I. Papiers d'aulrrfoig
l38 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE
a complètement oublié en route le développement sur l'Humilité qui dans son dessein primitif devait avoir la même importance que le développement sur la Liberté et la description finale l'a sans doute ennuyé. C'est ici un exemple excellent de la manière dont Lamartine avait coutume de suivre ou plutôt, de ne pas suivre, ses plans.
Remarquons encore sur cette esquisse en prose qu'une belle image, inemplovée dans le texte définitif de La Liberté a trouvé sa place dans Bonaparte. S'adressant à la liberté Lamartine s'écrie:
Ton nom retentit comme l'airain.
Cf. Bonaparte, str. ii, Lem, p. 56 :
« Gloire, honneur, liberté, ces mots que Ihomme adore Retentissaient pour toi comme lairain sonore... »
Le Crucifix. — Edit. Lemerre, XXll, 38; édit. princeps, XXI. Ms. III, p 2-4. — Ms. I, f 3/i v\
L'esquisse en prose du ms. lll, avec division par strophes a été reproduite dans les Poésies Inédites (Lemerre, p. 129).
Elle n'indique que 9 strophes alors que l'édit en donne i!\. Il faut du reste remarquer que Lamartine ne l'a pas suivie plus rigoureusement qu'il n'a fait pour le plan de la [liberté :
1° L'ordre des idées a été complètement bouleversé. Dans l'esquisse en prose les généralités viennent avant les souvenirs personnels, au contraire de l'édition ;
2° Deux strophes placées au commencement de l'esquisse (3 et 4) et consacrées à la description du Crucifix ont disparu de la pièce définitive qu'elles auraient assurément refroidie;
3" La fameuse apostrophe: « lu sais, tu sais mourir... » n'est pas indiquée dans l'esquisse en prose.
La branche d'Amandier. — Edit. Lemerre, XVI, loG; édit. princeps, X.
Ms. Il, /■" 21-21 ('".
Ms. II. b\ 21. — C'est une copie sans ratures.
chunn.inls cilire.s riants calices
HAl'.MOMFS POÉTIQUES I 3()
F. 2 1 v°. — Une transposition indiqnée en marge. T. a str. 5 était écrite avant la str. 4 : « Souvent la beauté... »
Adieux à la Poésie. — lùlit. Lemerre, XXVI, p. 162; édit. princeps, XXVI.
Ms. II, f° 28 i>°-3i v\
Ms. II. F. 28 v°. — Une mise au net sous ce titre : Adieu à la Lyre. MédilaHon dernière.
Str. 5. F. 29. — En mars^e du vers « Mon àme, hélas, en versat-elle » une variante, non adoptée dans l'édition : Ma paupière en rép a n da it -elle.
Str. 12, i3, i4- F. 3o. — Les strophes 12, i3, i4 manquent dans le ms.
Str. i5. — Le vers « s'éloigne comme un souvenir » est écrit en marge d'un premier jet non biffé : n'est plus qu'un lointain sou{>euir.
Str. 16.
Un vers reste inachevé :
« Souvent Ihomme... »
Le reste manque sur le ms.
Str. 19. F. 3i .
les beaux songes, les doux espoirs TaniGur, l'illusion, l'espoir
Un vers reste inachevé :
Comme le... amant de Flore. Comme l'insecte amant de Flore.