‹ Mélanges d'histoire littéraireChapitre 74 sur 85 · HARMONIES POETIQUES I O · texte numérisé non relu

HARMONIES POETIQUES I O

h peine sous ce ciel que la lueur à peine clans ce ciel où la nuit suit

[inonde (les traces

un œil s" aperçoH-il (jue lu luis un œil s"apcrçoit-il seulement que

[sur le monde [tu passes

Les mois : « soupirant vers le bord » sont écrits dans rinterligne au-dessus il'unc rature,

el soupire avec moi et rêve ainsi que moi

Str. 8. F. 33 v\

ami du malheur ami du repos

d'un monde invisible du monde moral

que Vespèrance habile que sans cesse habite

comme ce feu vivant comme ce feu marchant

Qui guidait Israël, cacophonique, biffé, remplacé dans Tinterligne par « que suivait ».

Un vers informe.

où celui dont le nom que na pas encore trouvé.

Lamartine semble avoir écrit d'abord d'après les différences d'écriture.

oh celui que na pas

Puis il aura complété à peu près sans arranger sa phrase et aura poussé plus loin.

Str. 9. — Le vers: Un atome perdu dans son immensité, est écrit dans l'interligne au-dessus de deux autres leçons entièrement barrées d'épaisses ratures :

Murmurait dans la nuit ton nom au bord des mers \ au-dessus en variante : « dans ta clarté ».

Str. II. F. 28.

le choc retenlissanl des eaux le temps, la tempête, les eaux.

Sur les flots grondants, biffé, remplacé dans l'interligne par les océans.

F. 27 i>° et 27. — esquisses raturées, embrouillées et diflicilement lisibles. Quelques comptes.

Str. 12. F. 26 i>°. — Au crayon.

d'ccumeux torrents des torrents jaunis

leur front qui /léchil leur sommet

102 ETUDE SUU LES MANUSCRITS DE LVMARTINE

Str. i3. F. 26.

les vastes cités les murs des cités

nos colonnades des colonnades

cfue dorent d'opulents remets où lAurore enfonce ses traits

Str. i/j. F. 25 v". — Cette strophe est entourée d'un trnit au cravon. Kn marge, cette indication: bo7i. Au bas, en grosses lettres: là, la cascade, indication qui concorde avec la place donnée à la str. 16 dans l'édition.

Str. i5. F. 29 v°. — Au crayon. Cette strophe est précédée du chiffre i qui indique qu'elle doit se placer avant la str. 16. Deux essais barrés pour le dernier vers.

Str. 16. F. 3o v° . — Esquisse biffée par la str. 16.

F. 3o. — Reprise, au crayon, de la même strophe. En tête le chifTre 2.

frappe Vair assoupi lair assourdi

Str. iQ. F. 25. — La str. ighifTée de grands traits de haut en bas :

y serpente avec grâce y serpente partout

F. 2.1\ ç"*. — Reprise de la môme strophe dans son état définitif.

Str. 21. F. 2/1.

de leur couleur obscure de leur noire ceinture

le pquicr tortueux le tortueux (if^uicr

Pour le 3" vers de cette strophe, deux premières leçons ont été • barrées. Puis dans l'interligne:

la couvre de sombres réseaux baiy^ne, en pliant, ses loui-ds ra-

I m eaux

Au-dessus en variante :

y hairjne

Au bas du feuillet une indication ([iii n'a p;i*; été suivie:

Note, transposer celle des inalcluts Cette strophe est restée dans l'édition a la même j)lacu.

IIXUMUMJ^S l'OKI KM ES 1 53

Str. 20. F. 20. — Esquisse raturée pour la str. 2.3, puis reprise.

point de /Iota, le hoi.s point de la mer n"a plus de flots les bois [nuirniures [plus de murmures

Pour le deruicr vers de cette strophe, trois versions ont été successivement essayées et abandonnées. La seule qui ne soit pas raturée sur le mss. c'est:

comme un souffle mélodieux ivre des parfums de ces lieux

Str. 2^|. F. 22 p"". — Les mots ù mer et la vague sont en surcliiy-ge à l'encre sur un premier texte au crayon.

Après cette strophe, un trait, puis un plan en prose pour la suite :

Oui i var. Mais) quel bruit l'arrache à ces sonçjes? les Cloches à la ville, le Port. El tout ce qui fait ce bruit mourra, il n'en restera pas même un écho. fin.

C.ette prose résume complètement toute la suite jnsqn'à « Mais où donc est ton Dieu » (str. 80) et le mot fin marque bien ici la conclusion naturelle de la pièce. Lamartine y a rajouté tant bien que mal un développement qui aurait fort bien trouvé sa place autre part ou même se serait sufli à lui-même.

Str. 20. F\ 22. — Mise en vers, à l'encre, de l'esquisse précédente.

Les vers 8 et 9 ont été rajoutés au crayon.

tonnantes volées les roulantes volées

Str. 26. — An cravon :

rouler des flots d'ora(je des flots de voix.

Str. 27. — Kemarquoiis en passant que le vers

« Pour se tromper eux-mème, ô Mort et te tromper »

n'est juste que grâce à une faute d'accord. On pourrait corriger par: n soi-mî'ine », sans altérer le sens.

Après ce vers, tout le reste de page est griiïonné et raturé. On distingue tout en bas le vers (inal de la strophe : « Sera comme s'il n'était pas. »

F. 21. — Reprise des vers. Quatre commencements de vers largement billes puis la strophe entière. Le poète a changé le

l5/i ÉTUDE SUR LES MA.:SUSCR1TS DE LAMARTINE

rvthme de la fin en triplant une rime et en changeant un alexandrin en octosyllabe.

Si je double le cap ou franchis la Si je double le cap ou franchis

[colline [la colline

le bruit sera pour moi comme s'il ce grand bruit, expirant sur la [n'était pas [plag^ voisine

sera comme s'il n'était pas

11 biffe ce premier jet et écrit la même leçon donnée par l'édition sauf; et ce bruit au lieu de « ce grand bruit ».

Str. 38. F. 20 v°. fugitive haleine printanière haleine

les branches de ce chêne les feuilles

Le reste de la page barbouillé d'arabesques.

F. 20. — Trois vers au crayon griffonnés comme au f" précédent, puis à l'encre. Cette belle strophe supprimée dans l'édition.

Ah ! suivez donc au moins enfants de la Poussière

avec humilité votre courte carrière !

Du néant au tombeau les sentiers sont étroits

et semblable au troupeau déjà compté (jui passe

sous la ver(je qui le menace^

/)asscz donc, et passez sans élever la voix

Le dernier vers est écrit au-dessus d'un premier jet barré d'un gros trait de plume.

Str. 29. F. i() v". — Au cravon. Un vers ajouté dans l'interligne, après le vers les générations rouleront leurs (lots, n'a point passé dans l'édition.

Cet essaim bourdonnant que toute vie anime

Str. 01. F. I. — 11 nous faut remonter au I" i pour trouver la suite de la pièce. Le texte est couvert de ratures et de surcharges :

(/ue parle le vent que parlent les vents

la foudre au milieu de la nue et léelair dans la nue.

Lamartine indi(pie « vallée » comme variante en nuirge de ce premier jet.

La lune dans l'ombre étoilée

IIAHMOMRS POKTIQUF-S 1 iJ.)

L'édition adopte la variante et donne ce vers :

L\islre endormi dans la vallée

Le vers : « le chant lointain des matelots » est écrit dans l'interligne au-dessus d'un premier jet barré. En marge une variante non utilisée: échos.

Sir. 32.

le cij(/ne qui plane ou s'élance le cyf^ne qui naf,^e ou s'élance

le halancemenl des cyprès le frémissement

/,/ chaumière sur les collines les vieux temples sur les collines

le silence dans les forêts le silence au fond des forêts

Str. 33.

les accords lointains du beffroi la foudre et son sublime effroi

Str. 35.

en déroule le saint mystère en dévoile

Une simple note au crayon pour la fin.

plus on Venlend, plus on est triste

et finir par :

ù terre que tu es belle mais que tu es triste !

F. 2. — La str. 35.

mais plus notre esprit qu'il éclaire mais plus notre esprit qu'il atterre en pénètre le saint mystère en dévoile le saint mystère

Str. 36.

retombe un moment dans l'espace retombe soudain dans l'espace

Str. 87. V. 6. — Les deux premiers sont écrits à l'encre, les derniers au crayon.

avec les déserts et la nuit avec la tempête

F. 3. — Apres cette strophe, le mot fin, puis la suite au crayon avec des surcharges à l'encre.

Str. 38, ?'. 3. — Un vers inachevé.

Pourquoi mes yeux se voilent-ils de larmes ?

]>amartine Ta complété simplement en répétant: « pourquoi ».

Autre vers inachevé.

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