TH. LEFORT
sovracciglia, non data dal Peyron, ne da alcun lessico si puô facilmente spiegare dal geroglifico ànhu e anh nel demotico. Questa radice ho trovato ancora in un altro nostro frammento di un' omelia pure di S. Giovanni sopra il patriarca Giuseppe, ove si legge questo passo : epe ne-^ofiioe OTOÊiiy ïi^otto enepcoxe. epeneqoTTO^'e Tpeiypooiy epeueqeuo nopuj eûoTV. MnecHT ïÏTeqTeoiie cto' nevTrôwti nupjnoîi sono i suoi denti blanchi più del latte, sono le sue guancie rosée, le ciglia gli guerniscono la fronte che è del colore del giglio (letteralmente : le sue ciglia stendosi giîi dalla sua fronte, che è del colore del giglio). Cette note était provoquée par un passage d'un fragment que le même auteur édite à la page 117 f. 2 col. 2. ^euen^ eiriiHM eTo'ncô». oMnoo' pen&ôiTV eiro' noiroeïti pô^.neciiT nneno, qu'il traduit p. 151 : sovracciglia mobili (') sono ornamento nel volto ; occhi lucenii sotto le sovracciglia...
Des idées fort semblables sont exprimées dans un passage des apocryphes édités par U. Bouriant (^) : achm. neqiip nuHT iyevneqMee2S-e' sah. epenequo nHoir ujes.neqMevôv2s.e = ses sourcils s'étendent jusqu'à ses oreilles (^).
Enfin Peyron donne : uoo (sub. v. noo (2)) M. ni Palpebrae. Prov. VI, 25 apud Lacroze. C'est cette dernière forme que Brugsch a rapprochée de l'égyptien inhw (^).
Il résulte donc de tous les passages cités que la racine se présente sous les formes suivantes :
Achm. np j
Sah. ûo et enp (^) ^ avec l'article pluriel = sourcils.
Boh. uop )
(1) F. Rossi a confondu khav avec uija; ce n'est donc pas mobiles qu'il faut traduire, mais noirs.
(2) Les papyrus d'Akhmim, dans Mém. de la Miss, fr., t. I, p. 269-270 : e est le texte achminique et/ le sahidique ; la traduction p. 272.
(3) Ibid., p. 270; 1. 46. L. Stern reprit l'examen des textes édités par Bouriant, Die koptische Apocalypse des Sophonias,, dans Zeitschr. fiir aegypt. Spr., 1886, p. 115 et sv. et né réussit guère mieux à déchiffrer le sens du passage (p. 125 et note 8). M. Steindorff, Apocalypse des Elias, t. II, p. 34, s. et t. IIÎ, p. 5, 30, Leipzig, 1899, a été un peu plus heureux, mais il traduit encore avec hésitation ne.qïïç^par seine Augenbrauen (?), tout en remarqant à la note 8 : Rç^(auch Sa. 5, 30), wohl das aegypt. inhw « Augenbrauen ».
(4) Hierogl. dent. Woertenbuch, s. v".
(5) La forme sahidique eiiç^ indique la bonne orthographe de l'autre forme :