FIG. 1. — PLAN TERRIER
maire du xvii^ siècle. Bien au contraire, les comptes nous apprennent que les pierres blanches utilisées çà et là dans ces travaux ont du être achetés. Il est possible que les matériaux du chœur
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écroulé aient été utilisés aussitôt, par exemple à des travaux de fortification, mais il se peut aussi que l'achèvement du chœur de S*«^-Waudru n'était pas complet et qu'il était resté dans un état semblable à celui de Saint-Amand à Gheel, c'est-à-dire dépourvu de déambulatoire et de chapelles absidales. Le chœur de Saint-Bavon à Gand est peut-être resté dans un état semblable durant plus d'un siècle après sa construction. Si le chœur de S*'^ Waudru était resté inachevé, on pourrait s'expliquer d'autant mieux l'écroulement de l'abside moins bien contrebutée.
INTÉRIEUR. La nef de l'église (voir pi. I) est couverte de voûtes d'ogives avec clefs peu ornées. Les nervures se profilent en boudin orné d'un filet et descendent en faisceau le long des murs goutterots. La descente des formerets s'arrête sur le bandeau qui règne au bas de l'étage du triforium. Les autres nervures passent à travers une sorte de chapiteau sans abaque, composé d'une touffe de feuillages, très découpés et aux contours aigus, et d'une bague moulurée. Leur faisceau est coupé par le larmier de l'étage du triforium et s'arrête, par l'intermédiaire de bases et de socles, sur le tailloir octogonal des colonnes de la nef.
Celles-ci ont des chapiteaux ornés d'une sculpture excellente : groupes de trois feuilles de vigne disposés sur une rangée.
Les bases moulurées des colonnes portent sur des socles dont la hauteur anormale n'est pas coupée par la moulure de la plinthe. Deux demies colonnes sont engagées au droit des retombées dans le mur de façade et deux autres dans les piles de la croisée.
Les fenêtres en tiers-point de la nef, ébrasées en large gorge, sont divisées en quatre formes. Le dessin de leur remplage flamboyant varie d'une travée à l'autre. Un cordon marque le seuil des fenêtres, mais l'embrasure de celles-ci se prolonge au delà et embrasse le nu de mur jusqu'au larmier qui règne au-dessus des grandes arcades. Pour le reste, l'étage du triforium est dépourvu d'ornements, mais une porte à linteau droit est percée à son niveau vers le milieu de la seconde, de la quatrième et de la sixième travée.
Le remplage flamboyant de la fenêtre à cinq formes de la façade occidentale, aveuglée par une maçonnerie de briques, a été conservé.
Les bas-côtés communiquent avec la nef par des arcades en tiers-point moulurées. Les ogives à section prismatique de leurs voûtes sont d'une section plus faible que les arcs doubleaux. Les colonnettes engagées qui les reçoivent d'un côté sont moins fortes que les colonnes de la nef et la sculpture de leurs chapiteaux n'est
PL I. HEREXTHVLS. EGLISE STE WAUDRU Intérieur de la nef.
L ÉGLISE SAINTE-WAUDRU A HÉRENTHALS.
pas si parfaite. Du côté de la nef les nervures des voûtes s'engagent dans le massif des contreforts. En effet ceux-ci, par une disposition singulière et unique, traversent les voûtes et retombent, par un corbeau mouluré, sur le tailloir des colonnes {fig. 2).