‹ Mélanges d'histoire offerts à Charles MoellerChapitre 61 sur 149 · J. ARRAS · texte numérisé non relu

J. ARRAS

II est vrai que le Livre de Baudoyn, tel que nous le possédons, date du xv^' siècle ; on peut consulter à ce propos l'étude de M. A. Bayot, Un manuscrit du Livre de Baudoyn de Flandre ('); mais ce roman en prose, du xv-^ siècle, dérive en ligne directe d'un roman en vers du milieu du xiv^ siècle.

Cette hypothèse, formulée déjà et défendue par Gaston Paris (-') et Léon Gautier (■), fut prouvée par M. A. Bayot dans une étude plus récente : Fragments de manuscrits trouvés aux Archives générales du Royaume (^), dans laquelle il publia en même temps un fragment récemment retrouvé par lui — exactement 160 vers — du prototype versifié du Livre de Baudoyn.

Ce fut ce roman en vers qui servit de source à Jean d'Outre- Meuse, et constitua ainsi un nouveau chaînon dans l'évolution de la légende qui nous occupe.

Car ce ne fut pas encore là l'origine première de la légende, qui est née — nous aurons bientôt l'occasion de le prouver — deux siècles plus tôt.

Le Livre de Baudoyn est ce qu'on appelle un « livre d'histoire », c'est-à-dire un livre écrit en français et racontant des événements antérieurs, différent en cela des «chroniques», dans lesquelles l'auteur raconte aussi les événements de son temps. Or, ces « livres d'histoire » ne sont que des décoctions d'autres livres, écrits presque tous en latin.

Il est donc fort probable que l'auteur du Livre de Baudoyn ait puisé ses données, relatives à Philippe d'Alsace, dans un livre latin.

Quel fut ce livre? Nous ne saurions le déterminer.

Mais nous pouvons remonter plus haut encore. Le combat, dans lequel le comte prit son écu au payen Caquedent (ou plus vraisemblablement : Claquedent), fut livré à « Melain en Lombardie ».

Cette orthographe : «Melain» est à remarquer ; l'orthographe ordinaire du mot est : Mêlant, Niellant, Melanz, Milan, Meilant, Meullenc (•').

Melain, inconnu dans les livres français du moyen âge, se rencontre encore dans un roman anglais de la fin du xiv^ siècle, The Sege of Melayne (").

(1) Dans la Revue des bibliothèques et archives de Belgique, 1903, p. 361-370.

(2) Dans la Romania, 1878, t. VII. p. 460-462.

(3) LÉON Gautier, Épopées, 2" éd., 1892, t. II.

(4) A. Bayot, Fragments de mss. trouvés aux Archives générales du Royaume, dans la Revue des bibliothèques et archives de Belgique, 1906, p. 411-449.

(5) Ernest Langlois, Table des noms propres de toute nature compris dans les chansons de geste imprimées, p. 446. Paris, 1904.

(6) SiDNEY J. Herrtage, The english Charlemagne Romances, t. II. (Early english te.xts society.) Londres, 1880.

l'ARMOIRIE du « LION DE FLANDRE ». 455

Ce roman raconte l'expédition de Charlemagne en Italie pour porter secours au seigneur de Milan, Alantin, assiégé par le Soudan Arabas et son fils Garsie. La ressemblance de ce récit avec notre légende est frappante : Philippe d'Alsace a été substitué à Charlemagne, Claquedent à Arabas, et pour le reste les deux récits suivent la même trame.

Faisons remarquer ici que c'est là seulement le commencement du Sege of Melayne, l'unique fragment (1602 vers) qui nous en ait été conservé.

Ce poème anglais, à son tour, qui date de la fin du xiv^' siècle, n'est qu'un remaniement d'un poème français carolingien, comme le prouve Gaston Paris dans l'étude qu'il en a faite('); des données, prises dans le texte même, permettent de situer la version française originale vers la fin du xi^" siècle. De la sorte nous pouvons suivre pas à pas l'évolution générale de la légende du « Lion de Flandre ».

Le Siège de Milan français fut donc écrit vers la fin du xn^' siècle. Une copie en sera parvenue à l'historien latin, en quête d'une histoire pour expliquer l'origine du blason de ses comtes.

Et ici nous constatons un phénomène général dans le développement et la transformation des légendes médiévales. Charlemagne est remplacé par Philippe, Arabas par Claquedent, et la légende nouvelle existe, formée des dépouilles de l'ancienne légende carolingienne; elle poursuivra son chemin, et verra sa vitalité assurée par une série ininterrompue de poètes et de chroniqueurs.

La filiation de notre légende s'affirme donc comme suit :

Siège de Milan (fin xn^' s.)

... X livre latin

Le Livre de Baudoyn (c. 1350)

Jean d'Outre-Meuse (1336 I 1399)

Chronicon Comitum Flandriae (c. 1428)

J. Arras,

docteur en philosophie et lettres,

professeur à l'athénée de Gand.

(1) Dans la Romania, 1882, t. XI, p. 149-153.

Le voyage de saint Brendan

dans les légendiers français.

Essai de classement des manuscrits.

Parmi les légendes hagiographiques que l'Irlande a introduites dans la littérature médiévale, il n'en est pas de plus connue que celle de saint Brendan, qui, parti avec ses moines à la recherche du Paradis, erre sept ans sur mer, y est témoin de toutes sortes de prodiges, traverse les régions infernales et, finalement, est admis à voir le séjour des élus (')•

Ces aventures merveilleuses ont été narrées en toutes langues. L'ancienne poésie française, pour sa part, nous en a laissé plusieurs versions, du xn'^' et du xnr' siècle (-)• D'un autre côté, le texte latin de la légende, connu sous le nom de Vita ou Navigatio Brendani, a été l'objet de deux traductions en prose française. L'une, très littérale, provient du Hainaut et doit dater du troisième quart du xii^' siècle environ; on n'en possède qu'une seule transcription, qui figure dans le ms. B. N. fr. 1553, un copieux recueil d'œuvres variées, la plupart en vers ( ')• L'autre, au contraire, moins servile, se rencontre en d'assez nombreux volumes, qui sont tous, ou peu s'en faut, des légendiers (').

(1) On trouvera une bibliographie générale du sujet dans l'excellent ouvrage de Carl Wahlund, que nous aurons souvent l'occasion de citer au cours de cette étude : Die altfranzôsische Prosaiibersetzang von Brendans Meerfahrt nach der Pariser Hdschr. Nat.-Bibl. fr. 1553 von neuem h:rausgegeben, Upsala, 1901. Parmi les travaux postérieurs à ce livre, citons : Wahlund, Nachwort zur Brendanausgabe, dans le Zciischrift fiir romanische Philologie, 1903, t. XXVII, p. 510-512 (mise au point touchant l'utilisation des travaux relatifs aux origines de la légende) ; Alfred Schulze, Zur Brendanlegende, ibid., 1906, t. XXX, p. 257-279 (sur les sources de la Navigatio Brendani).

(2) Cfr Paul Meyer, Légendes hagiographiques en français, dans VHistoire littéraire, 1906, t. XXXIII, p. 341-342.

(3) Voir l'édition de Wahlund, o. c. ; Paul Me/er, Uist. lift., t. XXXIII, p. 387 ; Annuaire de l'université catholique de Louvain, 1913, p. 259-261.

(4) A la suite de la version tirée du ms. B. N. fr. 1553, Wahlund, o. c, p. 102- 201, a publié celle-ci, d'après l'exemplaire de la Mazarine, mettant en face le texte du ms. latin B. N. 15076.

Les légendiers, ainsi que les appelle Paul Meyer ('), sont de vastes recueils de légendes françaises, ordinairement en prose. A côté des vies de saints, qui en forment la grosse partie, on y rencontre des traductions de textes latins tels que le De inventione sanctae crucis, le De aniecristo, etc. Presque tous ont un fonds commun de récits ayant trait à Notre-Seigneur, aux apôtres et aux saints les plus populaires. A ce fonds, s'ajoutent d'autres légendes, qui varient suivant chaque volume. Le nombre de ces sortes de manuscrits est considérable ; on en connaît près de quatrevingts. Les plus anciens remontent au milieu du xni'-' siècle.

Le Voyage de saint Brendan ne fait point partie du fonds commun des légendiers. Il rentre dans cette catégorie de morceaux dont le choix était laissé aux compilateurs. Nous passerons en revue les codices où il a trouvé place.

A. — B. N. fr. 183, f. 122-129. Grand volume à trois colonnes par page, transcrit dans le Nord de la France vers le milieu ou dans la seconde partie du xiv-' siècle (-). La langue ne présente pas de traits dialectaux notoires.

B. — B. N. fr. 185, f. 128-134. Même origine et caractère que le précédent ( ■)• Toutefois, le texte du Brendan, ainsi d'ailleurs que celui de quelques autres légendes ('), est tronqué de la fin : le récit finit en face de l'île des forgerons (chap. 21) et ne comporte plus, dès lors, qu'une hâtive conclusion de quelques lignes.

C. — B. N. fr. 413, f. 189-198. Fin du xiv^ siècle. Ce volume n'est guère que la reproduction d'un recueil antérieur, notre ms. /.

D. — B. N. fr. 423, f. 56-61. Commencement du xiv*^ siècle. Les formes linguistiques du centre y apparaissent normalement; mais les graphies divergentes font penser à un copiste de la région lyonnaise (^')-

E. — B. N. fr. 6447, f. 204-211. Le volume a dû être exécuté vers 1275. Le scribe était sans doute de la Flandre (").

(1) Après avoir consacré de nombreuses notices aux principaux représentants de cette littérature, Paul Meyer en a fait une étude d'ensemble dans VHist. litt., f- XXXIII, 1906, p. 393-458.

(2) P. Meyer, Notiez sur trois légendiers français attribués à Jean Belet, dans les Notices et extraits, t. XXXVI, p. 477.

(3) P. Meyer, ibid.

(4) Cfr Paulin Paris, Les manuscrits français de la Bibl. du Roi, t. li, p. 93. Paris, 1838.

(5) P. Meyer, Hist. litt., t. XXXIII, p. 445.

(6) P. Meyer, Notice du ms. Bibl. nat. fr. 6447 (Traduction de divers livres de la Bible. — Légendes des saints), dans les Not. et extr., t. XXXV, p. 435.

F. — B. N. fr. 13496, f. 248-259. Fin du xiii^' siècle ou commencement du xiv^. Transcription faite en Bourgogne, ainsi que l'attestent les formes du langage ('). Wahlund a imprimé, p. 214- 222, le passage du Brendan correspondant aux pp. 115.5-123.23 de son édition.

G. — B. N. fr. 17229, f. 182-194. Seconde moitié du xui'^ siècle. Exécuté en Artois, peut-être à Arras même (-) ; les graphies dialectales sont cependant rares.

H. — B. N. fr. 20330, f. 401-413. Du xiv^ siècle. Ce n'est pas un légepdier proprement dit ; le corps du volume est formé par une traduction de la Légende dorée de Jacques de Varazze, qui figure également dans notre ms. 5(0- La langue est du type francien; certaines formes dissidentes semblent attribuables au Nord-Est (0-

J. — B. N. fr. 23117, f. 255-264. Plusieurs mains ont travaillé à la confection de ce volume, vers la fin du xni^' et au début du xive siècle (l'e = ff. 1-35 et 42-228; 2^ = ff. 36-41 et 239M87; 3*^ = ff. 229-239'). Le texte du Brendan apparaît ici modifié, par l'élimination fréquente de menus détails, parfois aussi par la refonte d'une expression, ou même d'une phrase entière (■'). Pareille retouche doit être le fait du second copiste qui a collaboré à l'exécution du codice ; elle reparaît dans les autres morceaux transcrits par lui, tandis que ses confrères se bornent à copier les légendes sous leur forme habituelle. La différence de traitement est rendue particulièrement sensible, si l'on examine, sous ce rapport, une vie comme celle de saint Jean-Baptiste, qui a passé simultanément par la plume du premier (f. 129) et du second scribe (f. 36).

Le ms. C dérive, à coup sûr, de/, qu'il suit pour ainsi dire pas à pas et dont il reproduit les diverses particularités : textes en parties remaniés, une table des matières placée après les six premiers morceaux, voire même la décoration et le type des minia-

(1) P. Meyer, La légende de Girart de Roiissillon, dans la Romania, 1878, t. VII, p. 163.

' (2) P. Meyer, Not. et extr., t. XXXV, p. 468 ; Hist. liti.. t. XXXHI, p. 416.

(3) Voir P. Meyer, dans la Romania, t. XXIX, p. 473, et XXXIIl, p. 4; Hist. litt., t. XXXIIl, p. 425.

(4) Le suffixe -aticnm est -aige, par ex. 115.19 messaige, 119.20 rivaige; — la 3*^ pers. plur. des impart, du subj. en -assent est -ais'-.i'nt : 115.14 ostaissent ;

— la diphtongue française Ou a pour équivalents an : 117.9 vanstrent, 103.12pû« ;

— illos donne ans, 115.16, 159.4, etc. ; — la graphie ordinaire du mot mangier est maingier, où ain doit correspondre à un cas d'empittenient de e nasal sur a nasal, propre à la région du Nord : 103.9, 117.6, etc.

(5) L'édition Wahlunu signale ces retranchements et la plupart de ces variantes.

tures. Tout au plus, se permet-il d'éviter les doubles emplois, lorsqu'une même légende figure à deux reprises dans son modèle, puis de substituer une vie en prose de saint Quentin à l'unique légende versifiée de J, et enfin d'adjoindre au recueil quelques pièces extraites de la Légende dorée (^).

K. — Paris, Bibl. Mazarine, 1716, f. 38-50. Premières années du xiv^' siècle. Manuscrit suivi par Wahlund dans son édition i-). Le Brendan y est incomplet au début, la grande initiale ayant été enlevée. A la fin, il y manque aussi un feuillet.

L. — Besançon, Archives du Doubs, n" 6. Deux feuillets séparés, d'une écriture du xiv^^ siècle. Le premier fragment correspond aux pp. 115.5-123.23 de l'édition Walhund ; le second, aux pp. 167.23- 179.13. Il y en a une reproduction photographique dans Wahlund, p. 205-211, avec la transcription du premier feuillet, p. 215-223. Les quelques formes extra-franciennes du langage qui se lisent dans ce manuscrit, font penser à la partie Est du domaine français (^).

M. — Cheltenham, Bibl. Phillipps, 3660. Milieu du xiv^ siècle. Recueil de 86 légendes, dont le Brendan occupe le n° 68. Le copiste s'est nommé à la fin : Galterus de Virdiino ; il s'agit sans doute là de Verdun-sur-Meuse (^).

N. — Brit. Mus., Addit. 6524, f. 129. De la seconde moitié du xiii^ siècle. Le style de l'écriture est anglais; il y a aussi, de ci de là dans les textes, des formes du français d'Angleterre (^).

O. — Brit. Mus., Addit. 17275, f. 262-269. De facture analogue à celle de AB et de même époque (").

P. — Bibl. roy. de Belgique, 9225, f. 124-132. Manuscrit de même type que ABO et leur contemporain (■).

(1) Cfr P. Meyer, Hist. litt., t. XXXIH, p. 424.

(2) Wahlund, o. c, p. 103-201.

(3) Le son provenant de o tonique libre est toujours représenté par o ou bien par ou, à l'exception de 215.10 seule; — on rencontre a simple correspondant à un ai du français : 219.9 j'a, 223.12 envolera ; — les S''* pers. plur. de l'imparf. du subj. en -assent sont -aissent : 215.7 reposaisent, 215.14 osiaissent.

(4) P. Meyer, Notice sur quelques manuscrits français de la Bibl. Phillipps à Cheltenham, dans les Not. et extr., t. XXXIV, p. 183.

(5) P. Meyer, Not. et extr., t. XXXV, p. 468. Le début et les dernières lignes du Brendan sont imprimés dans Ward, Catalogue of romances, t. II, p. 549.

(6) P. Meyer, Not. et extr.. t. XXXVI, p. 409 ss. ; Ward, Catalogue of romances, t. II, p. 550, reproduit l'incipit et ia fin du Brendan.

(7) P. Meyer, Notice du ms. 9225 de la Bibl. roy. de Belgique (Légendier français), dans la Romania, 1905, t. XXXIV, p. 24-43 ; Van den Gheyn, Catalogue des manuscrits de la Bibl. roy. de Belgique, t. V, p. 336.

Q. — Bibl. roy. de Belgique, 10326, f. 189-205. Des environs de 1250 (').

R. —Saint-Pétersbourg, Bibl. împ., franc. 35, f. 187-194. Écriture très soignée de la seconde moitié du xin"^ siècle (-').

S. — Puy-en-Velay, Séminaire. Commencement du xiv^" siècle. Volume de contenu similaire à celui de H. On n'a pas d'autres renseignements à son sujet.

T. — B. N. nouv. acq. fr. 10128, f. 186. Un peu postérieur au milieu du xni'-' siècle. Ce volume offre le même texte que Q; la ressemblance des deux exemplaires apparaît jusque dans le détail de l'exécution matérielle (-).

U. — Chantilly, Musée Condé, 456. Daté de 1312 {').

En tant qu'ils constituent des compilations formées d'éléments empruntés à des sources variables, les légendiers sont susceptibles d'une classification. « Beaucoup de nos anciennes collections de légendes françaises, dit Paul Meyer dans Y Histoire littéraire (t. XXXIIi, p. 395), ont été compilées d'après deux ou trois légendiers antérieurs, et, comme nous ne sommes pas sûrs de posséder tous les légendiers primitifs, comme, d'autre part, plusieurs états intermédiaires nous manquent, il est difficile d'établir un classement rigoureux de toutes ces collections de légendes françaises. Nous essayerons cependant de répartir nos légendiers, selon leurs affinités, entre un certain nombre de groupes que nous rangerons dans un ordre à peu près chronologique. Ce classement provisoire pourra être ultérieurement perfectionné et complété par des études de détail ».

Notre but, dans les pages que voici, serait de nous essayer à une de ces études de détail dont parle le savant français. Nous fondant exclusivement sur la critique du texte du Brendan, nous voudrions déterminer les rapports qui unissent les diverses copies de cette légende. Malheureusement, nous n'avons pu examiner à loisir qu'une partie d'entre elles, savoir ABCDEFGHJKL et PQ. Mais le nombre de celles-ci est suffisant pour permettre de tracer les grandes lignes du classement. Parmi les autres, il s'en trouve, d'ailleurs, plus d'une à qui l'on peut, avec toute apparence de

(1) Van den Gheyn, o. c, t. V, p. 350.

(2) P. Meyer, Notice d'un Légendier français conservé à la Bibl. impériale de Saint-Pétersbourg, dans les Not. et extr., t. XXXVl, p. 677.

(3) P. Meyer, Hist. litt., t. XXXIII, p. 400.

(4) P. Meyer, Hist. litt., t. XXXIIi, p. 421.

raison, assigner une place à côté des e:xemplaires mieux connus. Le parallélisme des résultats auxquels nous arrivons de la sorte, avec le classement adopté par Paul Meyer, est de nature à nous rassurer sur le bien-fondé de la méthode suivie. Aussi, avant d'entamer notre démonstration, devons-nous mettre en regard le tableau des légendiers, selon qu'il résulte des recherches du savant romaniste, et notre schème de filiation, tel qu'il ressort de l'étude du Voyage de saint Brendan.

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