II. — HARMONIES POETIQUES
LiVKE I.
Invocation. — Edit. Lemerre, I (l'ordre de l'édition princeps est
le mèmej.
Ms. I,fi.
Nous ne possédons qu'une mise au net de cette pièce sur deux fe.iillcts détaches d'un carnet de poche et rapportés au ms. L; le
l/iO ETUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE
fragment sarrète au vers: Tandis que les sphères mugissent... (str. l^).
Str. I. Ms. L. F. I.
dans l'azur dans le ciel
Str. 3.
plus douce plus forte
Str. /».
rappellent harpe l'appellent g^ràce
souffle sacré souffle affaibli
Str. 9. F. I v°.
l'écho de mon Ame le cri de mon àme
Sir. 10. F. 2.
au plus cher au plus beau
de ton sublime sacrifice le calice du sacrifice
Str. 12.
éternel délire céleste délire
que ma lèvre respire que j'exhale ou j'aspire
Str. i3.
au sein du jour'et de la nuit avec l'aurore, avec la nuit
élevez-vous avec ta flimme élancez-vous comme la llamme
à la voix des flots au fracas des flots
Ce fraomcnt s'arrête au milieu de la str. i4-
Hymne du matin. — Kdit. Lemerre, III.
Ms. IV, f" 17 v°\ /" l8^"'-2I v° ; /""^ 22-26.
Ms. IV. — Le ms. nous donne trois morceaux séparés de rilvmne du matin. Il est probable que Lans l'aura composé en 3 reprises et suivant son habitude aura jeté les strophes au hasard sur la page cjui s'est trouvée ouverte sous sa main. Très vraisfunblablen)ent, il a suivi en composant l'ordre logique de la pièce, car les premières strophes sont précédées du titre et la <lernière suivie du mot « fin ». Nous étudierons donc ces 3 fragments en les rétablissant dans leur suite logicpie sans nous préoccuper de la pagination du carnet.
HAUMOMES POETIQUES I^I
Str. I. F. 22. — Sous ce litre: 3*^ Harmonie. Le lever du soleil.
forêts dont le repos tressaille avant forêts qui tressaillez avant l'heure
hlnncs calices [le hriiil pleins calices [du bruit
front virç/inal Iront incliné
pour(fuoi, pourquoi dans l'ombre pourquoi dans l'ombre humide
[exhaler [exhaler
Str. 4. F. 22 v°- Vonde qui mufjit gémit
Str. 5.
et uous qui somniedlez et vous qui reposez
chœurs enchantés que l'instinct chanter des airs que Tinstinct
Un changement de rythme. Deux alexandrins transformés en 2 vers de 7 :
qui chantez-vous ? tout est sourd, la nuit a-t-elle une oreille
[nulle oreille ne s'ouvre encor à vos concerts digne de ce chœur charmant? [charmants.
F. 23 V. — Esquisse incomplète et biffée de la str. 7.
Str. 7. F. 24- — Reprise delà même strophe, sans rature.
les cimes du flot lointain les neiges du mont lointain
voix des airs céleste et pure oiseaux voix céleste et mûre
Str. 8.
quel instinct de bonheur me rem- me réveille pourquoi me re/'ou<s-/u ? [plit pourquoi te réjouis-lu
Str. 9. — Le rythme de la str. 9 a été complètement et heureusement modifié :
C'est que l'œil du matin soulève C'est que le ciel s'entrouvre ainsi
[sa paupière [quune paupière
qui nage encor dans les vapeurs quand des vapeurs des nuits les
[des airs [regards sont couverts
sous les voiles épais dont ses feux dans les sentiers de pourpre aux
[yont Cduveris [pas du jour ouverts
Sir. 10. F. 2^ \°. — La strophe ([ui suit, en vers de ô syllabes
lf\2 ÉTUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE
est très raturée, surtout à la fin. L'écriture est tourmentée. En marge, deux états successifs de la belle image :
1. son souffle l'essuie, Des rayons dorrs lui verse la. pluie tout reçoit la pluie des rayons dorés