

Mss. II, f" G, f" 22 v°-2 7 v°.

Ms. II. F. G. — Nous trouvons sur ce f" une sorte de canevas en prose très curieux.

Notes du poète :

J'ai jeté un nom aux fols, il ahordera où il pourra j'ai prié, aimé, chanté, pleuré je ne me suis point attaché à la ne matérielle comme le lierre à...

j'ai haJjité une tente parmi les /lommes je ne laisse /)as de traces sur la terre... »

Tous les développements essentiels sont déjà en germe dans cette esquisse, mais non dans leur ordre définitif. L'idée qui se présente ici la première : « J'ai jeté un nom aux finis » passera dans la seconde moitié de la pièce : str. i6. « Je jette un nom de plus... »

Le développement de « J'ai prie, aimé, chanté... » viendra encore plus loin : str. i8. « Aimer, prier, chanter... »

L'idée exprimée parla note : « Je ne me suis pas attacJié à la vie matérielle comme le lierre à... » a passé avant les deux idées qui la précèdent dans l'esquisse en prose : str. 5. « Ah! qu'il pleure celui... ))

La belle image toute biblique : « J'ai habité une tente parmi les hommes », n'a pas passé dans le texte définitif, ce sont d'autres figures qui ont été mises en œuvre pour exprimer la même pensée. Cf. str. 6 : « Le poète est semblable aux oiseaux de passage... »

Donc, en résumé, cette esquisse contient l'indication des développements principaux, accompagnés des images qui les doivent former ; elle ne les ordonne pas, c'est donc une notation rapide des principaux thèmes lyriques plutôt qu'un véritable plan.

Cette méditation est écrite du f° 22 v° au f° 27, partie à l'encre, partie au crayon. Peu de ratures.

F. 22 v°. — Comme titre « le Poète », simplement.

Str. I.

ni larmes ni sanglais ni baisers ni soupirs

amisy en sons plaintifs frappe ma en sons entrecoupés [dernière heure Str. 3.

et d'un éclat plus vif plus pur

rejetant ses regards en arrière reportant ses ref^ards

peines, soucis, travail, court som- travail, repos, douleur etquelque- [meil, quelque rêve [fois un rêve

F. 23. — La str, 5 : « Ah ! qu'il pleure » manque ici dans le ms. Les str. 6, 7, 8, g sont conformes à l'édition.

F. 2/1. — En marge : « Note. Ici la strophe sur l'infortune. » Sans doute, il désigne ainsi la str. 10 qui, en effet, manque à cette place dans le m s.

Str. II. F. 24.

Don fatal ! elle meurt et je meurs

mais les jours, insensés ! mais la mais le temps, il n'est plus! mais...

[gloire

I 28 ÉTUDE SLR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

Str. i5. F. 25.

a et tôt ou tard échoue il avance, il échoue..,

Stp. i6.

au gré des vents légers des vents du ciel

Deux leçons non raturées pour le vers 6, dont aucune n'a été suivie dans l'édition.

flotte sous lui sur le gazon « flotte encor sur un vil gazon »

en variante: longtemps

Str. iS. F. 20 v°.

d'un cœur qui répondait au mien pressé contre le mien tombent d'un calice pleuvent d'un calice

F. 26. — Ces mots sont écrits en marge : Monter du char et de la i'oile. Je ne sais à quoi les rapporter. Sans doute se rattachaient-ils dans l'esprit de Lamartine à une strophe qu'il n'a pas écrite.

Str. 21. — Les mots « Jusque dans le ciel même » sont en marge d'un premier jet biffé. La strophe se terminait d'abord par deux vers, dont un seul peut se lire, l'autre étant recouvert d'une épaisse rature :

« Cet ineffable mot que notre âme ravie...

Lamartine indique en marge ye t'aime, sans arranger le vers et au-dessus du second vers raturé, il écrit comme dans l'édition :

« Voilà ce qui vaut un soupir...

F. 26 v". — Une transposition est indiquée. La str. 28 doit être placée, comme dans l'édition, avant la str. 2/1.

Str. 23. — Les mots « flottants », « arbres funèbres », « la foi, cet œil de l'âme », sont écrits dans l'interligne au-dessus de ratures.

A la suite, une strophe qui a été supprimée en entier.

« Aux cendres des pasteurs que ma cendre mêlée repose obscurément dans la sombre vallée. Plantez la croit: de bois, fragile souvenir, En voyant s'y poser les blanches tourterelles, Vous direz : « c'est d'ici qu'un cygne aux chastes ailes a pris son vol vers l'a venir! »

NOUVELLES MKDITATIONS I29

Str. 27. F. 27 p°. — La dernicre strophe est suivie de cette indication :

Fin. S. P. (Saint-Point).

En marge, une énumération des pièces composant les Nouvelles Méditations avec le nombi-e des vers. « Sacrale » y figure pour 800 vers.

L'Esprit de Dieu. — I.emorre, VI, p. /ig; édit. princeps, I.

Mss. III, f' 137 i39 ^\ — Mss. I, f" 23-26.

Suivant son habitude, Lamartine a commencé le nis. III par les deux bouts. Le brouillon de « lEsprit de Dieu», qui s'y trouve, du f" i37 au f" iSg, est écrit dans l'ordre inverse de la pagination. Nous suivrons l'ordre de l'écriture.

F. i39 v°. — Nous trouvons d abord, en tète, les quatre vers qui résument toute la pièce :

Str. 8.

« Tantôt vaincu, tantôt vainqueur

contre le rival qu'il ignore

il combattit jusqu'à Vauror3

et c' était l'esprit du Seigneur ! »

Emporté par l'élan de la strophe, Lamartine écrit le dernier vers quatre lois de suite.

F. i38 v°. — A l'encre. Le numéro d'ordre : « P'^ » (qui fut en effet attribué à la pièce dans l'édit. princeps), puis les 3 premières strophes.

Str. I.

immenses forêts profondes forêts

s'enfle, palpite s'enfle, déborde

Str. 2. — En marge, cette remarque : « \nta à changer ». Elle a été en effet très remaniée. Une rime a été chansfée : cieu.v —

Jiarnionieu.i au lieu de : inattendu — entendu. Les v. 6 et 7 ont été atténués.

embaumer les sons de ta lyre mollement caresser ma Ivre

du suave parfum des fleurs ; ainsi qu'il caresse une fleur,

sous ses ailes palpitantes sous ses ailes frémissantes

briser ces cordes haletantes briser ces cordes gémissantes XXI. — Lansox. g

ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

Str. 3. — Un vers changé en entier.

de son sein la crainte est bannie Aux cœurs altérés d'harmonie

Entre la str. 4 et la str. 5 se lit cette indication en écriture fine :

Xote. Ici une strophe.

Le poète voulait sans doute préparer par une strophe de transition l'introduction un peu brusque du récit qui coupe court à la médilation du début.

Str. 5. F. i38. — Les trois derniers vers sont ainsi écrits :

Le courroux jjontlait sa poitrine et le soufïle de sa narine résonnait comme l'aquilon

Dans les deux marges, h droite et à gauche, on lit deux variantes sur des rimes différentes et aucune des trois leçons n'est bilfée.

et de sa narine gonflée sortait une haleine essoufflée plus rapide que l'aquilon

La seconde variante, dans l'autre marge, est conforme au texte définitif.

et dans sa poitrine irritée so n h a le ine p réc ip itèe résonnait comme l'aquilon

Str. 6.

saisi d'un saint emportement leurs pieds luttent

Str. 7. F. 187 v°. — La str.

assez différent de celui de l'édi sieurs ratures et les v. 8 et 9 dessus d'un premier jet bilfé :

Tous deux ils tombent dans la par son ennemi terrassé [lutte Jacoh entraîne dans sa chute l'anqe par le choc renversé.

Palpitant de honte et de rage soudain le pasteur se dégage des h ras de l' ha hit an t des deux, surmonte sa masse accablante et sur sa gorge haletante pose un genou victorieux !

saisi d'un même emportement leurs fronts luttent

. 7 se présente ici dans un état tion. Le texte est barré de plusont éciits dans rinlerlignc au-

TousdeuK ils tombent dans la hillc l'.l Jacob, enlîn terrassé Chancelle, tombe et dans sa chute Entraîne l'Anije renverse ; Palpitant de crainte et de raj^e.

Soudain le pasteur se dé<,'a';e des bras du combattant des cieux l'abat le presse, le surmonte et sur son sein f^onflé de honte pose un f^enou victorieux 1

JJOUVELLES MÉDITATIONS l3l

Deux vers assez plats ont été tris heureusement relevés par une image bien harmonisée au reste du poème :

Enfin depuis l'heure où les ombres Knhu depuis les heures sombres descendent de leurs sommets soni- où le soir lutte avec les ombres

[bres

[< 13.J. — Une strophe supprimée que nous trouverons dans la mise au net du ms. I.

Str. 9. — Une rime changée.

main sacrée — corde inspirée main puissante — corde frémis-

[sante

Au dessous: UUiina. Maçon 12 mai 1822.

Ms. I. F. 23 i^°. — Nous avons ici une mise au net, à l'encre, dont le texte est beaucoup plus voisin du texte définitif que celui que nous avons étudié au ms. III. Il présente cependant d'assez nombreuses variantes.

Le titre primitif : ['[aspiration est bilFé et remplacé par : l'Esprit de Dieu, à Vignet. Méditation S** du 2" livre.

Str. I.

feu sacré feu divin

s'enfle, s'élance déborde

un soupir dans l'air entendu à peine entendu

Str. 2. — Hésitations sur une rime. Le poète avait d'abord écrit :

ou de ses ailes frémissantes briser les cordes palpitantes

En relisant (l'encre n'est pas la même), il biffe les deux épithètes et écrit en imw^e : palpitantes — hafetanles. Finalement, c'est le premier texte qu'il a adopté pour l'édition.

Str. 5. F. 24.

de Jethro l'antique berger de Laban

Str. G.

d'un saint emportement d'un même

Str. 7.

mais leurs pieds glissent mais tous deux glissent

habitant des deux combattant des cieux

l32 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

F. 20 v°. — Une strophe supprimée qui n'est pas bi(Tée dnns le ms.

Ainsi dans les ombres du doute l'homme, hélas ! égaré souvent ■se trace à sni-même sa route et veut voler contre le vent !

mais dans cette lutte éperdue bientôt notre aile en vain tendue contre l'esprit qui la combat sur la terre tombe essouflée comme la voile désenflée qui tombe et dort le lor,(j du mat

Cette nouvelle image ne s'accorde pas avec celle que Lamartine développe tout au long de la pièce. Il a senti Tincohérence et il a supprimé la strophe.

F. 26. — A la fin de la dernière strophe un trait et la date : Mai 1822 j puis le compte des vers: 110. La pièce définitive n'en a que 90.

Bonaparte. — Edit. Lemerre, VII, 54 ; édit. princeps, III.

Ms. II. F. n. — Sous ce titre : Le tombeau d'un guerrier. — Ode. A l'encre. Les strophes sont séparées par de petits traits. Des vers entiers sont biffes et récrits à la suite.

Str. I.

sur les bords près des bords

Str. 3.

depuis ce nom sacré depuis ces deux "grands noms

Str. 4.

de la vaque contre l'écueil d'une vat,^uo contre un écueil.

Str. 6. — Une correction non suivie dans l'édition : adorer au lieu de : bouillonner.

Un vers très heureusement allégé :

fr,i/)pe pour réveiller de son scep- I.e fra[)pe avec son sceptrç... 11 [tre, et le rêve... [s'éveille, et le rêve...

Str. 10. — La strophe royaliste. « Ah ! si rendant ce sceptre... » man(jue dans le manuscrit. File n'est donc pas venue au poète

dans le premier élan de l'inspiration ; il l'a rajoutée après coup. En marge des esquisses en prose très intéressantes pour la suite du développement :

Cf. str. 13.

Tu ne rêvas jamais. Ta pensée « Ta volonté volait comme ce trait

[rapide allait droit au but comme la flèche qui va frnpper le but où le ref,''ard

[le fluide, à travers le sein même d'un ami même à travers un cœur ami ?

Autre note en marge :

Cf. str. i3.

Jamais la coupe des festins ni les Jamais, pour éclaircir ta royale larmes de la beauté [tristesse »

Puis une comparaison dont il n'a pas fait usage :

Tu versas le sang comme une [liqueur

Autre note en marge :

Cf. str. i4.

Tu n'aimais que ton coursier Et ta main ne flattait que ton léger

[coursier...

Et encore :

Bien d'humaine ne battait en Cf. str. i5en entier sauf le levers.

toi ' tu n'avais comme ton aigle ni pitié, ni amour, qu'un regard pour juger le monde, et des serres pour l'embrasser

Cette esquisse rapide est déjii presque en vers et donne bien le mouvement de la strophe qui en sortira.

F. lo.

Tu répandis le sang comme l'eau, tu tombas...

C'est la répétition de la comparaison inutilisée que nous avons rencontrée plus haut.

F. 12. — Autres proses en marge:

7» vis la mort venir lentement. Cf. str. 37. /(; la reçus avec indifférence, comme un moissonneur qui après avoir coupé les épis va recevoir son salaire.

l3/i ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

et une note pour la fin.

Que sera-t-il ? qui sait si le Cf. str. 3o. génie n'est pas une de vos vertus.

Repose en paix ! fin.

F. i3 v". — Enfin, une dernière esquisse en prose pour le début de cette même strophe 3o.

Déjà le bien et le mal sont dans Cf. str. oo. la balance. 7'aisons-nous. Dieu le Juge. Silence ! repose en paix.

Après avoir donné la suite entière des notes en prose qui s'échelonnent dans les marges, revenons au texte même pour en indiquer les différentes leçons :

Str. 12. F. f).

comme un trait homicide comme ce trait rapide

Str. l4.

qu'un sauvage coursier que ton léger coursier

sillonnant en courant comme un vent

doux regards lents regards

et trouble malgré moi dans le sein et troublé tout à coup [du bonheur

F. 33. — La date de composition, i8i5, et le compte des vers, /io vers. 11 n'y en a que 38.

Élégie. — l£dit. Lemerre, X, p. 70; édit. princeps, Xll. Ms. Il, i/, «'".

Le lilre seulement et les deux premiers mots.

La Solitude. — Ldit. Lemcirc, Xlll, p. Si.

Les quatre premiers vers : d Heureux (|ui s't'carlanl . . . » l'.s(|uisse au cravon, sans titie, texte conforme ii ICdit. I*uis un iar<''c inter-

NOUVELLES MKDITATIONS 1 35

valle en bl;uic iiuliquc un développement à faire et au bas du feuillet ces vers d'attente :

il voit l'espoir, hi crainte, el l'amour, et lu hnme de leur souffle orageux enfler la voile humaine

L'édition conserve le second de ces vers et corrige ain.si h- premier :

Il voit les passions, sur une onde incertaine.

Les Préludes. — Edit. Lemerre, X^', 91; édit. princeps, XVI. Ms. I, f° 8 et f^ 10.

Ms. I. F. 8. — Nous lisons un frairment de cette pièce sous le titre de Tristesse attribué ensuite à une autre pièce du recueil qui n'a rien de commun avec celle-ci. 11 commence au vers: « Ah! qui m'emportera sur des flots sans rivages... » (Lem. gô).

ses fers brisant l'acier ses pieds brisant l'acier

Str. i5.

comme ton aie/le errant clans un comme l'aii^le résinant

[ciel

Str. 17.

ébranler d'un seul mot l'univers ébranler, ralTermir l'univers.

Str. 20. F. 1 1.

tu rappelais à toi tes jours tu rappelais tes anciens jours

d'une cité de vingt cités

Au bas du feuillet: ici i32 vers.

Str. 25. F. i5. — Une rime changée :

trace sanglante — main tremblante trace livide — main rapide luttant contre la mort seul avec devant l'éternité, seul [ton génie

En marge le compte des vers : i56, et au bas du f ° ; 162.

l36 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE

Str. 3o. F. i4.

qui peut juger du ciel la justice qui peut sonder, Seigneur, ta clé-

[infinie [mence

A hi fin, la date: Saint-Point, 24 juin i323.

Le Papillon. — Edit. Lemerre, IX, p. 71 ; édit. princeps, V.

Ms. If, p 20.

Ms. II. F. 20. — Une mise au net de cette petite pièce, exactement conforme au texte de l'édition. A la fin, la date : S. P., mai 1828.

A El***. — Édit. Lemerre, X, p. 72 ; édit. princeps, XI. Ms. Il, p 32-33.

Ms. II. F. 32. — C'est encore une mise au net sous ce litre : .1 F.l. Mêdilalion 5^

Eh (/ni n'emportera Ah 1 qui ni'eniportera.

y jouirait ilu moins pourrait jouir du moins

F. 10. — Esquisse au crayon en écriture très fine pour le développement final: « 0 vallons paternels. .. » Leni. p. 102. Fe [va*rment commence à la strophe 11 de ce morceau : « Je ne viens pas... »

Str. II.

parler, clans vos riants asiles traîner dans vos riants asiles

berceaux traru/uilles berceaux foi-tiles

Cette correction qui remplace une expression laihle par une expression incompréhensible seiaità rejeter. 11 laiulrait rétablir : tranfjuillcs, dans l'édition.

Str. 12. — Un vers resté inachevé.

s'éveiller ... comme au rrreil de s'éveiller, le cilmu- [)ur, au réveil [/'aurore.

>'OUVELT,r:s aikoitations 187

Str. i/i. — La strophe i^ est laissée tout à fait inachevée :

ouvrir à ses agneaux te conduire la génisse à la source

[qu'elle aime

ou suspendre la chèvre au cytise

[embaumé

et voir les blancs taureaux ptier ou voir ses blancs taureaux venir

[sous [tendre d'eux-mêmes

leurs fronts au joucj accoutumé. leur front au joug accoutumé

Str. i5. F. 10 v°, ou du pampre fleuri du pampre domestique

Str. 16. — « Au seuil de la chaumière » écrit dans l'interliirne au-dessus d'une rature. « Sentir sans les compter »... a ordre »... dans l'interligne au-dessus de ratures.

La Liberté ou Une nuit à Rome. — KJit. Lemsrre, XX, 127; édit. princeps, XIX.

il/s. /,/''' 26 ^'°- 27.

Les mss ne contiennent, se rapportant à cette pièce, qu'une esquisse en prose que nous ne reproduirons pas ici, MM. Glachant l'ayant donnée in extenso dans leur étude'. La pièce définitive n'est aucunement calquée quant h la composition sur cette esquisse. — L'esquisse en efTet se ramène à ce plan :

Exorde: au commencement clair de lune dans le colisée.

/*'■ développenienl sur la liberté qui n'est plus qu'un souvenir, une ombre irritée...

11^ développement sur la relij^ion, la croix qui s'est élevée sur les ruines, remplaçant la liberté antique par l'humilité chrétienne.

Péroraison : description finale.

Donc, deux développements en opposition encadrés entre deux descriptions.

Quand Lamartine développe son thème il se laisse entraîner par sa débordante facilité : la description du clair de lune prend une importance excessive et tient la moitié de la pièce. Puis une apostrophe assez courte à la liberté, une comparaison entre les temps passés et les temps présents et la pièce finit court. Le poète

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