‹ Mélanges d'histoire offerts à Charles MoellerChapitre 141 sur 149 · EXTRAITS ET ANALYSES · texte numérisé non relu

EXTRAITS ET ANALYSES

Lettre de Corneille-François de Nelis, évêqiie d'Anvers,

à Godefroid Hermans, prélat de Tongerioo,

lui proposant l'achat de l'œuvre des bollandistes.

Hoeven, 3 décembre 1788.

Après quelques communications d'un autre ordre, l'évêque d'Anvers aborde ainsi le sujet principal :

Le troisième point, sur lequel je prens à cœur de vous écrire avec une entière confiance (et cela, non parce que M. Nuewens m'en a dit un mot dans sa lettre, mais parce que je regarde la chose comme si importante pour votre maison, Monsieur, pour l'Église, pour l'État), c'est la belle chose qu'il y auroit à faire, à l'occasion de la suppression des Bollandistes. Quel mérite pour vous, aux yeux du Souverain Pontife et de foute l'Église, aux yeux des Pays-Bas et de toute l'Europe, quel avantage pour les bonnes études, que vous fixeriez à jamais dans votre maison, en acquerrant ce trésor, et toutes leurs collections, chez vous? Outre que vous cueilleriez les fruits les plus désirables de votre argent, par l'honneur et les avantages qui en résulteroient pour la religion et pour Vous, j'ose dire qu'un peu plus tard vous auriez, d'une autre manière encore, l'intérêt de votre argent. Vous avez d'ailleurs, dès-à-présent, de si excellens coopérateurs dans votre maison, MM. Heylen, La Mal, etc., etc. : et si vous aviez quelque appréhension. Monsieur, de faire cette entreprise seul ; ne pourroit-on pas le faire en société avec votre bon voisin, M. l'abbé d'Everbode? Quoique, à parler fran-

(1) Documents, n" 16.

(2) Documents, n" 17. L'on ava't d'abord songé à n'emprunter que 40,000 florins. Voir documents, n" 5.

(3) Documents, n" 18.

LA REPRISE DE l'œUVRE DES BOLLANDISTES EN 1789. 489

chement, si l'affaire me regardoit, je ne balancerois pas un instant de m'en charger seul.

Original. Écrit par un secrétaire, avec la signature et quelques ajoutes de la main de l'évêque.

Lettre de Corneille-François de Nélis à Godefroid Hermans, sur le même sujet.

Hoevan, 13 décembre 1788.

L'évêque confirme l'abbé dans ses dispositions concernant l'achat et la continuation des Acta Sanctorum. Les collaborateurs ne manqueront pas, soit à Tongerloo, soit ailleurs. Si l'achat impose des sacrifices d'argent, ce sera aussi un grand honneur pour l'abbaye. Pourrait-elle faire un meilleur usage des ressources dont elle dispose? Il sera bon de placer Heylen à la tête des négociateurs de l'affaire.

Original, autographe.

Lettre de Corneille de Bie, bollandiste, à l'abbé de Tongerloo.

Bruxelles, 2 mars 1789.

C. de Bie avait cru d'abord que la continuation de l'œuvre bollandienne aurait exempté les jeunes religieux de Tongerloo de se rendre au séminaire général de Louvain. Maintenant que le gouvernement se montre si intransigeant à ce sujet, il serait même préférable de n"en point parler à l'auditeur Charlier, qui se rendra le lendemain à Tongerloo. L'on paraîtrait vouloir forcer le gouvernement à accorder cette exemption comme prix de l'acceptatiorr de l'œuvre par l'abbaye, ce qui ferait mauvais effet; rompre les négociations à cause de l'intransigeance du gouvernement serait aussi désastreux, car on y verrait une vengeance. Quoi qu'il en soit, l'abbaye ne court aucun risque en se chargeant de l'œuvre^ au contraire.

Original.

Projet de cession de l'œuvre des bollandistes à l'abbaye de Tongerloo.

Sans date.

Conditions sous lesquelles les deux étàblissemens des bollandistes avec la typographie et ce qui en dépend, pourroit être cédé (sicj à l'abbaïe de Tongerloo^

1. Que l'abbaïe prendra à elle toutes hs charges que Sa Majesté a supportées jusqu'ici du chef des deux établissemens et acquittera présentement la valeur de tous les effets et matériaux, qui concernent ces deux établissemens d'après l'inventaire et l'estimation qui en seront faits par les experts.

2. Qu'avec l'imprimerie la susdite abbaïe devra se charger du correcteur et compositeur Vanderbeken, très propre à composer tant en grec qu'en flamand et françois, lequel a été employé depuis nombre d'années en cette qualité, à l'impression des ouvrages boliandiens.

3. Qu'il sera dressé un inventaire de tous les livres et manuscrits dont l'abbaïe s'engage à ne pas se défaire; mais à conserver cette bibliothèque en son entier, avec obligation de subministrer au gouvernement les livres ou manuscrits dont il pourroit avoir besoin, à charge de les restituer après en avoir fait usage.

4. Que l'abbaïe ne pourra faire usage des ustensiles de l'imprimerie qu'on lui cédera sous estimation, que pour l'impression de cet ouvrage, sur quoi elle devra prêter serment, et qu'elle ne pourra rien imprimer sans se conformer, comme tout autre imprimeur admis en Brabant, à ce qui est statué par les loix sur la librairie, l'imprimerie et la censure.

5. Que la dite abbaïe devra se charger de l'historiographie ou l'acquérir, étant comme accessoire à l'établissement des bollandistes.

6. Finalement, qu'elle devra payer tous les fraix quelconques d'actes accessoires pour la conclusion de cet arrangement.

Copie.

Lettre de Corneille De Bie, bollandiste, à Adrien Heylen,

archiviste de Tongerloo,

sur les conditions de la cession de l'œuvre bollandienne.

Bruxelles, 15 mars 1789.

De Bie commence par faire remarquer qu'il ne faut pas trop se presser de conclure l'accord; pour les négociations, l'on peut se fier au notaire Cattoir. Il fait ensuite quelques remarques sur les conditions.

Quant au l'^' article ('), parmi les frais incombant à l'abbaye, il faut compter les pensions viagères à payer aux bollandistes : 350 florins à De Buë, 350 à De Bie, 380 à Fonson, environ 470 à Ghesquière, et 300 à De Smet. Même si ces pensions doivent s'ajouter aux autres dépenses, la somme à payer ne sera pas bien lourde. Car, dans les dix dernières années, la vente a procuré 2600 florins de bénéfices annuels. De ce bénéfice, on pourra employer 1600 florins pour le remboursement des 40.000 florins que l'on se propose d'emprunter. Les 10.000 florins qui restent payeront les pensions, en y ajoutant seulement 850 florins; et comme la plupart des bollandistes sont avancés en âge, les rentes

(1) Voir n" précédent.

LA REPRISE DE l'œUVRE DES BOLLANDISTES EN 1789. 491

ne devront pas être payées pendant de longues années. L'emprunt de 40.000 florins sera remboursé au bout d'une trentaine d'années, par la vente des livres.

Aucune remarque sur l'article 2.

L'inventaire, prescrit par l'article 3, pourra se faire au moyen des catalogues existants. Quant à l'obligation de donner les livres que demandera le gouvernement, il faudra ne s'y engager qu'à condition que les volumes rentreront dans un délai à fixer et que les frais seront à la charge de ceux qui les demandent.

L'article 4 ne peut être accepté que pour autant que l'approbation du gouvernement, qu'on y exige, soit la même que celle qui était requise des bollandistes.

Quant à l'article 5, il regarde Ghesquière, qui y fera lui-même ses observations.

L'article 6 n'est l'objet d'aucune remarque.

Original.

Lettre de Corneille De Bie à Adrien Heylen, sur le même sujet.

Bruxelles, 22 mars 1789.

De Bie a bien reçu la lettre de Heylen, en date du 19 mars. Le notaire Cattoir fait savoir que tout s'arrangera au retour de Charlier. On ne conv^oquera Heylen que lorsqu'il faudra signer l'acte. Ne pas appuyer trop sur le prix ; le président de la Chambre des comptes pourrait faire nommer un autre commissaire, ce qui retarderait la conclusion. D'après les indications de Heylen, De Bie a fait quelques changements aux remarques sur les articles. Il est malade et ne peut les lui communiquer.

En Post-scriptum, il annonce que Charlier ne sera de retour que dans une quinzaine de jours.

Original.

Remarques sur les conditions de reprise, particulièrement au sujet du Muséum historiographicum.

Sans date.

1. La bibliothèque des bollandistes, avec l'imprimerie, ne vaut

que 10.000 florins; et encore, en vente publique, n'atteindrait-elle peut-être pas plus de 8090 florins.

2. La bibliothèque du Muséum historiographicum ne vaut guère plus de 1500 florins, tout au plus 2000.

3. Le magasin du Muséum historiographicum, propriété de Ghesquière, vaut 12.900 florins, mais par bienveillance pour l'abbaye et par amitié pour l'archiviste Heylen, il les céderait pour le tiers de cette somme, soit 4000 florins.

4. Ghesquière n'intervient pas dans l'évaluation du magasin des. bollandistes.

5. Si l'abbaye n'accepte pas les conditions de la reprise du Muséum historiographicum, Ghesquière et De Smet continueront,. comme par le passé, à travailler à Bruxelles, aux Acta Sanctorum Belgii; dans ce cas, les livres dont ils auront besoin pour cela, et qui forment la douzième partie de la bibliothèque des bollandistes,. devront être mis à leur disposition.

6. Si l'abbaye accepte les conditions, pour les deux œuvres, Ghesquière et De Smet continueront leur travail à l'abbaye de Tongerloo, qui leur fournira logement, feu et lumière, nourriture et cent florins annuellement, en outre des 800 florins qu'ils reçoivent du gouvernement. N'ayant aucune part au profit, du débit de leurs travaux, ils n'auront pas non plus à partager les frais.

7. De Bie et De Buë, malgré leur âge (respectivement 62 et 60 ans), feront leur possible pour collaborer aux travaux.

Observations, de la part de l'abbaye [par A. Heylen], sur les conditions de la reprise.

Sans date.

Au sujet de l'article 1^' (') : 1" L'on souhaite que les charges: soient exprimées en détail et soient comprises dans la somme que le gouvernement demande pour la cession de l'œuvre à l'abbaye. — 2" L'on préfère convenir de la valeur in globo des bibliothèques et magasins et de l'imprimerie. — 3" L'on espère que le gouvernement accordera l'octroi nécessaire pour que Ton puisse lever la somme à affecter à cette destination.

(1) Voir Documents, n" 4.

LA REPRISE DE L'œUVRE DES EOLLANDISTES EN 1789. 493

L'article 2 paraît juste et admissible.

Quant à l'article 3 : 1" Le catalogue actuel devrait suffire. — 2" L'abbaye ne s'engagerait qu'à conserver les manuscrits intéressants et les livres rares. — 3" Les livres et documents prêtés au gouvernement devraient être rendus dans un délai fixé, sans frais pour l'abbaye.

L'article 4 est acceptable, à condition d'être interprété comme il le fut toujours par l'abbé de Caudenberg et les anciens bollandistes.

L'article 5 est accepté.

L'article 6 est trop vague; l'on désire une interprétation de ce que seront les «actes accessoires» dont il est question.

En attendant que soit terminée, à Tongerloo, la construction du nouveau bâtiment, que les livres restent à Bruxelles où plusieurs prémontrés pourront s'installer.

Copie.

Lettre de Corneille de Bie à Adrien Heylen sur les conditions de la reprise et la valeur des bibliothèques.

Bruxelles, 25 mars 1789.

1. Les observations faites par Heylen, sur la première condition, ont paru justes à Cattoir et à Ghesquière.

2. Ne pas demander l'autorisation pour l'emprunt, avant d'avoir bien fixé le prix d'achat.

3. Ne pas confondre les deux bibliothèques. Qu'il y ait des livres peu importants, cela est vrai pour la bibliothèque des Analectes. Mais l'index de la bibliothèque bollandienne ne contient que des livres importants ou utiles.

4. Il est vrai qu'il y a là des vies de saints déjà éditées. Mais il est bon de les conserver : a) pour pouvoir prouver, au besoin, le sérieux du travail des bollandistes; bj parce que, dans ces vies, on parle aussi d'autres saints dont les vies ne sont pas encore éditées dans la collection; c) parce que, parfois, la traduction latine n'est pas parfaite et il faut recourir au texte original; d) parce que la vente de ces écrits serait contre le gré du gouvernement, nécessiterait la confection d'un nouvel inventaire, et ne rapporterait que 200 florins.

L'abbaye ferait donc bien en s'engageant à acheter tous les livres que contient le catalogue.

Original.

Observations sur la vente de la bibliothèque des bollandistes.

Sans date.

1. Lorsqu'on décida la suppression de l'œuvre bollandienne, les volumes en magasin avaient beaucoup perdu de leur valeur, c'est pourquoi on peut les évaluer à 18,000 florins. Mais l'œuvre devant être continuée, ce chiffre doit être augmenté. C'est au notaire Cattoir à fixer le prix.

2. En attendant que l'abbaye ait construit le nouveau bâtiment ad hoc, lequel ne pourra être terminé avant novembre, le mieux sera qu'on laisse les livres dans la bibliothèque des bollandistes, où trois ou quatre prémontrés pourront s'installer pour s'initier au travail.

Écrit de la main de De Bie.

Lettre de Corneille de Bie à Adrien Heylen, sur les négociations en vue de la vente.

Bruxelles, V' avril 1789.

Charlier reviendra dans quelques jours et Cattoir lui communiquera les remarques de Heylen, au sujet des propositions faites par le gouvernement. De Bie espère que l'affaire sera bientôt menée à bonne fin, pour que l'on puisse, sans retard, commencer la construction de la bibliothèque et que les travaux n'en souffrent pas, etc.

Du tome V d'octobre des Acta sanctorum, il ne reste que neuf exemplaires complets, mais il y en a plus de quatre-vingt auxquels il ne manque que quelques pages, qu'on pourrait réimprimer sans grands frais.

Orifiinal.

Déclaration du magasinier des bollandistes, sur le nombre d'exemplaires qui restent du tome V d'octobre.

Bruxelles, 26 mars 17t>9.

Le scussigné, Magazinier du Magazin des Bollandistes déclare qu'il y a encore au dit magazin neuf exemplaires complets du cinquième volume d'octobre des

LA REPRISE DE l'œUVRE DES BOLLANDISTES EN 1789. 495

Acta Sandorum Bo'.landi, et qu'en outre il y a encore au même magazin environ quatre-vingt exemplaires du même volume, à chacun desquels il ne manque qu'un S2ul duerne. Bruxelles, le 26 de mars 1789.

P. J. Snvers.

Original.

Lettre de Corneille De Bie à Adrien Heylen sur la conclusion du contrat.

Bruxelles, 3 mai 1789.

Cattoir et Charlier désirant fixer un jour pour causer, De Bie, craignant que l'affaire ne traîne, leur a fait convenir d'une entrevue pourlelOmai. Charlier a reçu, du gouvernement, tout pouvoir pour négocier, et, si les conditions sont agréées de part et d'autre, on en finira. L'abbé de Tongerloo devra donner à Heylen tout pouvoir; s'il y a empêchement pour lui, qu'un autre soit envoyé. De Bie n'a pu savoir définitivement à quelle somme on céderait le tout.

Original.

Consentement du chapitre d2 Tongerloo à l'achat de Vœuvre des bollandistes, et délégation, par l'abbé, des religieux qui feront l'achat : A. Heylen et E. Duchamps, avec autorisation au proviseur Simens, de prélever la somme nécessaire.

Tongerloo, 8 mai et 8 juillet 1789.

Op heden 8 maij 1700-negen-3n-tach2ntig.

Hebben wij ondergeschreve Prior en Religieusen van Tongerloo capitulariter vergaedert, op het relaes aen ons gedaen dat onsen eerwerdighsten Heer Prelaet zeer genegen was om het gestaekt ofte onderbroeken werck der zco genaemde bollandisten ofte Hijlighscrijvers, zoo als ook de Analec'.a belgica, alhier in d'Abdije te laeten continueren ende voltrecken, unanimiîer willende mede wercken voor zoo veel in ons is tôt zoo een hijlsaem en nuttig wrerck zoo voor Religie als wet^nscappen, de voorscreve intentie ende lever van onsen eerwerd'ghsten Heer Prelaet hebben gelaudeert en geapprobeert, zoo als wij mits dese lauderen en approberen ; zoo als wij ook, ten eynde voorscreve, committerert din selven eerwerdighsten Heer Prelaet, ofte die, geene dewelcke zijne eerwerdighste daer toe in sijn plaets zaude benoemen ende aenstellen, om met die,, dewelcke dit zaude aengaen, te contracteren ende transigeren ten eijnde van de volkome acquisitie van allen de botken, manuscripten, druckerije en al wat daeraen is ab en dependerende; ende zulckst tan prijse en andare conditien als. zijne eerwerdighste voorscreve ofte zijne gecomiteerde, ten m^eîte nut ende voordeele van onse gemeynte zal ofte zullen goetvinden te conveniaren.

Ende alzoo wij ondericht zijn van het gebreck van contante penningetj, dewelcke wij tôt betaelinge van zoo eene merkelijke somme, niet alleen aan de boeken ende andere gemelde materialen, het transport der zelve, als tôt het bauvven van de daar toe noodige plaetsen ; zoo is 't dat wij mits deze ook voikome consent zijn gevende, om naer het voorafgaende noodig octroij, tôt laste van d'Abdije te iichten zoo veele penningen tôt eene zoo veel doeneiijk modieken intrest, als zijne eerwerdighste ofte zijne gecommitteerde zuilen oordeeien daer toe te zuilen noodig zijn; haudende voor goet en van weerde al dat zijne eerwerdighste ofte zijne gecommitteerde zal ofte zuilen in deeze geheele zaeke verricht hebben.

Des t' oerkonde hebben wij deze gesaementlijck eijgenhandig onderteekent in ons Cappittel op dato als boven.

F. Ignatius Serneels, Prior.

F. Bonifacius Beerenbroek, Supprior.

F. G. Vos, camer(arius abbatis).

F. Paulinus Van de Mosselaer, bibliothecarius.

F. Wilhelinus Van Boven, cellarius conventûs.

F. Gabriel Van Steden, cantor.

F. F. Torfs, provisor.

F. Adrianus Heylen, archivista.

F. Carolus Schoonaerts, cellarius abbatiae.

F. Evermodus Du Champs, lector.

F. Ludolphus Lamal, lector.

F. Franciscus Kerckhofs.

F. Hilarius Batens, lector.

F. Jacobus Smarius.

F. Gilbertus Segers.

F. Josephus De Keirsmaeckers.

F. Pefrus Oniaerts.

F. Wilhelmus Goyarts.

F. Amandus Helsen.

F. Constantinus Bruynseels.

F. Cyprianus Van de Goor.

F. Franciscus Van Elswijck.

F. Mathias Stals.

F. Willibrordus Peeters.

F. Hieronymus Pessers.

Ita attester F. Siardus Van Dijck, circator et secret, capituli. Actum dii et anno ut supra.

Ik ondergeschr., soo in mijne qualitijt van prelaet, aïs uijt kraghte van de hier vorens gegeve Comniissie, substituere, committere, en gave voile maght aen mijne medebroeders de Eerw. Heeren Adrianus Heijlen en Evermodus du Champs, canoniken ende priesters onser abdije, om uijt ende in mijnen name ende die van ons couvent, t3 doen ende te verrichten, soo ende gelijck sij sullen goed vinden te behooren, aile het gène hier voren capitulariter is geresolveert en geschreven, verklarende aile het selve te sullen houwden voor vast, goed ende van weirde, al oft wij dat selven in persoon hadden verright, in teeken der waerhijd, hebben

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wij dese, op dato als voor, beneffens onsen gewoonelijken segel, eijgenhandigh onderteekent.

GODEFRIDUS,

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